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MJ 35 : le Marteau de Volundr

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Emma Hawke
Sous Lieutenant
Pilote F302
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Dim 13 Juin - 17:49

Emma Hawke
Notre boss tenta d’engager la discussion avec nos hôtes. Cela était un exercice compliqué auquel je préférais ne pas me risquer. Paraître neutre et inoffensif au possible était pour moi la meilleure solution pour éviter une quelconque bourde qui pourrait nous coûter cher. Karola nous présenta aux autochtones tour à tour. Quand elle prononça mon nom, je fis un simple sourire discret sans bouger. Je ne savais pas si un signe de la main du type “coucou” voulait dire la même chose ici. Comme on le dit souvent : quand tu sais pas… tu fais, ou alors touche pas à ça p'tit con. Là c’était plus : laisse faire les pros. Plus ça allait, plus je me disais que je n’avais pas ma place dans une équipe d’exploration. Toutes ces années passées à voler faisaient de moi une professionnelle dans ce domaine et une parfaite ignorante voire incompétente sur le terrain. Devenir un boulet malgré-moi était ma hantise.
Mes équipiers me paraissaient tellement à l’aise, à savoir ce qu’ils devaient faire et comment. Je restais silencieuse mais je les observais beaucoup pour apprendre d’eux. Shaun était en quelque sorte notre protecteur, toujours sur le qui-vive. Riyel, était notre scientifique, l’homme qu’il fallait écouter pour comprendre le fonctionnement de certains bidules.
Bref, les choses évoluaient doucement et je suivais le mouvement un peu comme dans un film. La tentative d’échange que Karola avait fait avec les deux gardes avait un certain effet. Quand elle eut prononcé le nom de la cité d’Atlantis, il y eut une réaction parmi nos interlocuteurs. Les gens s’étaient mis à parler mais de quoi, je n’en savais rien. Quand les deux gardes discutèrent ensemble et jouèrent de la trompette pour attraper le poignet de Riyel je crus que les carottes étaient cuites. Par chance, je me fiais à mes compagnons pour calquer mes réactions sur eux et je n’avais pas bougé. Il s’agissait juste d’une invitation à les suivre. Il fallait qu’on les suive et du coup, on s’enfonçait un peu plus dans la cité. Tout au long de notre marche je pouvais observer comment elle était construite: beaucoup de réutilisation, peu ou pas de technologie. J’avais l’impression de voir des naufragés de longue date qui s’étaient habitués à leur nouvel environnement.
En cours de route Karola nous donna ces recommandations. Nous devions rester prudents et user de nos armes qu’en dernier recours. « Reçu Major » dis-je simplement pour lui signifier que j’avais compris la demande. Je n’avais rien de plus à ajouter.
Quand elle nous demande si elle était si mauvaise diplomate que ça, je souris. «Non je ne pense pas. Nous sommes toujours en vie, personne ne nous tire dessus. Enfin, vu mon expérience du terrain, mon avis n’a pas vraiment de poids. J’ai juste l’impression qu’ils sont aussi curieux et inquiets que nous tout en ayant l’avantage du nombre. »
A la fin de notre chemin, on pu voir une gigantesque porte en fer noir avec du verre rouge. C’était magnifique et cela devait sans doute cacher quelque chose de précieux. En entrant j’aperçu une vieille femme qui lisait un parchemin. Elle était peut-être une érudite, ou un sage ou la chef de cette tribu? Nous le saurions bientôt.
Je la regardais avec curiosité mais surtout respect. Elle s’était levée et je m’inclinais à son intention en signe de respect. Elle fit un gest à une jeune femme habillée en rouge qui s’en alla et revint avec des rafraichissements. Puis la vieille femme s’adressa à nous dans une langue que nous comprenions. C’était à la fois étrange et une chance. Nous allions pouvoir avancer. Quand la servante me proposa le rafraîchissement, j’acceptais le verre et lui sourit. « Merci » .
Après avoir jeté un coup d'œil à Karola qui s’étais assise, je fis de même prenant soin de respecter la hiérarchie. Le boss en premier. C’était le moment de montrer que nous étions polis et civilisés non? Karola essayais de discuter avec la vielle femme mais semblait avoir quelques problèmes de comprhéension. Apparemment il lui restait quelques bribes de notre langage et essayait de combler les manques avec ce qu’elle pouvait. Nous allions devoir reconstituer le puzzle. Elle voulait savoir quel feu ardent demeurait dans le manteau céleste de notre berceau… Karola l’informa qu’elle ne comprenait pas et la vieille femme reformulait avec une autre version de sa question.
Elle reparla du feu qui éclaire les ténèbres et réchauffe notre terre natale… Cela pouvait-il être de l'énergie ou autre chose… Je décidais de tenter ma chance. « Excusez-moi madame, vous parlez de l’énergie, ou vous désirez savoir qui dirige cette galaxie? »

L’érudite soupira. C’était un son bien plus las qu’elle n’était agacée. L’incompréhension, elle le savait, était dû à l’imprécision de son vocabulaire, son ignorance des mots. Elle n’était toutefois pas en manque de ressources, ni d’images pour faire passer l’idée.

« Nous sommes sur le berceau d’un peuple retourné à la cendre. Un feu ardent lui apporte chaleur, énergie. Nous le nommons Tahm tahgahm, le feu du Savoir même si d’autres civilisations lui donnent d’autres noms.. »

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Shaun Kelly
Lieutenant
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Ven 9 Juil - 16:17

Shaun Kelly

MJ 35 : Le Marteau de Volundr



Il y eut un tic nerveux, des muscles de la main du Lieutenant qui se contractèrent sensiblement, trop sans doute pour être aperçu si on n’y prêtait guère d’attention, lorsque l’un des gardes décida sans préavis de s'emparer du poignet du civil Atlante pour l’entrainer à sa suite. Son fusil rangé à son épaule ne le privait pas pour autant de l’accès à son arme de poing glissée dans un holster très facile d’accès. Dans cette configuration environnementale et au regard de la proximité de la population locale, son arme d’assaut était de toute manière estimée inefficace, là où celle plus petite déployait tout son potentiel. Mais il ne fit pas l’affront de sur-réagir à cet acte, s’étant seulement tenu prêt à ceci sans le mettre en œuvre. Ça n'avait manqué que d’une preuve d’hostilité.

Il se contenta d’hocher la tête, signe discret mais bien visuel à la consigne passée par le Major alors qu’ils s’apprêtaient à suivre le garde. Il n’était pas du genre à faire preuve d’excès de zèle en ce qui concernait les armes. Pas du genre Texan dans l’âme à se livrer à des jeux de rodéo ou de cow-boy à la moindre suspicion, mais il n’en restait pas pour autant démunie de réactivité si cela s’avérait nécessaire. Une nécessité guidée par ses instincts et son expérience du terrain.

Tout comme leur marche première, le Lieutenant se plaça en arrière. Se savoir arrière garde lui permettait de ne pas avoir à s’occuper du chemin, se laissant guider par les pas de son prédécesseur, et laissant son attention fine et rivée sur l’environnement, scruter ce dernier avec détail. Son regard aux nuances gris d’acier passait d’un homme à l’autre, d’une femme à l’autre, tout le long du chemin qui en avait croisé nombreux d’entre eux, mais aussi à l’horizon un peu plus éloigné, de cette architecture assez singulière.

S’il s’intéressait à ces jeux de passerelles et de rouages qui accueillaient leur traversée, ce n’était que par la curiosité néophyte de voir un tel usage à des systèmes plutôt archaïques. Un intérêt bien temporaire donc, de quelques oeillades dans les directions environnantes, avant d’en retourner à sa veille silencieuse, tant des flancs que leurs arrières jusqu’à ce que le groupe soit finalement guidé au devant d’une curieuse bâtisse circulaire, abritant ce qui pouvait sans doute s’apparenter à une bibliothèque, ou une salle des archives. A nouveau, il fut le dernier à pénétrer à l'intérieur, avisant l’extérieur d’un dernier coup d'œil avant de s’engager pleinement à la suite du cortège, se plaçant de manière à être sur le flanc immédiat du Major, bien que légèrement en retrait.

Il eut tôt fait d’aviser la doyenne qui se tenait au centre de la pièce qu’il salua avec déférence, principale protagoniste et quasi unique si ce n’était la présence de cette autre femme, bien plus jeune, qu’il avait repéré de son attention affûtée avant même qu’elle ne soit sollicité. Est-ce une sorte de sororité ? Une apprentie ou une esclave ? Il aurait été difficile d’en définir si aisément la nature, mais il continua de l’observer, tant elle que la vieille dame, et toutes autres personnes étrangères à leur groupe qui se seraient retrouvées en leur compagnie. Lorsque la boisson rafraîchissante fut proposée, Shaun déclina poliment cette dernière, d’un geste de la main équivoque qui escortait ses mots si ces derniers ne furent pas compris, offert d’une voix à la rocaille naturellement grave.

« Non, merci à vous. »

Il resta, pour sa part, debout, l’une de ses mains venant assez simplement accrocher une des sangles de son gilet tactique tandis que l’autre, la droite plus exactement, tombait avec simplicité le long de son corps. Il resta silencieux, à écouter les différents échanges, avant de laisser glisser d’une voix assez portée pour être entendue de tous, bien qu’il s’adressait principalement à sa supérieure, ne sachant pas si dans leur moeurs, il était autorisé qu’un subalterne s’adresse à une figure d’autorité.

« Je crois qu’elle parle de notre soleil. Elle veut savoir d’où nous venons, notre système planétaire, … à moins que je ne me trompe. »

Le regard de la gardienne se porta sur Shaun. Il était le premier à ne pas lui poser une question, qui semblait comprendre ce qu’elle cherchait à découvrir. Elle l’observa donc, plus intensément, s’arrêtant sur les galons et l’équipement, observant ceux des autres. Le lieutenant pouvait se sentir jauger, estimer. Et c’était bien le cas. La femme qui parlait devait être leur chef, vu qu’elle semblait diriger ce petit groupe mais rien n’était certain aussi décida t elle de passer outre ces considérations, afin de résoudre cette incompréhension qui s’était installée entre eux de par la barrière de la langue.

« Que nommez vous soleil ? » demanda t elle, le fixant, donnant presque l’impression d’avoir totalement oblitéré les autres.

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Shaun Kelly
#006633

MJ 35 : le Marteau de Volundr - Page 2 Shaun
DC : Aidan Foster

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Riyel Von Gikkingen
Exobiologiste
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Lun 26 Juil - 20:58

Riyel Von Gikkingen

MJ 35 : Le Marteau de Volundr


Riyel


Les présentations faites, Riyel observe les autochtones qui se mettent d’un coup à parler d’une voix forte, les uns et les autres s'injectant dans leur langue dont il ne comprenait un traître mot. La cité d’atlantis semblait avoir eu l’effet d’une bombe mais comme personne ne s’approcha d’eux dans l’intention de nuire, il ne s’en formalisa pas. Pendant ce temps l’homme qui les avait accueillis après avoir pris réception de leur salutation, sortit un petit instrument de sa poche, pour produire une mélodie de douze notes assez douce. Il n’avait pas la moindre idée de ce que c’était, mais quelques minutes après il entendit trois autres notes plus graves. Ceci devait être un autre système de codes similaire aux piliers à l’entrée du village. A défaut de technologies les autochtones avaient su pallier leur manque, et créer quelques systèmes reposant sur des bases élémentaires, tels que la musique et la géométrie pour le peu qu’ils avaient vu. Et sans qu’il ne comprenne comment, trop pris dans l’observation du peuple face à eux, il sentis son poignet être tiré en avant, il fit donc un pas avant de s’arrêter et d’observer l’homme face à lui, qui avait l’air de vouloir l’emmener quelque part, il n’était pas effrayé outre mesure mais il resta tout de même sur ses gardes et hocha la tête pour le suivre calmement.

Il acquiesce vaguement à la directive du Major. En sa capacité de scientifique du groupe, il était le moins armé du groupe et le moins apte à défendre la vie de ses pairs, tout juste savait-il se servir de son armes et pointer le premier homme qui l'accosterait. Quant au capacité diplômante du Major, il trouvait qu’elle ne s’en sortait pas si mal, comme lui répondit leur camarade.

Bien malgré lui, il navigua entre les infrastructures le poignet tiré en avant. La marche fut tout de même assez lente, lui permettant de regarder partout où il le pouvait, enregistrant la moindre chose. Il ressentait très nettement le niveau archaïque de cette civilisation, la façon dont le bois avait été allié avec le métal faisait parler d’elle-même, mais cela faisait son charme. La progression fut achevée quand ils arrivèrent devant une double-porte en fers au verre rouge, l’ensemble était très harmonieux.

Une fois rentré dans la bâtisse, il découvrit avec surprise qu’elle recelait une bibliothèque, tout l’espace rempli autour d’eux d’étagère, croulant sous des livres à l’allure très ancienne. Il était comme un enfant devant le plus beau des jouets, ses doigts le démangeait d’attraper un livre au hasard pour y découvrir tout leur secret, qui pouvait savoir ce qu'il se cachait par ici.

Mais l’intervention de la doyenne coupa court à toutes ces pensées, il n’avait pas prêté attention à la jeune femme qui venait de leur servir des rafraichissement. Par politesse et par curiosité il accepta volontiers le verre qu’elle lui tendait et la remercia d’un léger signe de tête. Il reporta ensuite son attention vers la doyenne, qui se présenta et leur posa une question. Suivant la discussion avec ses camarades, il n’osa pas intervenir tout de suite, préférant réfléchir à sa question intérieurement. Il avait du mal à en saisir le sens, ce n’est qu’après l’intervention du lieutenant qu’il fit la déduction. Rester toutefois à savoir, ce qu’elle voulait de telles informations.

« Pardonnez mon intervention madame. Ce que nous nommons soleil, et sans doute ce que vous nommez Tahm Tahgahm. Celui qui nous apporte chaleur et lumière. »


Un léger souffle s’extirpa des narines du Lieutenant alors qu’il venait de se faire couper la parole par le scientifique. En témoin de sa désapprobation silencieuse, son regard qui dévia sensiblement vers l’homme, d’un regard périphérique où seuls ses iris bougeaient avant d’en revenir aussitôt à la Doyenne. Il leva sa main gauche, dressant l’index, ce dernier pointant vers le haut d’un geste assez rigide, comme l’était son attitude de toute manière, alors que sa voix apportait une touche d’un calme olympien.

« Le soleil, c’est ainsi que nous nommons l’astre qui luit dans le ciel. »

Il resserra son poing, repliant l’index en le ramenant vers ce qu’il estimait l’emplacement de l’astre qui rayonnait sur cette planète, à peu de chose près à défaut de pouvoir le voir, formant ainsi une sphère compacte. Parfois, une image valait mieux que de long discours.

« Il brille le jour et disparaît la nuit. »

« Ainsi le Feu de votre berceau a pour nom Soleil…» elle pesa longuement le mot, le formulant entre ses lèvres desséchées, espérant qu’il lui évoque quelque chose. Mais rien ne lui vint. Alors elle eut une pensée différente, pour tenter encore et toujours de découvrir qui étaient ces étrangers, d’où ils venaient, ce qu’ils pouvaient leur offrir. « Avez vous franchi l’Anneau ? Ou êtes vous des voyageurs à bord de vaisseaux de métal ? Quels adversaires votre peuple a t il affronté ? Les voleurs de vie ? Ils étaient légions en ce recoin du Manteau Céleste avant que nos ancêtres ne trouvent refuge en cet endroit. Les Poseurs d’Anneau peut être ? »


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Emma Hawke
Sous Lieutenant
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Lun 26 Juil - 23:10

Emma Hawke
J’aurais tenté de répondre à l’énigme et vu la réaction de notre interlocutrice ce n’était pas ça. Les devinettes n’avaient jamais été mon fort, comme les charades ou autres jeux du genre. J’étais loin d’être une érudite, d’ailleurs l’orientation de mes études et le métier que je faisais en était la preuve. J'étais un peu déçue de n’avoir pas pu aider mais j’avais participé en toute bonne foie et c’est ce qui comptait pour moi. La vieille femme reformula ses paroles et pour moi c’était toujours le même flou total.
Shaun proposa sa solution à son tour et vu la réaction de la vieille femme, il semblerait qu’il ai fait mouche. J’était contente que l’un d’entre nous arrive à faire avancer les choses. Dire qu’en fait elle nous demandait d’où on venait… C’était si simple en y repensant… Quand on rencontre des inconnus et des voyageurs pour la première fois, le début de la discussion commence généralement par d’où on vient pour situer les gens. Je me trouvais un peu stupide pour le coup. Mais bon… Le travail d’équipe avant tout.
Riyel quand à lui avait aussi fait avancer les choses ce qui avait permit à la vieille de continuer la discussion et nous demander si nous avions traversés l’anneau. Là j’avais bien compris de quoi elle parlait : la porte des étoiles. Et elle enchaînait sur les ennemis que nous avions affrontés. Ses voleurs de vie, elle parlait des Wraiths. Je ne savais pas si je pouvais répondre à ça. Alors je regardais la Major, pensant qu’elle seule pouvait décider de la divulgation de ces informations ou non. J’étais une novice sur le terrain. La seule diplomatie que je connaissais se faisait avec un viseur. Rester en retrait n’était pas un problème pour moi.


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Karola Frei
Major
Second responsable militaire
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Mar 27 Juil - 10:59

Karola Frei
Ses camarades avaient eu plus de nez qu'elle concernant la petite devinette posée par le terme de « feu ardent ». Son regard se posa successivement sur Shaun puis Riyel qui lui avait coupé de l’herbe sous le pied, ce qui ne fut pas au goût du premier, remarqua-t-elle. C’était en tout cas une curieuse manière d’entrer en contact avec des étrangers, se dit Karola. Demander à des inconnus quel était l’astre qui les réchauffait n’aurait pas été une des premières questions qu’elle aurait posées. Cela revêtait certainement une importance pour ce peuple. Mais elle n’eut pas l’occasion d’avoir une réponse à ce sujet. En effet, la vieille femme leur faisait passer un véritable interrogatoire, rien de plus normal mais Karola n’était pas forcément fan de l’exercice. Elle s’y plia cependant de bonne volonté.
Elle décida de passer sous silence bien des détails, encore méfiante face à ces inconnus, elle se contenta de la présentation habituelle. Toutefois, l’utilisation du terme « voleurs de vie » donnait un indice sur les considérations qu’ils avaient pour les Wraiths. Le major ne voyait donc pas de problème à annoncer qu’ils étaient leurs ennemis tout comme elle ferait certainement des déçus de leur apprendre qu’ils n’étaient pas des Anciens.

« Nous sommes des voyageurs ainsi que des commerçants qui maîtrisons en effet les voyages à travers les anneaux mais nous n’en sommes pas les concepteurs. Quant aux voleurs de vie que vous mentionnez, nous les avons souvent affrontés. Vous dites que votre peuple a trouvé refuge ici, à Tehlshee, cela veut-il dire que depuis vous n’avez plus eu à faire à eux ? »
Une réponse qui ne sembla guère convenir à l’érudite. Pensive, elle baissa les yeux sur l’ouvrage qu’elle consultait à leur arrivée, fit claquer sa langue sèchement puis se pencha en avant, comme pour mieux les observer.
« L’anneau se serait ouvert pour vous ? » murmura t elle, s’arrêtant pour réfléchir à l’éventualité mais sans paraître convaincu. Non, décidément cela lui semblait bien absurde. Dans sa façon d’observer désormais Karola l’on pouvait lire de la méfiance. « Pourtant vous ne venez pas du Marteau… Ou leurs pièges sont devenus terriblement grossiers...».

« Lorsque le Marteau s’effondra, notre peuple se cacha sous terre. Seuls quelques-uns choisirent d’y rester... Les émanations et les combats empêchaient toute vie à la surface. Les voleurs de vie ont dû croire qu’il ne restait rien… »
Karola ignora son interrogation qui semblait plus être une simple remarque pour elle-même qu’une véritable question à laquelle elle attendait une réponse. Elle enchaîna sur des spéculations qui mentionnaient le “Marteau”. Cette fois-ci, Karola n’eut pas grand mal à comprendre ce dont elle parlait puisque ce fameux marteau était l’une des raisons de leur présence. Elle faisait référence à l’épave du vaisseau dont ils avaient reçu un signal de détresse. Elle leur confirmait donc les explications que Caldwell leur avait exposé lors du briefing de mission, c'est-à-dire, que le crash du vaisseau appelé “Marteau de Volundr” avait bien été causé par les Wraiths. Et ce peuple que l’équipe venait de rencontrer étaient ce qui restait de l’équipage. Ce qui signifiait également qu’il disposait de capacités technologiques suffisamment élevées pour maîtriser les voyages spatiaux même si cela restait à confirmer. Ces premières bribes d’informations détendirent quelque peu Karola qui chercha à en savoir plus après avoir jeté un regard à son équipe pour voir s’ils avaient tiré les mêmes conclusions qu’elle.
« Nous avons détecté un signal de détresse provenant du Marteau, c’est la raison de notre présence ici. A quand remonte son effondrement ? » demanda t-elle en reprenant le même langage que la vieille femme.
« C’était bien avant la naissance des trisaïeuls de nos trisaïeuls… Nous avons fondé le village de la surface il y a de cela six générations… Et nous avons vécu si longtemps dans la pénombre que Tahm Tagham brûlerait nos yeux sans protection et que nombreux furent ceux à être surpris de découvrir que le Marteau n’était pas qu’une légende portée par les Gardiennes successives. Selon notre temps, entre quatre et huit milliers de cycles se sont écoulés. »
« Je vois…” se contenta de répondre Karola en se tournant perplexe vers ses camarades. Elle laisserait au scientifique ou à ceux qui le voudraient le soin de faire les calculs.
Le Lieutenant Kelly passa son regard rapidement sur sa supérieure. Contrairement à elle, les propos de la femme n’avait fait qu’accentuer le froncement de ses sourcils d’une certaine perplexité et surtout sous la complexité de ce qu’il y avait à comprendre. Il suffisait parfois d’un seul mot pour passer du statut d’ami à ennemi, et c’était toujours une manœuvre délicate.
« Selon les Légendes qui furent portées par vos Gardiennes, le Marteau s’est effondré sur votre peuple, dont une bonne partie a dû trouver refuge dans les souterrains et l’équipage du Marteau a livré bataille contre ceux qui étaient restés à la surface. Est-ce cela ? Est-ce qu’il existe des descendants de ceux venants du Marteau ? »
L’érudite émit un petit rire sec à la question de Shaun, non qu’elle se moquait de lui mais la légère incompréhension qui était née n’avait pas manqué de l’amuser. Elle retrouva son sérieux et lui répondit sur ce même ton qui aurait aisément pu être celui d’une belle histoire, racontée par la vieille femme qu’elle était.
« Le Marteau s’effondra, et ceux qui en sortirent se cachèrent sous terre, pour échapper au combat entre les factions rivales, contre les Voleurs de vie mais surtout à l’air souillé. En un sens, nous sommes tous descendants du même peuple. »
Il hocha la tête d’un mouvement unique en un air entendu. Voilà qui rendait les choses plus claires désormais et peut-être apportait une possibilité : si le Marteau était là depuis si longtemps, alors ces gens pouvaient être des descendants des Anciens, mais il restait sur ces mots que l’érudite avait prononcé, concernant un possible piège. Dans sa mémoire, ce village n’était pas le seul à avoir été relevé par la cartographie aérienne.
« Votre peuple vit-il désormais en paix, ou des tensions résident au sein des différentes factions qui vivent autour du Marteau ? »
« Notre village est en paix. Ceux du Marteau vivent unis. Tout pourrait être paisible, s’ils ne cherchaient à s’emparer de ce qui est notre. Ils pourraient vivre en paix, loin des folies, abandonner les vestiges de ceux que nous fûmes, renoncer à redonner vie à ce qui devrait rester poussière… Mais non… ». Le regret était perceptible dans sa voix, pesant comme une chape sur ces paroles.


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Riyel Von Gikkingen
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Lun 2 Aoû - 12:25

Riyel Von Gikkingen

MJ 35 : Le Marteau de Volundr



Riyel


Riyel avait bien remarqué que son intervention avait déplu au lieutenant Kelly, il s' excusa d’une mimique contrite et se désintéressa de lui aussitôt pour prêter attention aux paroles échangées entre le major et la gardienne. Il tenta notamment de faire le calcul du nombre d'années que cela représentait mais il lui manquait quelques données pour faire comparaison, par exemple quelle était leur point de repère dans le temps ou l’espace. Mais pendant qu’il réfléchissait la conversation se poursuivit et il loupa le coche. Néanmoins il la questionna sur ses dernières informations.

« Pardonnez-moi Gardienne, j’essaie de comprendre. Vous dîtes que votre village est en paix et ceux du marteau unis. Vous voudriez dire que ceux des autres villages cherche à vous nuire, c’est cela ? Que recherche-t-il exactement, à fuir ces terres ? »

Si c’était vrai, cela expliquerait peut-être la porte trafiquer, l’homme repéré par le lieutenant Shaun, ainsi que l’accueil plutôt étrange quoique compréhensible des villageois.

« Il n’y a pas d’autres villages. Ici nous connaissons la paix, et vivons du fruit de notre labeur. Le Marteau… Ils ne connaissent pas la paix, mais ils forment une unité. C’est le Marteau qui est nocif et avide. » lui expliqua-t-elle, presque comme si elle s’adressait à un enfant qui n’aurait pas bien écouté ce qu’elle avait dit. Il y avait une certaine douceur dans sa façon de faire, mais aussi un petit côté infantilisant qui pouvait s’avérer désagréable, surtout qu’elle ne regardait alors personne d’autre que Riyel.

« Ils rêvent de combat et de vengeance, de reprendre la route d’autrefois. Mais aucune machine ne bouge sans source de puissance. Laquelle toutefois je ne puis dire… »

Alors qu'il attendait patiemment qu'elle lui réponde, il remarqua son attention toute tournée vers lui et son air étrange. Comme l’étrange impression d’être pris pour un lapin de trois semaines et c’était quelque peu dérangeant. On ne l’avait jamais traité de cette façon, dédaigné, rabaissé mais traité avec une bienveillance digne d’une grand-mère, jamais. Et même s’il n’appréciait pas tellement ça, il allait faire avec si cela permettait de continuer le dialogue.

« Connaissez-vous leur nombre, les moyens dont ils disposent ? »

Il essayait justement de se souvenir des informations dispensées par le colonel Caldwell en début de mission. Les membres du Marteau pouvaient s’avérer plus nombreux que repéré par le dédale, leur technologie inconnu de leur archive était peut-être plus puissante qu'évaluer au regard des événements suite au crash. Tellement d'inconnus à leur yeux, de son point de vue c'était à s’arracher des cheveux, il s’était attendu à tout sauf ça en débarquant sur la station, lui le petit laborantin fou.

Quand elle aborda la question de source de puissance, il sut qu’il touchait là un détail important. Il la regarda d’un nouvel angle. Peut-être qu’elle était limitée en termes de connaissances sur ce point finalement, lui savait très bien de quelle énergie ils avaient besoin mais ce n’était pas son rôle de dispenser une telle information. Son regard navigua alors vers le Major Frai l’air de lui demander que faire à ce stade. Le lui permettrait-elle, vu qu’il était le seul scientifique rattaché à la mission, il espérait parce qu’il avait le sentiment que la gardienne détenait l'information qu’il lui manquait sans savoir quoi chercher exactement. Peut-être que cela était renseigné dans le livre qu’elle avait laissé grand ouvert depuis leurs arrivés.

Riyel eut le droit a un nouveau regard qui, cette fois ci, ne respirait plus cette même bienveillance infantilisante mais un sérieux profond.

« Ils sont peu nombreux. Mais extrêmement dangereux. Certains affirment qu’ils sont immortels. Mais je crois plutôt que leurs guérisseurs usent de savoirs que nous avons perdus. »

Il sentit un changement dans le ton de la gardienne, visiblement le sujet ne prêtait pas à plaisanterie et il y avait de quoi. Des êtres qui se prétendent immortels. La seule race dont il avait connaissance d'une telle capacité à l'heure actuelle était les wraiths. Hors le Dédale n'avait rien signalé s’y apparentant, mais il n'avait pas percé tous les mystères de l'épave preuve en était leur présence en ces lieux. Si cela se trouvait, leur technologie possède des similitudes avec les Wraiths en tant que scientifique, il allait certainement y jeter un œil, ce serait l'occasion d'approcher de nouvelles technologies. Et la gardienne ne se nommerait certainement pas ainsi, si elle n'avait pas quelque chose à garder, peut-être même attendait-elle leur arrivée.

« Plusieurs questions me viennent maintenant. Pourquoi vous nomme-t-on gardienne ? Que gardez-vous précisément ? Et le livre que vous avez laissé ouvert désigne des informations qui me parlent énormément. Dites-moi franchement. Attendiez-vous notre arrivée ? »

« Je suis la Gardienne de Jadis. Je protège notre mémoire, les langues des visiteurs que nous ne pensions jamais entendre un jour. Nous ne vous attendions pas, vous. Nous nous sommes détournés des étoiles, nous avons accepté au fil des siècles que ce lieu était notre. Toutefois nous avons pu remarquer votre approche. Cela répond t il à votre première question jeune homme ? » elle l’observa et à son air pensif, elle déduisit que sa réponse l’avait aidé, sans véritablement l’aidé. Elle parla donc de nouveau, laissant les longues explications pour plus tard, si un plus tard il y aurait. « Vous dîtes voyager par l’anneau. Désirez-vous le voir de plus près ? »

« Je dirais que ça y répond oui. »

L'anneau ils en venaient déjà et ils avaient découvert qu'il avait été trafiqué. Maintenant qu'ils avaient rencontré la gardienne, est acquis quelques précieuses informations, Riyel émettait que l'auteur de ce fait pouvait se trouvait dans le Marteau. Seulement, il ne voulait pas lui dire maintenant, il était méfiant de l'amabilité que pouvait leur réserver la gardienne et le Major dirait sans doute la même chose. Où peut-être que la gardienne cachait très bien son jeu et savait quelques choses de bien plus gros. Elle devait forcément savoir que la porte était en incapacité de fonctionner.
« Vous voulez nous y emmener pour nous montrer quelque chose ? Est-ce que je me trompe ? Auquel cas, j'apprécierais oui. »

Dans le même temps, retourné à la porte leur ferait perdre du temps sur la mission, il espérait sincèrement qu'elle avait des choses à leur apprendre de plus sinon il y avait une chance sur deux que le Major lui fasse faire quelque tours des digues pour apprendre à garder sa langue. Il n'est toujours pas au fait de la hiérarchie, ça lui donnait de l'urticaire.

« Non. A mon âge, ce voyage me serait bien trop pénible de toute façon. La seule chose que je puis vous montrer, c’est ce livre… Et vous dire que ceux qui empêchèrent à l’Anneau de s’ouvrir n’étaient pas de vulgaires amateurs. » elle avait repris ce ton condescendant qu’elle avait déjà eu pour Riyel, lui redonnant ce sentiment désagréable d’être pris pour un enfant à la comprenette difficile avant de retrouver une voix normale.
« Hanniah ? Porte donc ce livre à ce savant. Peut-être ses connaissances nous offriront-elles une nouvelle lumière. » appela t -elle sa disciple en lui désignant le livre d’un geste de la main. La jeune fille qui s’était faite discrète jusque là, se tenant dans un coin sans prononcer un mot, se plongeant dans un ouvrage quelconque, se leva et se déplaça silencieusement, s’exécutant sans un mot, se contentant d’adresser un léger sourire aimable, presque un peu désolé pour lui à Riyel en lui tendant le livre avant de se reculer et s’éloigner des étrangers, restant un peu plus à proximité au cas où l’on aurait de nouveau besoin d’elle.





L’alphabet et les nombres du livre.




représentation d’une des constructions ayant servi pour tenter d’activer la Porte. Un générateur.



Le livre bien sur quel idiot, forcément que la Gardienne voudrait le lui montré et elle lui fit bien sentir son idiotie à renfort de ce ton enfantin, qui lui fit grinçer des dents, il sentait qu'à défaut de pouvoir se déplacer elle s'amusait au dépend des autres. Au nom de la jeune femme, son attention fut reporté vers elle. Elle s'était faite très discrète depuis leur échange, nul doute que la Gardienne devait beaucoup s'amuser à dépend à en juger par son attitude désolée quand elle lui remit le livre.

Sous les yeux de Riyel, le livre dévoilait ses textes et ses représentations schématiques de la Porte des Étoiles. Sous ses doigts, il pouvait sentir le grain du papier, épais, presque rugueux. Les déchirures survenues au fil du temps avaient un aspect duveteux, doux comme du tissu. Sa couleur jaunie ne permettait pas de déterminer sa teinte d’origine. Les caractères inscrits sur les pages n’étaient pas dans une langue connue par le scientifique, ni par aucun des Atlantes présents dans cette pièce. Certains caractères, qui formaient le texte à en juger par leur variété et la façon dont ils revenaient, offraient un esthétique agréable, de courbes légères, l’encre noire, par endroit passés, accentuant la sensation de finesse et d’art de cette écriture. D’autres étaient bien plus géométriques, se présentant sous la forme de carré agrémenté d’un symbole en son sein et étaient disposés d’une façon précise. Certains étaient suivis d’un ou deux symboles du premier type, ce qu’en bon mathématicien, il assimila en un nombre et son unité. Laquelle, il ne pouvait le dire. Il aurait besoin d’un interprète pour cette partie.
Sur la page ouverte, plusieurs coordonnées figuraient. Les combinaisons ne lui étaient pas nécessairement inconnues mais elles n’évoquaient rien de particulier. Elles étaient toutefois assez proches pour qu’elles fassent référence à un secteur restreint de Pégase.

En se concentrant sur les différentes représentation, qui s’étendaient au fil des pages, il put comprendre que l’auteur de ce livre disposait d’une connaissance poussée dans les sciences mécaniques et théoriques, assez fine du moins pour se pencher avec une précision extrême sur des portions de la Porte des Étoiles. Il en avait été fait de même pour le DHD, et Riyel se demanda même si quelqu’un ne s’était pas amusé à le déconstruire pour le reconstruire afin de tenter d’obtenir des réponses.

En poursuivant son étude, oubliant presque le temps qui passait et la conversation qui se tenait autour de lui, il remarqua qu’après quelques pages, que l’ouvrage quittait la simple description de la Porte pour ce qui s’apparentait à des expérimentations. Des pages entières de calcul s’étendaient, toujours surplombées par une série de coordonnées, et se terminant par une autre, légèrement différentes. Puis après ces pages, c’était au tour de schéma de schémas de machines, et de câbles se raccordant à la Porte. Des éclairs avaient été stylisés autour de ce qui s’apparentaient à des générateurs.

De nouveaux des pages de textes et de calculs se succédaient avant de laisser place à un nouveau générateur, plus gros que les précédents, comprenant un panneau de commande et des petites antennes qui émettaient des arcs électriques. Un autre dessin, sur la même page, montrait un cristal rouge strié de noir, et des précisions manuscrites, raturées, suivis de corrections.
Sur la dernière page du livre, une seule ligne d’écriture, soulignée trois fois avec colère et rage.

Extérieurement Riyel avait l'air calme et stoïque, feuilletant le livre comme on regarderait un magazine. Hors intérieurement son esprit était à des années lumières de ces lieux. Des tas de questions s'imposaient à lui. Depuis combien de temps ces calculs avaient été inscrits dans ce livre, est-ce qu'un descendant de l'auteur se trouvait au village, si oui pouvait-il lui en apprendre davantage ? Ou, si non, était-il envisageable de voir les installations de plus près? Le Dédale n'avait pu percer l’intégralité de leurs mystères, et s’ils avaient pu observer des câbles électriques longé des façades, apportant l’électricité qui alimentait les lampes, il n’avait pas pu déceler leur origine exacte. De plus, il restait à savoir dans quel état se trouvaient les machines du village. Le seul moyen de corréler toutes les informations à sa disposition allait être de faire le tour des diverses installations, afin de jauger leur état et peut-être pouvoir les faire fonctionner et observer leur utilité. Cela leur donnerait peut être une base pour appréhender le moment où il leur faudrait approcher le Marteau.

Décidant qu'il avait suffisamment parcouru le livre pour le peu qui l'avait pu déchiffrer, il releva la tête pour faire ses conclusions à la Gardienne.

« Ce livre est… très intéressant. Je n'en comprends malheureusement pas grand chose, il me faudrait un traducteur pour m'aiguiller et même avec cela, cela me prendra des heures, voire des jours pour tout traduire dans l'ordre, effectuer les calculs correspondant au schéma et tout ça dans l'hypothèse que cela fonctionne vraiment. A en juger par les derniers mots soulignés rageusement, j'en doute quelque peu. A dire vrai, je pense que le plus simple serait de me rendre près des différentes machines correspondante, pour les voir de plus près. Si cela était envisageable bien sûr. »

« Ce livre traite des connaissances sur l’Anneau. Hanniah saura vous montrer certains artefacts de cette époque, et devrait parvenir à vous faire la lecture. Cela vous aidera peut être à mieux comprendre ? »

« Cela devrait beaucoup y aider oui, merci. Si ce n'est pas de réussir à les faire fonctionner, au moins comprendre leur utilité et fonction. »

Le sourire qu’eut la vieille avait quelque chose de chaleureux, mais son regard reflétait un certain amusement. Dans son étrangeté, elle semblait avoir décidé de laisser le scientifique découvrir par lui-même des petits détails. Elle l’avait jaugé tout du long de cet échange, évaluant l’homme longuement, jetant un bref regard sur les militaires avant de revenir sur lui et formulé son ordre à son apprenti, d’une façon certe aimable et bienveillante en apparence mais qui ne manqua pas de provoquer un frisson ostensible chez l’intéressée, la laissant hésitante quant à la démarche à suivre, si elle devait y aller maintenant, si Riyel souhaitait attendre, ce qu’il désirait vraiment voir...

« Hanniah ? Guide le. » la disciple s’inclina et porta son regard sur Riyel, attendant qu’il agisse.

Riyel pose un regard compatissant sur la jeune disciple. Il referme le livre qu'il avait maintenu ouvert avant de se tourner vers ses camarades.

« Je vais devoir vous abandonner quelque temps, j'ai de l'exploration qui m'attends ! »
Et il poussa la jeune fille à sortir de la bâtisse, très pressé de découvrir les machines de visu.
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Shaun Kelly
Lieutenant
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Lun 2 Aoû - 13:55

Shaun Kelly

MJ 35 : Le Marteau de Volundr



Le Lieutenant avait finalement passé la main au scientifique du groupe. Certes, il avait un esprit assez logique pour ne pas être le dernier des abrutis quand il s’agissait d'énigme ou de compréhension, mais il y avait des domaines qui échappaient - sans doute bien volontairement, à sa simple connaissance. La vérité, c’est que ça ne l’intéressait d’aucune manière. Chacun ses spécialités après tout. Aussi ne resta t-il pas immobile lorsque la Gardienne entama ses échanges un peu plus privés avec Riyel, faisant un simple tour de propriétaire dans la pièce circulaire.

D’un premier instant, il s’était rapproché de l’entrée, afin d’en aviser l’extérieur, les iris de ses yeux se baladant sur le paysage qu’ils venaient de quitter, jusqu’à remonter vers la mire du ciel, si familier et différent à la fois de celui Terrestre. Ses pas étaient lents pour ne pas être envahissant, se déplaçant comme une simple promenade contemplative qui essayait de ne pas être trop intrusive. Il laissait son attention courir sur les différentes étagères, les livres et les décorations parsemées çà et là, tout en essayant de s'imprégner de la pensée de ceux qui avait maintes fois errait en ces lieux avant son arrivée.

De temps à autre, son attention était reporté sur l’échange des deux interlocuteurs, prêtant attention au regard de l’Atlante tout comme à l’attitude de la Gardienne, avant d’en revenir à son tour du propriétaire, à l’instar d’un visiteur de musée qui observerait les œuvres mis à disposition d’un œil contemplatif. Puis vint l’invitation à ce que l’un du groupe se sépare du reste pour ses recherches, ce qui mit un terme au pas de l’officier, la ligne de ses épaules pivotant à nouveau dans leur direction alors qu’il venait de passer dans le dos de la plus jeune présente sur les lieux.

Ses iris grisés passaient de l’un à l’autre, rapidement, avant que son attention soit captée en direction de sa supérieure auquel il s’adressa avec une certaine déférence.

« Major, je me propose pour accompagner Von Gikkingen. »

Il se doutait qu’il n’avait pas besoin d’apporter plus de précision sur les raisons de sa proposition. Pour lui, il était assez clair qu’il ne fallait pas qu’un civil, surtout sans arme et sans protection, reste seul auprès d’un peuple qu’ils ne connaissaient pas bien encore, tout amical qu’ils se sont montrés jusqu’ici. Mais il n’avait pas dans l’idée non plus d’imposer sa vision à l’officier, se tenant à sa décision si elle venait à préférer qu’il en soit ainsi.


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Shaun Kelly
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Emma Hawke
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Lun 2 Aoû - 20:58

Emma Hawke


La discussion commençait à être intéressante. En effet, la discussion portait sur l’épave du vaisseau, et ce qu’il leur était arrivé par la suite.
Leur sensibilité à la lumière du soleil venait du fait qu’ils avaient vécu sous terre pendant de nombreuses générations à cause des Wraiths. Je n’avais pas beaucoup de connaissances en génétique. Cela se résumait à ce que le commun des mortels apprenait à l’école ou en lisant des articles de journaux. Toutefois, je savais qu’on ne s’adapte pas vite à un nouvel environnement. Il faut un temps très long. J’en concluais qu’ils avaient eu un sacré courage pour vivre aussi longtemps sous terre pour échapper aux Wraiths. Et quand un peu est capable d’une si grande détermination, il faut à la fois s’en méfier et le respecter.
Ce qui m'inquiétait le plus c’était ce qu’elle nous expliquait sur le peuple du vaisseau qui, si je comprenais bien, vivaient en guerre mais formaient une unité. Comment cela pouvait-il fonctionner.
L’échange se poursuivait et des informations intéressantes transparaissaient pas moment. Les habitants du vaisseau se disaient immortels. C’était bizarre cette manie. D’abord les Goa’uld qui se prennaient pour des dieux et vivaient indéfiniment grâce aux sarcophages, puis les Wraith dont c’était la nature de leur espèce. A croire que plus ils sont costaud plus ils ont peur de mourir trop tôt… La conversation s’était arrêtée là et portait sur la porte des étoiles puis un livre qu’une servante apporta à Riyel. L’ambiance était pesante et je ne pouvais pas faire grand chose pour aider mis à part être spectatrice tout en restant polie et respectueuse pour ne pas être la source d’un éventuel problème. Puis quelque chose changea. Riyel demanda à en voir plus pour tenter de comprendre et la vieille dame accepta en désignant la servante de tout à l’heure pour qu’elle guide notre équipier. Même si je ne le montrais pas, j’étais inquiète qu’un membre de notre équipe parte seul à la découverte d’antiquité. Après tout, nous ne les connaissions pas et je ne donnais pas ma confiance aussi facilement au premier venu. Finalement, je n’étais pas la seule à penser cela car Shaun demanda aussitôt s’il pouvait l’accompagner. C’était une bonne chose. La décision finale revenait au Major. Quant à moi, je pensais rester avec elle au cas ou.




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Karola Frei
Major
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Lun 2 Aoû - 20:59

Karola Frei
Un échange intéressant se développa entre le scientifique de l’équipe et la gardienne. Le point de vue du premier permis de décanter un petit peu les choses et ça n’était pas plus mal. Karola se mit en retrait, observant et écoutant attentivement.
Les propos de la gardienne étaient toujours teintés de points obscurs par moments mais dans l’ensemble ils en apprirent davantage.
Si Von Gikkingen s’en était plutôt bien sortit pendant son entretien avec la vieille femme et que sa curiosité scientifique était elle apprécia moins sa petite initiative lorsqu’il décida de son propre chef sans concertation de partir de son côté avec la dénommée Hanniah. Seul de surcroît. C’était le signe qu’il était temps pour le major de reprendre la main. La bravade ne pouvait pas rester impunie néanmoins, il valait mieux pour eux que cela se fasse en huis-clos. Le major ne voulait surtout pas montrer à leurs hôtes d’éventuelles tensions de groupes qui pourraient les desservir à un moment ou un autre.
Alors que le scientifique s’éloignait déjà avec sa guide personnelle, Shaun s’approcha du major pour se proposer d’accompagner Riyel.
Nous allons tous l’accompagner. ” répondit-elle d’un ton pincé, cachant difficilement la contrariété d’être mise devant le fait accompli sans avoir pu réfléchir à toutes les éventualités et les possibilités qui s’offraient à eux. Elle jeta un regard à Emma et Shaun pour les enjoindre à la suivre puis se tourna vers la gardienne qui les avait accueillis pour se fendre d’un au revoir rapide.
Nous vous remercions pour votre patience et votre précieux témoignage. Nous allons suivre notre collègue, nous sommes tout aussi impatients que lui de découvrir les secret de l’anneau.

Aux paroles de Karola, un silence de mort tomba. La vieille femme, courtoise jusqu’alors ne bougeait plus. Elle avait le regard fixé sur Karola, froid, brillant d’une lueur qui n’était rien de plus que de la désapprobation mêlée à de la colère. Cette bienveillance dont elle avait fait preuve semblait s’être envolée. Chaque parole, chaque mot tombait, comme un couperet.
« Est ce ainsi que vous allez de terre en terre ? Imposant vos désirs, persuadée que vous êtes de votre force ? »
Elle marqua une pause, tout juste suffisante pour amorcer un mot mais pas assez pour laisser le temps de formuler une phrase.
« Si vous souhaitez l’accompagner, il vous faudra renoncer à vos armes. Ou vous verrez que nous savons nous défendre. »
La menace n’était qu’à peine voilée. Si les militaires souhaitaient réellement partir à la suite de Riyel, ce serait sous le signe de la méfiance. L’intéressé passer alors non loin de l’entrée, et il put remarquer la tension soudaine dans les épaules d’Hanniah. La jeune fille se retourna, cherchant du regard un signe, afin de savoir ce qu’elle devait faire, si elle devait attendre, guider Riyel, tous, personne. Mais surtout elle chercha des yeux les réactions des militaires.

L’officier fit volte-face, calmement, mais les lèvres pincées en entendant dans son dos l’aînée lui faire comprendre qu’elle n’appréciait pas son initiative et arguer que s’ils gardaient leurs armes avec eux en suivant Riyel, son peuple n'hésiterai pas à s’en prendre à eux. Le major trouva fort étrange que cela ne lui pose pas de problème que Riyel parte à la découverte de leur civilisation mais qu’en revanche cela en soit un que l’équipe entière le suive. Cela la conforta dans son idée qu’ils devaient rester ensemble. Riyel était certes un civil mais ils disposaient également de tout un tas de connaissances et de compétences qui ne devaient pas tomber entre n’importe quelles mains.
Elle toisa la vieille femme, prenant le temps nécessaire pour réflechir à sa réponse. C’était la première fois depuis leur rencontre, que leur interlocutrice se montrait hostile. Bien qu’ils aient visiblement l’avantage face à eux, il n’était pas question pour les Atlantes de prendre de telles menaces à la légère. Il n’était pas non plus question de perdre le bénéfice de leur première prise de contact qui s’était plutôt bien déroulée. Aussi, elle décida d’obtempérer même si le fait de se débarrasser de leurs armes ne l’enchantait guère. Karola était tout à fait capable de se défendre sans armes mais il n’en n’était pas forcément le cas pour ses collègues.

« Il n’est pas question de s’imposer. Nous avons simplement pour principe de toujours rester ensemble … mais nous avons aussi à coeur de respecter les coutumes de nos hôtes. »

Sans quitter la vieille femme du regard, elle détacha de sa sangle son P90, puis défit son holster pour en retirer son 9mm et fit de même avec son couteau de combat. Elle déposa le tout avec bonne volonté sur la table, devant son interlocutrice.

La Gardienne acquiesça d’un subtile signe de tête. Si l’on y prêtait pas attention, on aurait pu croire qu’elle n’avait pas bougé. Elle ne prêta pas d’attention particulière aux armes, n’étant ni impressionnée ni même intéressée par la menace qu’elles pouvaient représenter réellement pour son peuple. Tout ce qui l’intéressait, c’était l’attitude des militaires, leurs réactions. Elle releva les yeux vers Karola, croisant son regard, avant de lui offrir une réponse, avec calme mais avec une once de reproche dans la voix. Ce n’était pas ainsi qu’à ses yeux l’on respectait les coutumes des hôtes. Elle ne les condamnait pas, ne les chassait pas mais ils avaient fait un pas dans la mauvaise direction.
« Prenez garde à vos manières alors et où votre intérêt se porte. »
Karola se contenta d'acquiescer, histoire de ne pas en rajouter davantage. Elle savait rester à sa place quand les circonstances le demandaient, en l'occurrence, désarmée et en terrain inconnu, mieux valait rester en posture d’observation. Heureusement la vieille femme ne leur interdisait pas de rejoindre Riyel qui se trouvaient à quelques mètres d’eux, la dénommée Hanniah à ses côtés. Cette dernière engagea la visite en les enjoignant à les suivre, ce que les Atlantes firent. Karola profita du fait qu’elle ait le dos tourner pour se mettre à hauteur de Riyel, le tirant légèrement par la manche pour lui glisser en chuchotant “ La prochaine fois qu’il vous viendra à l’esprit de prendre une décision sans même me consulter, soyez assuré que vous pourrez dire adieu aux missions sur le terrain, Von Gikkingen. Votre bravade nous a valu une belle erreur diplomatique.” Elle relâcha sa manche, et sans attendre de réponse, lui fit un geste sec de la tête pour l’inciter à suivre sans discuter leur hôtesse.


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Shaun Kelly
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Mar 3 Aoû - 13:01

Shaun Kelly

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La situation prenait une tournure légèrement désagréable, et même s’il continuait de laisser son armement, toujours rivé à son dos où il reposait, il conservait conscience que ce dernier n’était pas inaccessible. Au besoin se faisant sentir, il agirait en gardien. Shaun n’était pas un homme à la gâchette facile, pas un homme qui pensait et n’agissait que pour le combat. Ce genre de pensée était d’une absurdité assourdissante pour le militaire qui n’entendait ce genre de réflexion que de la bouche des civils méconnaisseurs du mental d’un véritable combattant. Ceux de sa trempe, eux, savaient de quoi il en retournait, que l’irresprescible besoin d’avoir une arme ne venait pas de sa condition de féroce sanguinaire, mais bien de cette volonté implacable de protéger, quoi qu’il en coûtait.

Mais la situation n’en était pas encore là. Pas encore. La réponse de sa supérieure se fit sans tarder, rejoignant sa pensée de l’instant bien qu’à une échelle bien au-dessus, engageant la totalité du groupe à l’emballement du scientifique réprimé par les regards lancés à son attention. Intérieurement, il trouva la manœuvre de tous les déplacer inutile, mais plus que cela il comprenait à quel point la Major pouvait se sentir échaudé. Si le Lieutenant n’était pas intervenu, le civil se serait échappé ainsi, en total mépris des consignes, des dangers et du respect de ses collègues. Et pour un officier, se voir couper l’herbe sous le pied sur une décision qui en plus était particulièrement irréfléchie, avait de quoi faire grincer des mâchoires.

Il se préparait déjà à se mettre en route, ses pas finissant son arc de cercle entamé pour rejoindre la position du scientifique qui trépignait presque à cette interruption forcée, avant que les mots de la gardienne donnés en réponse n’en attirent à nouveau l’attention. La diplomatie n’était pas vraiment sa grande spécialité. Il aurait été mentir d’ailleurs de prétendre qu’il avait une quelconque aptitude à cela, mais pour le coup le comportement et la réaction en retour fit l’effet d’une douche froide d’incompréhension. Il restait en retrait, observant cette scène qui se déroulait sous son regard sceptique, laissant autorité à la Major d’y répondre et de corriger le tir, et sa décision ne fit pas l’unanimité dans l’esprit du Lieutenant. S’il en comprenait la démarche, il aurait sans doute bien préféré qu’elle choisisse d’annuler cette petite escapade scientifique plutôt que de se soumettre à ces exigences. Et bien que cela faisait partie de leur objectif, de découvrir la cause du blocage de la Porte, il aurait largement choisi de reléguer ceci à plus tard. Mais chose était faite, sa supérieure déposait les armes, et il n’eut d’autre choix que de s’y soustraire également.

Il suivit donc le geste du Major, passant la bandoulière par dessus sa tête pour déposer son arme la plus imposante au côté de celles déjà délaissées, dont la taille surpassaient les autres de par sa nature de fusil de précision, avant de tirer son Jericho de son holster, puis son couteau de combat. Il préférait refouler sa réticence à ce sujet pour ne pas donner de grain à moudre à leur exigeante hôtesse, essayant de garder en tête cette philosophie qui avait toujours du mal à passer dans son esprit, de donner pour recevoir. Une fois fait, il en revint auprès de son groupe, patientant que l’ensemble ai suivi les consignes avant de fermer la marche de cette nouvelle procession qui se mettait en branle.


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Shaun Kelly
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Atlantis
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Mar 3 Aoû - 13:33

Atlantis

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Un rapide apperçu des artefacts d'une Civilisation



La situation n’était pas idéale. Les Atlantes se trouvaient désarmés, au moins des armes les plus visibles, et ils se devaient désormais d’avancer en terre inconnue, avec la crainte qu’une attaque ait lieu, que les villageois ne profitent de leur faiblesse momentanée pour les attaquer.
Silencieuse jusque là, Hanniah les guida, lorsque le dernier fusil du dernier qui partirait voir ces machines d’un temps ancien qui semblait avoir une si grande importance pour le village fut posé sur la table. A son regard, l’on pouvait comprendre qu’elle n’était pas plus rassurée. Pourtant elle prit sur elle, pour fixer le major.
« Veuillez me suivre.
Elle se retourna, prenant les devant, s’engageant sur le chemin précédemment emprunté par les Atlantes jusqu’à une plateforme, bifurquant pour prendre une qui, dotée d’une pente douce permettait de descendre par demi niveau. L’étage inférieur comprenait quelques bâtiments, qui accueillaient principalement des serres, où poussaient des plantes arboricoles et des fleurs, et des lieux de travail et d’études, tournées sur les minéraux ou les insectes principalement. Ils avancèrent ainsi en ligne droite, franchissant certains des jardins couverts, jusqu’à ce qu’ils atteignent le bout d’une plateforme. Là Hanniah s’arrêta, désignant une échelle en métal scellée dans la roche.
« Il faudra passer par là. Ne posez pas le pied sur le quatrième barreau.
L’avertissement donnée, elle entreprit de descendre, démontrant une agilité particulière lorsqu’il fut question de franchir le barreau fragilisé par le temps. Elle se laissa simplement tomber, pour se rattraper au barreau d’une main, avant de reprendre la descente et poser le pied au sol. Elle s’écarta, s’assurant qu’ils suivaient bien, puis regarda autour d’elle. Dans une alcôve, une lumière dansante permettait de deviner la silhouette d’un garde qui les regarda, avant de retourner à ses occupations en reconnaissant la jeune fille qui les guidait. Elle n’avait rien d’une prisonnière, et elle aurait aisément trouver le moyen de l’avertir en cas de problème. Une nouvelle passerelle passée, ils longèrent cette fois une voie taillée dans la roche, parfaitement lisse, presque luisante tant elle était polie, puis ils entrèrent dans la montagne, quittant la lumière pour l’ombre, la chaleur pour la fraîcheur. Quelques lampes disposaient à intervalles réguliers permettaient d’y voir assez, ce qui, permettait à ceux qui ne portaient pas de lentilles de vision nocturne de noter que la cavité n’était pas naturelle. Tout était trop régulier, trop égale. Et avec ce constat, ils découvraient un autre son, une sorte de vrombissement sourd, et une odeur, celle de l’ozone. Une odeur qui irritait les narines, mais la concentration n’était pas toxique, comme le détecteur de vie lantien de Riyel l’indiquait. En le consultant, il pouvait d’ailleurs remarquer qu’il existait plusieurs niveaux, plusieurs couloirs et salles, et qu’ils se dirigeaient vers une source d’énergie. Probablement le générateur, ou une version de celui qu’il avait pu entrevoir dans les pages du livre qu’il tenait toujours contre lui et que Hanniah ne cessait de regarder, craignant de le voir tomber et s’abîmer.
« Nous sommes à l’entrée de l’ancienne ville. Il n’y a presque personne dans cette partie… Trop de lumière. »
Enfin, sous leurs yeux, les machines évoquées et dessinées dans le livre quittèrent le champ du papier pour prendre les atours du métal. Certaines, plongeaient dans un profond sommeil, ne brillaient d’aucun éclat, d’autres vibraient et dégagées de la chaleur, mais la plus impressionnante était la machine centrale qui était animée d’éclairs frappant les parois de la vaste cuve décagonale. Hanniah s’arrêta à mi-chemin, Riyel avait souhaité les voir, espérant mieux comprendre. C’est donc d’abord vers lui qu’elle prêta son attention.
« Sans… Les Souterrains ne seraient plus. Ils ont besoin de chaleur. Les restes de la… Tentative pour actionner l’Anneau sont ici. »
Elle désigna des amas de métal, entassés plus qu’ils n’étaient rangés, poussiéreux, entre lesquels des toiles d’araignées formaient un voile. A la forme, certains devaient se fixer sur les montants de la porte, ressemblant quelque peu à ceux utilisés au SGC. Quant aux câbles, ils avaient la dimension de ceux qui jaillissaient du générateur.
« Si vous avez des… Questions, je peux essayez d’y répondre, même si j’ignore encore beaucoup. Si vous voulez voir autre chose… Certains lieux ne devraient pas poser trop de problèmes. »




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Riyel Von Gikkingen
Exobiologiste
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Mar 3 Aoû - 17:32

Riyel Von Gikkingen

MJ 35 : Le Marteau de Volundr


Riyel


Comme un enfant devant la promesse d'une montagne de cadeau, il était prêt à partir sur le champ, malheureusement il remarqua que son départ solitaire n'était pas apprécié. Fronçant les sourcils, il se retourna à nouveau vers l'assemblé évaluant les positions de chacun. Déjà le Lieutenant Kelly voulait l'accompagner d'office et Riyel n'était pas assez d'idiot pour ne pas faire la liaison qu'il n'était qu'un simple civil, et dans l'armée on ne laissait jamais un élèment en solitaire. Cela passait encore, le Lieutenant ferait le guet si cela lui chante du moment qu'il pouvait observer les machines en silence. Ce qui posait le plus de problème fut la réponse du Major où il ressentait comme une amertume dans sa voie, manifestement sa décision de partir de son propre chef n'avait pas fait l'unanimité chez elle. Et ce qui acheva de le conforter dans l'idée que la prochaine fois il devrait tourner sept fois sa langue dans sa bouche, fut quand Riyel prêta son attention vers la Gardienne, elle n'avait pas apprécié le retournement de la situation.

Et lui ne comprenait pas non plus comment tout cela pouvait dégénérer à ce point, quand il les vit chacun à leur tour déposer fusil et armes de point. Ne sachant que faire, il suivit le mouvement déposant les deux seules armes que son niveau d'accréditation lui avait permis d'emporter.

Ceci fait, leur jeune guide prit cela comme un signal pour les mener au lieu voulu. Mais comme le destin s'acharnait sur lui, il sentit sa manche être légèrement tiré par le Major qui lui chuchota quelques mots qui lui firent le même effet qu'une douche froide. Se disant qu'il avait suffisamment tenté sa chance pour aujourd'hui il hocha simplement la tête et accéléra le pas pour se remettre au niveau d'Hanniah.

Comme lors de leur arrivée au village, il parcourait le paysage du regard, fasciné par leur ingéniosité. En passant devant les serres sont regards fut plus acérés, intrigués par les personnes gravitant autour de petites cages avec des insectes en leur seins. Mais la route continuait et il ne put poursuivre sa curiosité. En descendant l'échelle de métal, il s'interrogea sur le barreau cassé, peut-être avait-il l'esprit trop perché mais il se demanda s'il n'y avait pas un système de défense caché là-dessous. Poursuivant sa descente prestement et retombant souplement au sol, il attendit que ses camarades finisse de descendre pour reprendre la route, il était de plus en plus pressé d'arriver sur les lieux. La roche polie avait quelque part un côté apaisant et préparait lentement à l'absence de lumière.

Continuant lentement le trajet, il sentit une odeur lui chatouiller les narines, il l'as reconnu de suite mais peu sûr de son effet il veilla à l'aide de son détecteur de vie lantien qu'elle ne soit pas toxique à long termes mais le détecteurs lui indiqua que non, dans le même temps il observa les autres données qu'il lui fournissait comme le plan des lieux, un véritable labyrinthe s'établissait sous leur pieds, tout autour d'eux, mais ce qui l'intéressait pour le moment était la source d'énergie vers lesquels ils se dirigeaient tout droit. Il perçoit Hanniah jetant de fréquents coup d'œil au livre qu'il avait conservé dans ses bras pour corréler les données, il la rassura d'un sourire conscient que ce livre avait une grande valeur pour la Gardienne.

Il comprit son allusion à la lumière quand il remarqua la plus grosse d’entre eux, probablement la source d’énergie indiquait par son détecteur lantien, le model exact dessiner dans le livre, qu’il ouvrit en même temps qu’il s’en approcha pour l’étudier de plus près, ses connaissances en la matière restait un brin limitait mais il saisit quelques nuances. Oubliant à nouveau totalement la présence des militaires, il fit lentement le tour de l'installation, ce fut Hanniah qui le sortit de ses pensées en lui indiquant les restes des tentatives pour activer l’anneau. Tout naturellement il s’en approcha curieux, il remarqua une certaine similitude avec les dispositifs qui avaient pu être mis en place autour de la Porte du SGC, sur Terre. Si les techniciens restés à la surface pouvaient y avoir accès peut-être que cela les intéresserait mais vu les propos de la Gardienne, ils avaient fait un faux pas qui serait fort difficile à surpasser.

Les câbles semblables à ceux reliés au générateur étaient sans nul doute ceux ayant servi à les relier à la porte, mais d’où venait le problème, était-ce le générateur qui ne disposait pas d’assez de puissance ? C’était la solution qui lui paraissait la plus logique. Riyel parcouru le livre une nouvelles fois, essayant de trouver quel machine correspondait au schéma inscrit sur le papier et à juger par le fait qu’elle soit éteinte, soit elles n’avaient pas fonctionner comme elles auraient dû, soit le générateur ne déversait encore une fois pas assez de puissance pour les maintenir toutes en fonctionnement.

« J’ignore le temps dont je dispose pour faire le tour des installations, mais je ne pense pas qu’une exploration approfondie des lieux me soit accordée dans l’instant. » Il regardait la silhouette du Major qui se découpait dans l’environnement des machines, nul doute qu’elle allait avoir son insolence en travers de la gorge pour un bon moment.

«Vous pourriez peut-être répondre à une question. Le générateur à quoi sert-il précisément ? La moitié des installations que j’observe sont pratiquement toutes inanimées et la composition de votre village ne nécessite pas d’un générateur aussi imposant qui consomme certainement beaucoup. »

« En temps ordinaire, nous n’avons besoin que d’une infime partie de sa puissance. Lorsque le froid vient… Le rendement doit être plus important. »

Riyel sentit comme une réticence dans la voie de la jeune femme.

«Je vois, oui. Et concernant les autres machines en fonctionnement, quelles sont leur utilité ? Le livre n'est pas bien précis sur ce sujet. »

« A contenir l’énergie produite et inutilisée, principalement. Le livre l’explique… Mais dans ma langue.»

«Oh, seriez-vous en capacité de me les déchiffrer ? J’apprécierai beaucoup de connaître les détails. » Il lui tendit doucement le livre, prenant garde à sa fragilité. La jeune fille prit le livre, avec d’infimes précautions, avant de jeter un regard à Riyel puis au reste du groupe. Du temps, il n’en disposait clairement pas d’autant qu’il le voudrait.

« Je saurais mais avec du temps. » , baissant la voix, elle ajouta dans un murmure une petite remarque avant de glisser son regard sur les militaires furtivement « Et je doute que vous ne l’ayez. » .

Le ton de sa voix et son regard l’amenant à observer les militaires à son tour, le refroidit un peu. En effet, il n’aurait pas le temps nécessaire aujourd’hui et c’était fort dommage, il y avait encore tellement à explorer, le nombre impressionnant de salle montré par son détecteur lantien le lui prouver. Mais pour l’heure, il se détourna des machines, peu sûr de résister à leur attraction.

Il repensa plutôt à sa conversation avec la gardienne. Il y avait un point qu’ils n’avaient pas éclairci et il se demandait si la jeune femme ne serait pas plus encline à répondre sans la Gardienne à ses côtés. Alors il se rapprocha légèrement d'elle, déportant son regard sur le livre, repensant distraitement les pages que la Gardienne regardait avant leur débarquement.

«Dîtes moi, je repensais aux paroles de votre mentor tout à l’heure. Elle a fait remarquer que le peuple du Marteau cherche à reprendre la route d’autrefois. C’est une chose que je n’ai pas prise en compte plus tôt. D’où venaient vous exactement, qu’elle était la route initiale que suivaient vos ancêtres et que s'est-il passé pour que votre chemin s’arrête brutalement ? »

« Nous venons d'au-delà des Mers de Silence qui séparent les Amas. Lorsque nous sommes arrivés dans celui ci… Nos Chefs, ont cherché à s’en emparer, au moins en partie avant de devoir reprendre le voyage vers nos origines, si on se fit aux textes. Nous avons fini par perdre et le Volundr est tombé. »

«Les Mers de Silence. Est-ce loin d’ici ? Et je ne comprend pas bien, chercher à s’emparer de quoi exactement ? »

« l’Amas, les rassemblements de… » elle s’arrêta, pour se rappeler du mot employé par les Atlantes plus tôt, pour désigner les Feux qui demeuraient dans le Manteau, et reprit avec un sourire satisfait « Soleils et Berceau ? Cet Amas n’est pas le seul et entre eux l’on trouve les Mers de Silence. »

«Soleils et Berceau. » Cela lui prit cinq secondes avant d’enfin comprendre ce que la jeune fille voulait dire. «Vous êtes en train de me dire que vous venez d’une autre galaxie ? C’est fascinant ! Et autre chose c’est cet Amas qui n’était pas votre destination ou seulement ce monde, ce qui voudrait dire que vous vouliez atterrir dans un autre Amas. » Il espérait qu’elle comprendrait son cheminement de pensés, lui-même commencer à s’y perdre un peu, ce serait une énorme découverte pour eux.

« Je ne suis pas sûre de notre destination… Seulement que nous ne venons pas d’ici. »

«Vous n’avez même pas un tout petit indice ? Un mot vide de sens dans votre langue, peut-être que ça me parlera ? » Il aimerait tellement qu’elle lui parle de la Voie lactée, il ne savait pas encore trop pourquoi mais il aimait le fait de se dire que ce peuple était à des galaxies de partager leurs origines.

« Endelwer. C’est ainsi que nous la nommions… Je ne sais ni où elle se trouve, ni qui y demeure. Le seul détail… C’est un monde à trois soleils… Enfin je pense… Les mythes anciens… Ils évoquent le Berceau de notre race, attendant sous l’oeil des trois Divins notre retour… Et ils sont souvent représentés sous la forme de feux. »

« L’oeil des trois Divins. Représentés sous forme de feux c'est-à-dire? Vous auriez plus de détails à ce propos, peut-être une représentation dans ce livre. »
« C’est un livre de sciences pas… De mythes. »

«Excusez-moi, j'aurai pensé y voir une maigre esquisse.» Il garda le silence quelques minutes, ses méninges fonctionnant à plein régime. «J’avoue ne pas du tout savoir ce dont vous parlez malheureusement. »

« Ce n’est pas surprenant. »

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Hailey Spalding
Caporal
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Jeu 9 Sep - 18:47

Hailey Spalding

MJ 35 : Le Marteau de Volundr


Sous le nez du Marteau


Le temps accordé pour observer les machines, tenter d’apprendre quelques détails sur cette civilisation, pour mieux les comprendre, et peut être savoir plus précisément vers quoi ils se dirigeaient, était écoulé. Riyel se résigna donc à délaisser les machines et les questions, espérant pouvoir revenir un jour prochain afin de satisfaire à sa curiosité, rongé par l’idée qu’il avait manqué quelque chose, un détail important, une question à poser. C’était son côté scientifique qui parlait ici, son besoin de réponse, de connaissances.
Hanniah les mena de nouveau jusqu’à la sortie, les menant vers la bibliothèque pour qu’ils puissent récupérer leurs affaires, avant de les mener jusqu’à une sortie du village, moins traitre que les escaliers par lesquels ils étaient venus et qui leur ferait gagner un peu de temps pour la longue marche qui les attendaient.
« Que les Trois vous préservent. » murmura t elle avant de s’en aller, retournant à ses tâches.
Les Atlantes s’engagèrent sur un chemin étroit, moins ardu que l’escalier par lequel ils étaient venus. Il s’agissait d’un passage plus régulièrement emprunté, et un rail courait sur le côté, pour permettre à un wagonnet de transporter des marchandises. Cela pouvait surprendre, le village semblant pouvoir suffir à ses habitants mais certaines ressources devaient manquer. Parfois, des expéditions devaient être lancés, vers l’épave ou ailleurs. Riyel remarqua un détail qui le surpris. Sur le métal, que ce soit les rails ou les anneaux fixés à la paroi, et entre lesquels couraient une corde, il n’y avait pas la moindre trace d’oxydation. Il avait également remarqué cela au village mais sans y prêter forcément attention. L’entretien serait bien trop difficile, et le résultat était trop parfait. Même au plus proche de la pierre, il n’y avait pas la moindre trace d’oxyde. C’était donc un métal qui ne s’abîmait pas avec les intempéries, soit en raison d’un traitement particulier, soit d’une qualité inhérente, comme l’or. Cette information ne fit que le convaincre un peu plus qu’il aurait pu en apprendre énormément en échangeant plus longuement auprès des villageois. Mais il lui aurait fallu des heures, voire des jours et non quelques trop courtes minutes.
Bientôt les flancs de la montagne s’abaissèrent, libérant la vue sur la vaste plaine, creusée de cratères, parsemée de centaines de débris luisants au soleil, sous le ciel de fin de journée qui se teintait de rouges, d’oranges, de violets, et d’une inquiétante masse noire qui ne cessait de croître, gagnant toujours plus de terrain à mesure que le temps s’écoulait, rappelant que si la menace de la venue d’un vaisseau wraith n’était pas à écarter, le premier danger extérieur au peuple lui même qui les attendait sur cette planète restait la planète elle même, sa tempête. Ses couleurs, maintenant qu’il les voyait, Riyel, de par son métier d’exobiologiste, comprit qu’elles annonçaient du sable, de la pluie et surtout des orages. Et bientôt, un court échange radio initié par le Dédale le confirma dans son hypothèse. Les seules choses qu’il n’avait pu deviner, c’était l’émergence d’une perturbation magnétique d’envergure et le fait qu’ils disposaient d’environ sept heures avant que la téléportation ne s’avère rendue compliquée. Ils ne l’avaient pas vu venir celle-là sur le Dédale, se doutant que cette tempête poserait des soucis mais pas qu’elle poserait des soucis aux instruments. L’information était tombée brutalement, alors que la tempête parcourait une zone chargée de minerais métalliques.
C’est donc avec cette information en pensée qu’ils arrivèrent en vue du vaisseau, réalisant alors réellement à quel point il était immense, démesurée comparé au Dédale, ou un vaisseau Rush. Même détruit, l’idée qu’il aurait aisément pu menacer le Dédale et l’Athena avec ses batteries de tirs et ses chasseurs dont certaines baies se devinaient, à moitié enfouies dans le sable, déchiquetées comme presque tout s’imposait avec naturel, évidence. Quelque part, il était heureux que ce vaisseau ne soit plus, et il était souhaitable que d’autres semblables n’existent pas car s’ils devaient se révéler être des ennemis, ils poseraient de lourdes difficultés.
Ils continuèrent leur marche, restant à l’abri des dunes ou des morceaux d’épaves, jusqu’à une position depuis laquelle ils purent observer, à la jumelle, les fortifications qui, quoique sommaire et faite avec des pièces récupérées sur le vaisseau, n’en semblaient pas moins solides. Depuis leur position, c’était un mur, fendu d’une porte, dotée d’un chemin de ronde couvert par une toile tendue entre les deux morceaux du vaisseau qui avaient plié lors du crash, se séparant plus ou moins intégralement. Ils pouvaient y deviner des ponts, quelques consoles informatiques endommagées, mais surtout la présence de canons qui couvraient à la fois l’intérieur du camp et l’extérieur. Les emplacements avaient des angles morts mais les postes de tirs sur le mur d’entrée les compensaient aisément. Ce peuple avait fait le nécessaire pour pouvoir se défendre. Et au mouvement dans le camp, ils comprirent que tous se repliaient dans la partie de droite du vaisseau, pour passer le mauvais temps. Les bâtiments faits de tentes et d’un matériaux blanchâtre, jaunis par les nombreuses années paraissaient bien trop fragiles pour ce qui s'annonçait. Ainsi, les militaires comprirent qu’ils pouvaient entrer discrètement s’ils le désiraient, profitant de l’agitation, à condition de trouver une autre entrée, qui se présenta sous la forme d’une crevasse dans la paroi de la passerelle gauche. De là, ils n’auraient plus qu’à passer par l’intérieur du vaisseau. Deux solutions se présentaient à eux : entrer discrètement, observer, découvrir avant de tenter un contact ou s’avancer et prendre le risque d’être abattu par ce peuple contre lequel on les avait averti au village. Ils étaient des guerriers et les sentinelles des remparts n’avaient rien d’amicales. Ils portaient des casques noirs, sur des exo armures, protégeant leurs corps, arborés des fusils qui ne devaient pas tirer du plomb vu la couleur violacée qu’émettait des sortes de petites leds sur le côté de l’un d’eux, et qui tranchaient dans le noir matt. L’un des guetteurs braqua son arme dans une direction, prenant la position d’un tireur d’élite, quelques longues secondes, parcourant le paysage, s’arrêtant non loin des Atlante.
Emma regardait tout ailleurs, son attention avait été capté par le nez d’un appareil qui ressemblait à un chasseur, mais dont elle n’arrivait pas à déterminer s’il était intacte ou détruit, s’il évoquait plus un planeur de la mort qui aurait un corps plus imposant ou quelque chose de totalement différent. C’était la première chose sur cette mission qui lui donnait réellement l’impression que cela relevait de son métier, et de nombreuses questions en découlaient naturellement dans sa tête. Comment volait il ? Quelle était sa portée ? Ses capacités ? Des questions qui demanderaient de pouvoir approcher du pont endommagé pour obtenir un début de réponse.
Riyel n’y prêta pas vraiment attention ayant laissé ses jumelles après avoir observé ce qu’il pouvait voir du camp et du vaisseau de sa position à la Major Frei afin qu’elle puisse décider du plan. Cette dernière ne prêta toutefois pas attention au fait qu’ils avaient manqué d’être démasqués, son attention étant tournée sur la seconde entrée possible, tentant de déterminer la meilleure approche possible. De ce qu’elle pouvait voir, ils allaient devoir avancer rapidement entre deux patrouilles le long de la passerelle s’ils voulaient passer par là.
Shaun quant à lui remarqua que le fusil s’était arrêté, dans un angle qui pouvait laisser penser d’abord qu’ils allaient se faire allumer, mais il était trop sur la gauche. Il se retourna donc et suivant l’axe, au monoculaire, trouva pourquoi. Une personne se déplaçait dans le désert, approchant du Volundr, vêtu de longs habits amples qui rappelaient ceux des touaregs. Un faisceau rougeoyant jaillit du canon de l’arme et frappa la cible de plein fouet. Le lieutenant Kelly n’en était pas certain mais il était presque sûr que la tête avait tout bonnement éclatée à l’impacte. Les autres remarquèrent seulement le tir venant de la Porte.

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Informations MJ :

Vous voici arrivé sur le Volundr. Dernière partie de cette mission.
Deux chemins s’offrent à vous : tenter un passage par la grande porte ou l’infiltration. Indiquez moi ce que vous souhaitez, formuler le en rp et je vous fais ça.
Les observations finales que vous avez pu faire sur le tir ont été déterminées par un lancer de dé (de mon côté) sur 1d20 + rapidité d’esprit. La réussite étant à 12. Afin d’apporter un peu de hasard à l’affaire, car cela demande de regarder au bon endroit au bon moment, et de prêter attention à des détails pas nécessairement évidents sur une simple observation.
Voici vos résultats (d’abord résultat du dé puis rapidité d’esprit).
Karo : 3 + 5 = 8
Emma : 1 + 2 = 3
Shaun : 12 + 1
Riyel => non testé car ses jumelles sont entre les mains de Karola.



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Atlantis
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Lun 11 Oct - 21:21

Atlantis

MJ 35 : Le Marteau de Volundr


Karola Frei




Sans attendre, le petit groupe se mit en marche derrière Hanniah lorsque cette dernière les invita à se mettre en mouvement. Revenant sur leur pas, elle leur fit prendre une bifurcation inconnue d’eux après quelques minutes de marche. Ce chemin les conduisit en contrebas, une nouvelle zone s’offrit à leur regard, bien aménagée elle aussi et de manière plutôt inattendue puisqu’ici la végétation semblait s’épanouir. Cette nouvelle traversée lui permit de confirmer le fait que la population s’était très bien adaptée à son environnement, le transformant selon ses besoins. Ce qui corroborait aussi les dires de l’ancienne quand elle avait avancé que son peuple s’était installé là il y a déjà plusieurs dizaines d’années. Il fallait du temps et beaucoup de ressources pour en arriver à ce stade de développement.
Au bout de la plateforme, Hanniah reprit la parole pour les avertir que gravir l’échelle de métal devant laquelle ils s’étaient arrêtés n’était pas sans danger car l’un des barreaux était endommagé. C’est avec le souvenir de la chute d’Ava, que Karola suivit le mouvement en prenant soin de ne pas poser un pied sur le barreau en question en descendant dans les profondeurs. L’ambiance changea, à la chaleur, l’ensoleillement succéda l’ombre et un brin de fraîcheur qui fut plus que bienvenue. En tout cas, l’expérience aurait été agréable si à mesure qu’ils avançaient une odeur assez désagréable vint leur chatouiller les narines n’avait pas été présente. Karola plissa le nez en essayant d’identifier d’où elle pouvait venir mais elle n’en n’eut pas la moindre idée. A cela, s'ajouta un bruit sourd de machine. L’endroit était gardé, Karola espérait que tout se passe bien car en ces lieux, ils seraient sans défense. Leur guide poursuivit sa route dans le dédale de couloirs et de passerelles sans pour autant relâcher son attention sur le livre que Von Gikkigen tenait fermement dans ses bras. Ce dernier d’ailleurs semblait aux anges de se trouver en de tels lieux, Karola le sentait trépigner d’impatience d’atteindre leur but. Ils l’atteignirent sans encombre, il s’agissait de l’ancienne ville aux dires de leur hôtesse mais elle était déserte en raison de la luminosité qui y régnait. Karola n’y connaissait pas grand-chose, aussi se contenta t-elle d’hocher la tête en direction d’Hanniah. Ils trouvèrent dans ces lieux les objets de convoitise de Ryiel, des amas de machines et de câbles poussiéreux et anciens. Avant que ce dernier ne se lance dans ses observations, Karola consulta sa montre et dut refroidir ses ardeurs en réponse à sa réflexion concernant le temps dont il disposerait pour oeuvrer : “ Je vous laisse une demie-heure pour faire le tour, ensuite nous nous mettrons en route du Marteau.

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Pendant les 30 minutes qui s’écoulèrent, l’officier se contenta de faire un tour en restant à bonnes distances du matériel et en marchant lentement, surtout pour rester à portée du scientifique et garder un œil sur lui. Elle évita de toucher quoique ce soit, elle ne voulait pas provoquer un nouvel incident ou pire activer quelque chose sans le vouloir. D’une oreille attentive, elle écoutait également la discussion entre le scientifique et Hanniah qui dévia rapidement sur le monde d’origine de son peuple. Elle en savait très peu, d’après ses dires, aussi le pauvre scientifique resta le bec dans l’eau.


Que ce peuple vienne d’une autre galaxie aurait eu de quoi faire friser les moustaches de nombreux scientifiques terriens, néanmoins pour les membres de l’expédition Atlantis, cela n’avait rien d’extraordinaire étant donné qu’eux-mêmes n’étaient pas originaires de Pégase. Ce qui aurait été intéressant de savoir c’était leur origine exacte mais malheureusement, le nom de leur planète ou galaxie d’origine ne disait rien à Karola pas plus qu’au scientifique apparemment. Peut-être que la base de données des Anciens pourrait leur fournir de plus amples informations à leur retour d’autant que la demie-heure s’était écoulée et qu’il leur fallait reprendre la route. Karola constata bien que cela contrariait le scientifique qu’ils doivent quitter les lieux, mais il n’était pas question de perdre une seconde de plus. Ils pourraient toujours revenir plus tard si les relations entre leurs peuples se développaient.

Hanniah les reconduisit à la surface afin qu’ils puissent récupérer leur matériel avant de les mener sur la route qu’ils emprunteraient jusqu’au Marteau. Elle se fendit d’une prière pour leur souhaiter bonne chance avant qu’ils ne s’en aillent. Karola était soulagée d’avoir récupéré ses armes mais aussi de s’être soustrait aux regards des habitants de cette curieuse ville. Certes, ils s’étaient montrés accueillants mais la méfiance restait de mise, autant pour eux que pour elle. En s’éloignant, ils pourraient agir et discuter sans détour.


Vous pensez que nous pourrions tirer quelque chose d’intéressant de ce que nous venons de voir ?” demanda-t-elle à la volée à ses camarades en restant large sur ce qu’elle entendait par là afin de connaître leur avis.
« Si vous voulez mon avis, Major... » entama Shaun qui resta le temps de cet échange auprès de sa supérieure, avant de se préparer à se mettre en ordre de marche. « Je crois qu’une mission diplomatique et scientifique plus poussée devrait être mise en place. Au premier abord, on pourrait penser qu’ils n’aient pas grand chose à nous apprendre mais, j’ai l’intuition que tout n’a pas été explicitement révélé.
On pourrait toujours essayer de négocier, s’ils sont intéressés de réhabiliter la porte, je suis sûr qu’on a tout un tas d'experts qui pourrait faire ça en un clin d’oeil. Et on pourrait tirer profit de leur connaissance ou même des vestiges de leur civilisation en contrepartie. »


Karola était d’accord sur ce point avec lui, étant donné leur non-talent diplomatique, mieux valait laisser cela à des connaisseurs. D’autant plus qu’elle n’était pas vraiment pressée de recroiser l’aimable Ancienne de si tôt. A mesure qu’ils avançaient, leur champ de vision se dégagea et au loin apparut l’épave du marteau. En marchant à vitesse régulière, ils ne devraient pas mettre beaucoup de temps pour le rejoindre. Sauf que Riyel leur imposa un arrêt car il constata que le temps pouvait très vite se gâter. Surveillés par le Dédale dans leur progression, ce dernier les contacta rapidement et confirma les suspicions de Riyel. Cela les fit très vite déchanter car les prévisions n’étaient pas bonnes. Dans quelques heures, une tempête se déchaînerait dans les environs, rendant leur rapatriement difficile. C’était bien vu de la part du scientifique, toutefois, Karola s’abstint de le féliciter. Elle ne voulait surtout pas que cela l’encourage à de nouvelles prises de risques alors que depuis qu’elle l’avait averti, il se tenait plutôt à carreaux.
Karola jeta un coup d'œil à sa montre et y rajouta +7 à l’heure actuelle afin de savoir avec précision vers quelle heure ils devraient lever le camp avant que les choses ne se compliquent. Prudente, elle espérait même qu’ils puissent en avoir fini d’ici les 6 prochaines heures afin d’avoir une marge confortable. Juste au cas où car elle savait bien que rien ne se passait jamais comme prévu.

Il n’y avait donc pas de temps à perdre, elle remit le groupe en marche en précisant. “J’espère que vous en avez encore sous le pied pour les 7 prochaines heures, hors de question de faire la moindre pause.

L’épave du vaisseau emplissait pleinement leur champ de vision tant elle était gigantesque. Elle n’aurait rien eu à envier aux vaisseaux terriens. Même si son destin s’était avéré funeste, elle rappelait que le peuple qui l’avait construit devait posséder des connaissances en sciences et technologies comparables aux terriens et c’était une grave erreur que de les sous-estimer. D’ailleurs, les premières observations qu’ils purent faire en s’approchant d’eux le confirmèrent. S’arrêtant à distance respectable et se cachant derrière une dune qui leur permettait de tâter le terrain mais aussi de faire une pause, le petit groupe en profita pour réfléchir à leur approche. Karola en profita pour boire un peu d’eau avant de saisir les jumelles tendues par Riyel pour jeter un œil sur les abords de l’épave. Elle se redressa prudemment, en faisant attention à rester aussi discrète que possible.
Ce qu’elle put apercevoir n’avait rien de réjouissant, des hommes (soldats?) étaient postés et lourdement armés à l’extérieur. Elle ne parvint pas à identifier leurs armes mais elle ne doutait pas qu’elles étaient létales. On survivait dans un tel milieu. En analysant bien la zone, elle remarqua que deux patrouilles tenaient l’entrée des lieux autant dire que passer par la grande porte s’avérerait très dangereux pour eux même s’ils étaient aussi armés. Son observation faite, elle tendit les jumelles

L’entrée est très bien gardée par les patrouilles et je n’ai pas l’impression que ces personnes soient très amicales. Si on veut entrer, il va falloir soit tenter une approche en douceur ou bien trouver un autre moyen d’entrer.” annonça t-elle à ses camarades alors qu’elle se tassait de nouveau derrière la protection que la dune leur fournissait.


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Atlantis
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Lun 11 Oct - 21:22

Atlantis

MJ 35 : Le Marteau de Volundr


Shaun Kelly




Jusqu'à présent, le Lieutenant s'était montré bien silencieux. Il avait escorté l'exploration vers les vestiges de cette civilisation d'un regard plus prudent qu'intéressé, même si sa curiosité avait laissé son attention courir sur les différentes machineries qui se déployaient à son regard. Il n'avait pas la connaissance scientifique, encore moins au regard de son arrivée récente sur Atlantis, de ce que les variantes de ce côté-ci de l'univers pouvaient apporter. Les dix années passés au sein du Stargate Command, à explorer les différents mondes de leur propre galaxie, lui avait permis d'acquérir une certaine connaissance inhérente à son rang : il n'était pas un novice dans le domaine, mais cela restait de l'ordre du limité et pour cause, ce n'était pas son métier. Ce qu'il vit, il ne l'avait jamais aperçu avant, même s'il y avait des similitudes et des silhouettes familières. Si la mission avait été différente, sans doute aurait-il lui aussi posé davantage de question, mais là n'était pas leurs objectifs.

Prendre contact avec la populace locale, voilà qui était fait. Découvrir la cause du blocage de la Porte, ils en ressortaient avec une vague idée, les constatations du russe étaient plus poussées que les siennes, il devait avoir un meilleur avis à ce sujet, mais en aucun cas il n'avait été fait mention d'y remédier pour le moment. Il restait encore le niveau technologique du vaisseau crashé à déterminer, et maintenant qu'ils étaient à peu près sûrs que l'événement n'était pas d'hier, il restait l'énigme de ce signal de détresse toujours actif malgré les générations écoulées.

Shaun avait fait part de son avis sur le sujet, bien qu'il restait en surface, quand la leader chercha à en connaître ceux de son équipe. Il n'était d'ordinaire pas friand des suppositions, mais ce n'était pas sa mission, ni ses décisions.
C'est d'un pas engagé qu'il reprit finalement sa marche, se plaçant comme à son usuel en fin de ligne pour clôturer la marche et se charger de la veille arrière. Comme à son habitude, il restait discret et surtout concentré à sa tâche, qu'aucun aurait pu prendre comme rébarbative, mais l'homme à la formation adéquate, était doté d'une patience remarquable. En tant que sniper, après tout, il s'était habitué à parfois attendre près de dizaine d'heure en veille statique, le temps de voir apparaître une cible providentielle à abattre. Ça avait été son boulot, là-bas, au Moyen-Orient. Les choses étaient désormais différentes, moins dynamiques, plus dans l'expectative. C'était sans doute la raison pour laquelle, sitôt arrivé sur Atlantis, il n'avait pas demandé à prendre la tête d'une équipe d'exploration. La plupart du temps, ça se soldait par des prises de contact diplomatiques, des escortes scientifiques, et tout un tas de missions plus ennuyeuses les unes que les autres. Celle-ci le confortait dans ses décisions. Il voulait retourner sur le terrain, vif et intense.
Le soleil battait toujours son triomphe sur leurs épaules et leur tête. La lourdeur en était plus supportable, ce dernier donnant sa révérence et se couchant dans l'horizon vermeille. Leurs armes à nouveau en leur possession, que Shaun avait entrepris d'en vérifier les siennes par prudence, voir si elles n'avaient pas été trafiquées ou modifiées pendant leur absence, il s'en trouvait un peu plus au confort et à la sécurité. Le vent se levait doucement, et l'annonce de l'intempérie à venir ajoutait un poids certain sur leur épaule. C'était un risque supplémentaire qu'il était difficile de savoir s'ils devaient prendre.

« Perturbations magnétiques ? » avait relancé Shaun à ce sujet, lorsqu'il fut évoqué dans l'équipe. «Est-ce que ça pourrait avoir un lien avec ces signaux de détresse réactivés étrangement ? »

Il lançait ses réflexions à voix haute quand bien même il n'était assurément pas le plus calé dans le domaine pour y comprendre quoi que ce soit, tandis que d’un geste rapide, il configurait sa montre avec ces nouvelles informations.. Il se souvenait des tempêtes de sable dans le désert, et ces dernières étaient réellement dévastatrices. Il n'avait aucune idée de l'étendue de celle-ci, mais si ça inquiétait le Dédale, il fallait que ça les inquiète doublement à terre, surtout que ça foutrait à terre tout leur matos électronique, radio comprise.

Aux abords du vaisseau, le groupe trouva position à l'abri d'une dune le temps de leurs observations. Shaun avait activé son dispositif fixé à son casque pour placer le monoculaire devant son regard. Il fit un premier tour d'une constatation silencieuse, de ces armements particuliers dont ils disposaient, de tous ses systèmes d'armes mis en place pour la défense. Il avait eu une réflexion de tension musculaire lorsqu'il vit le tireur pointer leur direction à peu de chose près, mais rapidement, il en vit la raison, le tir, l'impact. Ce fut si bref, qu'il en resta, une brève seconde, stupéfait. Ces gars-là venaient-ils vraiment de tirer sans la moindre sommation sur un voyageur solitaire ?
Y'avait peu de doute sur l'origine du sniper qu'il avait identifié lors de leur arrivée. Même si aucune confirmation n'avait été émise, il était à prévoir qu'ils avaient déjà idée de leur présence sur ce lieu, et sans doute raison à une sécurité renforcée - ce qui annonçait des échanges diplomatiques un tantinet plus musclés.

« Ils viennent de descendre un type. Bordel. » informa-t-il le Major en lien avec ses propres suppositions. La direction de son monoculaire cherchait à voir le corps bien immobile au sol, avant d'en revenir au tireur qui en avait été l'origine, cherchant à estimer la distance en ses deux points d'observation, son télémètre sortit de sa pochette et couble à son œil observateur. Ca lui donnerait une information précieuse sur la qualité et la portée de ces armes particulières. Avec quelques observations au télémètre, et un rapide calcul mental, il put estimer la distance assez précisément à 2700 mètres. « J'ai l'impression qu'on peut oublier quelconque approche frontale sans message d'invitation officielle si on veut pas se faire accueillir avec discipline. Entrer sans y avoir été invité, c'est se risquer à une réponse nette et brutale si on se fait découvrir. »

Son regard bifurqua sur le scientifique qui parcourait ses propres observations de son côté, avant de revenir au Major, l'air davantage dans la confidence et la criticité de la situation.

« L'équipe n'est pas opérationnelle pour ce genre d'approche, Major. J’sais pas ce qui alimente leur canon ni leurs armes, et pour réussir un tir à près 3km, ça doit être du matos de fils de pute, mais peut-être que la tempête mettra aussi à plat leurs systèmes de défense. Bien que j'pense qu'on n’est pas là pour ça. Peut-être qu'on pourrait essayer de trouver un moyen de s'annoncer sans s'exposer ? Après tout, la mission prioritaire était de savoir si y'avait des gens à secourir et ces types là n'ont pas vraiment l'air en détresse. »


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Atlantis
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Lun 11 Oct - 21:23

Atlantis

MJ 35 : Le Marteau de Volundr


Riyel Von Gikkingen




Suivant lentement le petit groupe, il portait peu d’attention au chemin la tête ailleurs totalement perdu dans ses réflexions, un goût de trop peu en bouche. Dès leur retour à la bibliothèque et tout en reprenant ses maigres effets personnel il se fit la réflexion qu’il faudrait tenter le tout pour le tout afin de revenir ici, il y avait tellement à apprendre de se peuples, peut-être qu’il pourrait faire repartir les machines abandonné dans ses souterrains et que dire d’étudier les espèces animal qu’il avait entraperçu dans les serres, c’était sa spécialité après tout.

Arrivé au escalier les menant vers leur prochaine destination, il entendit distinctement le murmure d’Hanniah. Ce qui lui fit regarder les marches avec un œil suspect, priant lui aussi les trois qu’il ait encore ses jambes à la fin de leur mission.

S’engageant comme le reste de la troupe vers l’épave qui luisait au soleil, il dardait une oeillade fasciné partout vers l’horizon, un regain d’énergie soudain pourtant vite calmer par une vision du Major s’attendant tout à fait à ce qu’il oublie encore sa place au sein de l’équipe. Clouant donc le bec à ses envies, il fronça pourtant les sourcils face à un détail pour le moins perturbant.

L’atmosphère était anormalement lourde et pour cause une masse sombre les surplombait, présage d’un grand sinistre qui fit monter son inquiétude d’un cran, tous les petits détails qui l’avait fait tilté au départ prenait maintenant sens, ses soupçons furent aussitôt confirmé par un appel radio du dédale qui fut bref mais tomba comme un glas. Tout juste sept heures pour boucler la mission. S’il lui fallait un argument supplémentaire pour couper net ses investigations c’était bien celui-là. Arrivant en vue du vaisseau, il eut quand même une pensée fugace pour les machines souterraines, et la tentative avortée pour réactiver la porte, sans compter la taille du générateur. Cette tempête était peut-être à l’origine de tous ses dysfonctionnements, soit ils n’avaient pas réussi à utiliser l’énergie de base, soit les perturbations magnétiques étaient trop énormes pour être contenues.

Caché derrière les dunes il observait le manège des membres du Marteau, sans ses jumelles Riyel ne pouvait rien faire de significatif hormis approuvé les dires du Lieutenant Kelly.

« Certes l’entrée est bien gardée mais à en juger par leur équipement, s’ils ont déjà pris connaissance de notre arrivée, ils doivent nous attendre à toutes entrées possible, néanmoins l’infiltration est sans doute la meilleurs solution envisageable. » Il se mordit la langue pour ne pas laisser échapper une mauvaise remarque. « Comme l'a si bien souligné le Lieutenant, je doute d'être utile si vous décidiez de foncer droit devant.


Emma Hawkes


L'ambiance était pesante et je tâchais de rester bien silencieuse et à ma place. Pour ma première mission sur le terrain je naviguais carrément sur des eaux inconnues et je détestais ça. Entre ne pas savoir ce qu'il faut ou ne pas faire avec des aliens inconnus et devoir gérer la présence de nombreux étrangers dont je ne comprenais ni la langue ni les coutumes. Un simple geste anodin pour moi pourrait être mal interprété... C'était tout simplement l'horreur.
Voler et chasser c'était tellement plus simple : un avion, une cible, l'instinct et la technique. Débusquer la cible et la shooter, c'était tellement plus facile. Là c'était un tout autre exercice et je me demandais si je n'étais pas un peu trop vieille pour ce genre de reconversion.

Lorsque la boss annonça que nous allions accompagner Riyel ainsi nous ne serions pas séparés. J'appréciais intérieurement cette annonce car une évacuation en urgence avec une équipe éclatée aurait été extrêmement complexe. Même si on dit qu'il ne faut pas mettre tous ces œufs dans le même panier, la particularité de la planète avec notre plan d'extraction complexifiait le protocole d'extraction.
Attentive à ces indications, je repérais son regard à mon attention et je me préparais à reprendre la route sans rien ajouter.
La vieille femme réagit à cela de manière assez inattendue. Pourquoi l'avait-elle mal pris? De mon point de vue, il n'y avait pourtant rien de mal à vouloir rester ensemble... Voilà un bel exemple qui explique pourquoi je me tais... Avec ma capacité à mettre les pieds dans le plat on pourrait se faire fusiller pour un éternuement.

Afin de suivre les autres membres du groupe, elle demandait que l'on laisse nos armes. Cela ne me dérangeais pas vraiment car habituellement je n'en porte pas sur moi. En cas de crash, l'équipage des aéronefs ont à leur disposition des armes rangées et sécurisées. Lorsque la major déposa son matériel je suivais le mouvement sans demander mon reste. De toute façon vu leur nombre nous n'aurions pas eu le dessus.

Quelques instants plus tard nous étions de nouveau en route mais vers quelque chose de totalement différent. L'ambiance était légèrement différente. Moins oppressante. Peut-être parce qu'il y a moins de monde? Quoi qu'il en soit j'observais les alentours me demandant si je verrais quelque chose d’intéressant.
Le chemin n'était pas de tout repos et il fallait faire attention. Cela ne me faisait pas peur et je tenais bon tout en gardant le rythme.
Après la traversée d'une passerelle, on se retrouvait sur une voie carrément taillée dans la roche, mais cela était extrêmement parfait. Je touchais la paroi avec la main ne sentant le grain de la roche. Cela avait été fait avec une finesse et un précision incroyable.
En m'approchant je percevais une sorte de bruit de moteur ou de machine ce qui me parlait plus que tout le reste. A cela était liée une intense lumière qui à entendre notre guide était trop brillante pour eux.
Riyel pouvait voir les machines dont il avait parlé précédemment. Je n'y connaissais rien mais cela me semblait très avancé. Je la laissais discuter avec la guide regardant les appareils de loin sans y toucher car comme on dit chez moi "touche pas à ça p'tit con" ça évite des problèmes.
La major demanda si quelque chose d’intéressant pouvait ressortir de cette visite. Pour ma part, je n’avais pas d’avis et je restais silencieuse plutôt que de faire perdre du temps au groupe.

Quand la jeune femme annonça que c'était terminé, je trouvais que le temps impati à Riyel était un peu court. Mais je n'avais pas mon mot à dire. Nous avions été raccompagné vers la sortie du village, après avoir récupéré nos affaires, la jeune femme nous dit une petit phrase tout bas que je sentais être des voeux de bonne continuation. Je lui fit un sourire amical ne sachant pas quoi répondre. C'était à me demander si mes compagnons ne me prendraient pas pour une muette.

Cette fois-ci nous marchions vers un autre objectif un peu plus périlleux.
Approchant du vaisseau échoué je n'arrivais pas à le quitter des yeux le trouvant à la fois magnifique et terrifiant. J'aurais aimé le voir voler, savoir comment il bougeait ou vibrait. Bien entendu je n'aurais pas apprécié faire partie de ces ennemis car la puissance de feu étant en adéquation avec la prouesse technologique qui le composait. L’autre élément inquiétant à prendre en compte étaient les sentinelles lourdement armées. J’espérait que cela ne tourne pas mal et que nous ne serions pas pris pour l’ennemis mais vu l’attitude de la vieille femme j’avais des doutes...

La camp à proximité était bel et bien vivant vu la présence des sentinelles. Toutefois, mon regard se posa sur un détail. Il y avait un aéronef, visible non loin de nous et malgré la distance j’arrivais à voir sa forme et sa ligne me rappelaient étrangement un planeur de la mort.
Comment cela était-il possible? Les goa'uld n'avaient pas été dans cette galaxie, mais ils avaient sans doute piqués la technologie à un peuple et peut-être était-ce à celui-ci... C'était un détail bien trop étrange pour moi pour que je continue de me taire.
Sortir de ma retenue habituelle n’était pas forcément le bon moment et je n’avais pas vraiment de grosses informations à donner et beaucoup de questions me trottaient dans la tête tel que ses caractéristiques techniques, comment il volait et qui était à l’origine des plans.

En me retournant vers mes camarades, je pus écouter les indications de la boss par rapport au plan à suivre pour entrer dans l’épave. Franchement, y aller en douceur en faisant preuve d'honnêteté était la seule solution envisageable. Tenter d’entrer par la ruse et se faire prendre signerait notre arrêt de mort.

Major, outre le fait qu’ils sont lourdement armés, leur nombre inconnu, qu’il connaissent le terrain et qu’il savent sans doute qu’on est déjà là. La seule option que je vois reste encore la diplomatie comme tout à l’heure. Si on se fait prendre, on est mort. D’autre part, je viens de repérer un truc bizarre. Il y a un appareil là-bas, une sorte de chasseur, la ligne, de ce que j’ai pu en voir, ça me fait penser à une Planneur de la Mort ce qui est impossible du fait des origine trop éloignées. C’est pas normal.

Brusquement, la situation changea. On venait de tirer. Ou et qui je n’en n’avais aucune idée. Je n’avais pas eu le temps de voir quoi que ce soit. Et mon premier réflexe fut de me mettre en position de riposte auprès de mes camarades, prête à les suivre et à faire faux dès que cela serait nécessaire.

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Atlantis
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Lun 11 Oct - 21:24

Atlantis

MJ 35 : Le Marteau de Volundr


Karola Frei


Fait incroyable pour être souligné car cela était rarement arrivé à Karola, l’équipe était d’accord quant à la marche à suivre globalement. Ou en tout cas, aucun d’entre eux n’était motivé pour prendre un risque aussi gros que celui de foncer droit dans la gueule du loup. La jeune femme écouta les dire de chacun de ses coéquipiers.

Les observations d’Emma apportèrent des informations supplémentaires tout aussi intéressantes que les autres. La jeune femme avait remarqué la présence d’un vaisseau d’un type inconnu à Karola. Aussi s’apprêtait-elle à lui demander davantage de précision quand Shaun s’agita à côté d’elle avant de s’exclamer qu’une personne venait d’être abattue par la garde du vaisseau. Le sang de Karola se figea un instant craignant qu’ils n’aient été découverts et soient les prochains. Très prudente, elle prit visuellement connaissance de l’emplacement où gisait à présent le corps. Des tas d’autres questions émergèrent dans sa tête concernant l’identité de l’individu et les raisons de sa mort. La seule certitude qu’elle pouvait avoir c’est qu’ils connaîtraient le même sort s’ils faisaient route à découvert vers l’entrée principale.

Elle jeta un oeil à ses camarades qui attendaient certainement une décision de sa part. Ils pouvaient tout aussi bien stopper la mission ici et rebrousser chemin. De nature prudente, la dangerosité de la situation ne lui inspirait pas confiance surtout parce qu’ils comptaient un civil dans leur groupe. Mais en même temps, la remarque de Hawke concernant le vaisseau avait titillé sa curiosité et ils avaient peut-être un avantage à être en petit groupe pour mener l’enquête. De plus, en abandonnant la mission ils ne rempliraient pas la totalité de leurs objectifs.

L’officier vérifia son équipement ainsi que son intégrité avant de faire finalement part de sa décision au groupe. “Nous allons tenter une approche en toute discrétion pour voir d’un peu plus près ce vaisseau mais pas de folie. Au moindre problème, on contacte directement le Dédale.” Elle fit une pause puis repris après les avoir tous regardé successivement car elle était consciente que s’ils continuaient ils s’exposaient à des risques sévères. “Si l’un de vous ne souhaite pas continuer, c’est maintenant que vous devez vous décider.

« Major. Sauf votre respect, je doute que Von Gikkingen et le Lieutenant Hawke aient l’expérience du terrain suffisante pour se risquer à ceci. Ça serait prendre un risque considérable, surtout au regard des technologies et hostilités de ces habitants. » réagit Shaun aussitôt, gardant la tonalité de sa voix sobre et d’une certaine linéarité pour ne pas avoir l’air de discuter les ordres, mais de seulement apporter son avis.

Karola comprenait l’objection du Lieutenant mais il lui semblait incongru de continuer sans eux si le but était d’en savoir plus sur l’équipement. “Tout comme tous les deux nous n’avons pas les qualifications pour comprendre la technologie utilisée par cette civilisation. Mais, si vous avez une autre solution, je suis toute ouïe.

« Je continue à penser que chercher un moyen de s’annoncer pacifiquement et sans s’exposer est la meilleure solution. S'infiltrer, c’est ouvrir en premier les hostilités. » Son regard passa pour faire un rapide tour d’horizon sur toute la longueur de l’appareil, ses réflexions dérivant sur cette autre solution demandée, histoire que cette remarque soit réellement constructive. « Peut-être que le Dédale pourrait nous être d’une certaine aide. S’ils captent les fréquences émises par la balise de détresse, ils pourraient essayer d’envoyer un message en faisant un balayage sur le spectre d’onde radio. Ou alors...» Il reporta son attention sur la pilote, la détaillant un instant du grisé de son regard. « Ce vaisseau que vous avez repéré, est- il hors d’atteinte de cette population ? S’il est en état, il pourra peut-être nous donner les moyens de communication qu’il faut ou nous en apprendre plus. »
A chaque intervention du Lieutenant Shaun son incapacité à se défendre était toujours plus mis en lumière c'était foutrement agaçant pour Riyel mais ce serait sûrement ainsi jusqu'à un bon moment. Faisant fit de ses réflexions, il s'intéressa à ses propos qui soulevaient un bon point. « Contacter le Dédale est sans doute notre meilleur moyen de nous assurer un ticket d'entrée en espérant que la tempête à venir, ne perturbe pas les ondes de sortie au niveau de leurs instruments. » Il regardait les hommes patrouillait autour des portes frontales, et dériva doucement vers la tempête grouillant derrière eux, la pression devenant plus importante au fur et à mesure que le temps passer, qui sait si le Dédale pouvait réellement les téléporter à temps, c'était peut-être déjà trop tard et en ce cas il faudrait trouver une solution de replis. « Quelle que soit votre décision Major, j'ai bien peur qu'il vous faille décider dans la seconde, même si les perturbations magnétiques semblent encore loin, qui sait si la tempête ne va pas s’empirer au pire moment, c'est notre seule chance de découvrir ce qui se trame ici. Et par les sciences, son envie d'avoir le fin mot était à son comble, il ne voulait pas passer à côté de telles informations.
Va pour le contact du Dédale.” décida-t-elle finalement en lançant la communication afin de leur transmettre la demande.
// Ici le Dédale. Major. Nous allons effectuer un nouveau balayage des fréquences, mais jusqu’ici cela n’a rien donné. La balise émet sur une fréquence subspatiale mais ne peut pas recevoir de message. Quelle est votre situation en bas ? //




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Atlantis
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Lun 11 Oct - 21:25

Atlantis

MJ 35 : Le Marteau de Volundr


Tour MJ : Une nouvelle solution ?

co écrit avec Papi

A bord du dédale
« Soldat, effectuez un balayage. On recherche une communication active, on n’émet pas. » ordonna l’officier des communications à un de ses hommes, avant de fixer sa console avec attention, parcourant une nouvelle fois les données. La seule source qu’il trouvait, c’était la balise. Et tant que le Colonel n’avait pas autorisé de dévoiler sa présence, en émettant, ses hommes ne feraient qu’écouter.
Il jeta un regard vers un de ses hommes qui faisait jouer les réglages, et ce dernier secoua la tête. Pour l’heure, il n’y avait rien. Mais ce n’était pas dans les premières secondes que l’on tombait sur la bonne fréquence, si tant est qu’une soit utilisée..
// Nous avertissons le Colonel de votre demande. S’il l’autorise, et qu’il y a bien un récepteur dans cette épave, nous tenterons d’établir le contact depuis le Dédale. On vous prévient si on a un écho sur une fréquence. //

Une discussion entre le Colonel Caldwell et ses officiers s’engageait dans la minute qui suivit, sur la demande de l’équipe au sol d’émettre pour établir un contact radio avec le Volundr, vaisseau écrasé depuis si longtemps que des spécialistes se demandaient encore comment la balise pouvait encore fonctionner. Le choix qui se devait d’être envisagé présentait de multiples facettes, sans conséquence dans une galaxie dénuée de menaces, très probablement mortelles pour une peuplée par une race vorace et belliqueuse comme les wraiths. Émettre, c’était prendre le risque de donner sa position.

Posté face à un écran du pont de commandement, l’officier observait l’image agrandie de la tempête monstrueuse que le télescope relayait. Technologie fondamentalement humaine installée sur le vaisseau qui n’avait jamais été aussi pratique dans le cadre de l’exploration spatiale. D’expérience, Caldwell savait que la technologie avancée des détecteurs ne faisaient pas tout. Il arrivait parfois que l'œil humain apportait une somme d’informations plus éloquente qu’un tas de lignes de contrôle.
En l'occurrence, l’énorme coulée de boue informe et paradoxalement lente qui se déployait sur ce morceau de la planète n’annonçait rien de bon pour l’équipe au sol. Sept heures, c’était dans le cas d’une prédiction régulière et bien rodée sur une planète qu’ils découvraient à peine. Un esprit prudent verrait cette prédiction avec de la réserve.

//La position de l’équipe.// ordonna l’officier d’un ton neutre.

L’image se pixelisa sous l’effet du déplacement du télescope. A une si grande échelle de distance, la visualisation demandait du temps. Mais le colonel affectionnait cette façon d’appréhender le terrain. Le mouvement se stabilisa avec lenteur, l’image s’éclaircit, travaillée continuellement par les ordinateurs de l’Observatoire du Dédale. Un drone aurait eu un bien meilleur rendu mais son équipement faisait un travail similaire. Steven acquiesça en discernant les petites fourmis que représentait l’équipe au sol. Frei, Kelly, Hawke et Von Gikkingen. Leurs signatures de balise sous-cutanée se matérialisait sur l’écran, à côté de leurs silhouettes, sous la forme de numéros identifiants que le colonel avait pris soin d’apprendre par cœur pour le bien de la mission.

//Quelque chose les retient.// déduisait-il alors.
Il songea au jumper occulté. Sa technologie furtive échappait aux capteurs du Dédale. Il était pourtant là, quelque part, à veiller sur l’équipe au sol. Mis à part les instruments du vaisseau, cet équipage représentait une forme de garantie, une autre paire d’yeux sur le terrain. Ce que le télescope ne relayait pas, ses hommes dans le jumper s’en chargeaient.
//Prat ?//
//Un autochtone abattu confirmé. Activité de garde agressive.//

L’officier gardait le silence. Il intégrait les différents éléments et calculait les variables. L’équipe Frei avait été plutôt avare en informations, leur demander un compte rendu prendrait du temps. Temps qu’il n’avait pas spécialement envie de leur prendre vu la situation. Steven préférait se préparer au pire, comme une réduction soudaine et drastique du compte à rebours par exemple. Leur requête de prise de contact indiquait, par déduction, que la diplomatie ne semblait pas leur avoir ouvert les portes. Ce que Caldwell voyait sur son écran, c’était une équipe bloquée au pied d’une porte sous surveillance.

//Capitaine LaTour, nous pouvons émettre cet appel en toute sécurité ?//
Le responsable de communication répondit de façon catégorique.
//Négatif, colonel. Pas sans révéler notre position. Nous en savons trop peu sur leurs capacités de détection. Leur réseau de communication est un mystère. A part cette balise, on ignore si leur système est opérationnel.//
//Un risque hasardeux.// conclut l’officier, n’ayant pas l’attention d’accorder la requête du Major. Il ne fallait pas oublier l’environnement extérieur. En plus de l’épave, il n’était pas impossible que les émissions radios alertent des vaisseaux Wraiths croisant dans le coin. Le Dédale opérait dans un secteur qui leur appartenait.
//Autre chose à signaler ?//
//Oui colonel. On note un démantèlement progressif sur le terrain.//
D’un geste de la main, le colonel ferma la fenêtre de rendu du télescope et ouvrit la visioconférence du Capitaine LaTour. L’officier responsable de la communication et de l’observatoire, assis à son poste, fit signe à un subordonné. Une succession d’images fixes, prises depuis le Dédale, matérialisaient le théâtre d’opération. La première, qu’il connaissait bien, représentait le camp. Ce cliché avait été distribué à l’équipe lors de son briefing. Le colonel considéra les prochaines images en relevant sans mal l’anomalie.
Sur les clichés suivants, les structures disparaissaient...les unes après les autres.
//Ils déménagent...//
//La tempête semble être en cause. Ces bâtiments ne résisteraient pas aux vents violents. J’ai recoupé les données. Tout semble se faire de manière méthodique et dans le calme.//
//Ils sont rôdés à la manœuvre. Je suppose qu’ils se réfugient dans le croiseur ?//
//Il semblerait, oui.//

Cette activité progressive en extérieur occupait manifestement pas mal de monde, c’était une opportunité à saisir. Caldwell étudia calmement les clichés pour se forger une opinion. La mission commençait à piétiner selon lui. Dans le meilleur cas de figure, l’escouade évacuait dans sept heures. D’un point de vue tactique, ils avaient moins de temps que ça. Le trafic entre le camp et le vaisseau allait accroître la présence dans ses entrailles. Mais tant qu’ils démontaient leurs structures, là, maintenant, ça ne serait pas le cas. Il y aurait logiquement moins de monde à l’intérieur.
Sauver les meubles face aux caprices de l’environnement prévalait sur un risque d’infiltration de tout premiers explorateurs. Le tout des siècles plus tard. L’officier le jaugeait consciencieusement. Il se disait que ces gardes, à la porte, ne s’attendraient pas à leur visite.
Si c’était bien fait...

Au bout d’une trentaine de secondes, le colonel se redressa et fixa l’image du Capitaine sur l’écran.
//Surveillez ces activités, tenez moi au courant.//
//Bien monsieur.//

Steven quitta l’écran et revint à son siège. Il s’y installa rapidement, sa main accrochant la commande de communication pour y sélectionner la fréquence d’un geste habituel.
//Escouade d’abordage Bravo et Lima, paré au déploiement. Équipement non létal. Briefing à venir.//
Suite à ce message concis, le colonel capta le regard de son second et lui donna les éléments.
« Sortez les cartouches mouchards. On déplace les gardes à une distance raisonnable de l’épave. Un peu de marche ne leur feront pas de mal. A partir de là, Bravo sécurise l’accès et Lima couvre la progression du Major. Équipement non létal et procédure de contrôle de foules. Trouvez-moi Wakks, qu’il intégre l’équipe de Frei. Il sera leur roue de secours. »
Le second acquiesça et quitta le pont d’un pas rapide.
Nouvelle saisie de fréquence.
//Prat. Changement de programme. Logez-moi les gardes qui retiennent notre équipe. Je veux connaître leur nombre et leur position en temps réel. Bravo et Lima vous rejoignent sous peu. On leur prépare un voyage touristique.//
//Reçu, c’est parti.//
Ne restait plus que l’équipe au sol. Caldwell se brancha sur leur fréquence commune.
//Major Frei, lieutenant Kelly, ici le colonel Caldwell.//

Il attendit un retour de leur part. Après s’être éclairci la gorge, il présenta la situation.
//Les conditions sur le terrain ne vont pas rester à votre bénéfice bien longtemps. Je ne parle pas seulement de la tempête. A l’heure actuelle, un rapatriement massif du campement vers le vaisseau s’organise. Vous serez bientôt privés de vos dernières options.//
Son regard alerte se tourna vers un de ses subordonnés. On lui signalait que l’équipe d’abordage était prête, le second procédait au briefing. Le déploiement ne tarderait pas.
//Nous allons profiter de la diversion que nous offre ce démantèlement. Deux équipes d’abordage vont vous introduire dans le bâtiment. La première gardera l’entrée, la seconde sécurisera votre progression. Je vous adjoins également un spécialiste. Vous connaissez vos ordres : situez l'émetteur, enquêtez, revenez. Entendu ?//

Suite à l’ordre du colonel Caldwell, l’opération se mit rapidement en branle. Les équipes Bravo et Lima furent téléportées à une distance raisonnable de l’épave. On ne voulait alerter personne.
L’officier responsable des équipes d’abordage, le Capitaine Mowett, avait décidé de se charger personnellement de la mission imposée par Caldwell. Ignorant les capacités de détection du Volundr, il opta pour une approche lente mais sûre de ses unités vers la position de Frei. Le tout sous le couvert des instruments du Jumper occulté.

Chaque escouade s’était déployée pour couvrir un flanc. Le Capitaine Mowett, quant à lui, prenait le centre en compagnie de Wakks et Oscar : le technicien de la Porte qui avait cru sa journée terminée. Pour éviter tout malentendu, l’officier leva le silence radio pour signaler son approche d’un bref cliquetis de son contacteur. Il attendit que les hommes de Frei réagisse puis donna un signe clair de la main. Bravo se dispersa en arc de cercle le long des dunes, deux hommes prenant le flanc opposé du Major, pour installer leur assurance exfiltration.

Une fois le signal reçu, signe que la zone était sécurisée, il approcha du Major et la salua d’un signe de tête. Wakks et Oscar s’abritait dans un relief à proximité immédiate.
« Capitaine Mowett, équipe d’abordage. » se présenta-t-il de façon protocolaire. « Vous êtes relevé, ordre du colonel. Mon adjoint va vous remettre des masques à gaz et des grenades lacrymogènes. Que vos hommes s’en équipent et se préparent à suivre l’unité Lima. »

Son regard ne chercha pas son consentement, ils n’avaient pas le temps pour discuter les ordres du colonel Caldwell. Aussitôt, le Capitaine Mowett accrocha l’attention de Shaun et lui remit une petite boîte à munitions. Les fameuses ogives spécifiques qui plantaient une balise à la place d’une balle.

« On a besoin de vos compétences. Grimpez dans le jumper et trouvez ce sniper ennemi. A mon signal, vous lui logez une munition spéciale dans le torse. Vous rejoindrez votre équipe tout de suite après. »

A côté, Oscar finissait de déployer ses sondes et étranges appareils. Couché dos sur le flanc de la dune, ayant descendu ce relief autant que lui permettait son cordon raccordé au PC, il lança une série d’analyses et étudia les premières données le souffle court.
« Détends-toi, je suis ton garde du corps perso. »
« Ouais...ouais...et moi j’envoie des ondes sur l’épave d’un vaisseau inconnu qui a subi l’érosion du temps façon urticaire du dimanche ! »

Il fronça les sourcils, aussitôt attiré par les premiers éléments, et s’empressa de commander de nouvelles études.
« Bon sang, c’est tout à fait fascinant ! »
« Wilcox, le temps presse. »
« Oui, je sais ! Mais... »

Le technicien voyait au travers du blindage par l’intermédiaire de ses sondes. Si la clarté de l’analyse était clairement discutable, il ne s’en attendait pas moins d’une épave aussi avancée technologiquement. Déjà, quelques hypothèses fumantes manquaient de lui causer une belle migraine.

Il ne parviendrait pas à percer le blindage pour une vue directe de la structure interne parce que, pensait-il, il devait subsister un revêtement anti-sonde. Un truc défensif qui parasitait toute tentative de discerner ses entrailles avec précision. Wilcox esquissa un sourire ravi. Il effleurait du doigt la promesse de milliers d’heures de travaux, d’études et de découvertes qui auraient mis ses pairs en ébullition. En poussant la puissance des sondes à fond, il ne parvenait qu’à dessiner sur son écran les mécanismes environnant de cette grande porte.

Rien que cette architecture, de placer une entrée sur un blindage de vaisseau de guerre, relevait d’un savoir élitiste. Ce n’était qu’une porte...une simple porte...et pourtant, sa capture d’écran allait faire sauter le compteur d’heures supp à bord du Dédale. La façon dont ça avait été conçu, intégré, la résistance manifeste...seigneur !

« On te laisse là si tu insistes. » lâcha Wakks d’un air menaçant.
Oscar ne lui prêta aucune attention.
« Capitaine, je ne perçois aucune émission attribuable à l’usage d’un signal. Pas de télécommande ni quoi que ce soit qui s’y rapproche. »
« Reçu. Trouvez-nous vite un moyen d’entrer. »
« Il est tout trouvé. Je le vois sur mon écran, c’est une commande mécanique simple intégrée dans le blindage. »

Le Capitaine l’observa un instant, quittant ses jumelles pour trouver confirmation dans son regard. Son technicien se montrait catégorique.
« Je ne vois pas de moyen de communication sur la tenue des deux gardes. Vous confirmez ? »
A contrecoeur, Wilcox coupa l’analyse du revêtement pour passer sur les relevés d’ondes. A part les éléments caractéristiques du terrain et ce que la tempête en approche provoquait, il ne semblait pas y avoir de communication.
« Onde radio, subspatial...non. Je ne relève rien. »

C’est tout ce qu'il lui fallait. Mowett donna un coup de menton à l’intention du Major Frei, lui indiquant qu’il était sur le point de lancer la manœuvre, puis il se renseigna auprès du jumper. Ils avaient trouvé le sniper qui patrouillait. Les pilotes s’arrangeaient pour faire du surplace, l’arrière du vaisseau orienté vers la cible, afin de fournir une plate forme de tir idéal pour Shaun. L’occulteur les maintenaient incognito.

« Wakks ? Paré ? Paré partout ? »
Le militaire acquiesça en baissant son masque à gaz sur le visage. Les deux escouades d’abordage en place faisaient pareil, sauf pour les tireurs d’élite, pointant chacun leur garde. L’officier considéra sa montre, la main posée sur le bouton émetteur de sa radio, puis attendit le moment fatidique. L’instant parfait pour agir se présenta bientôt. Son pouce exerça une double pression, produisant un cliquetis caractéristique dans les radios. L’instant d’après, les deux gardes vacillaient sous la force cinétique des ogives mouchardes.
Le fait que ça ne soit pas une balle n’empêchait pas la gifle. A peine touché, à peine téléporté : le flash du Dédale les avait avalés.

« En avant ! » décréta Mowett d’une voix discrète, transmettant son ordre par un large mouvement de main.

Wakks empoigna vigoureusement son protégé d’une main, l’autre tenant toujours son fusil à pompe, et l’embarqua dans son sillage en direction de la porte du vaisseau. L’unité Lima était déjà positionnée, de chaque côté, tandis qu’ils étaient couverts par Bravo. Oscar manqua de se payer le blindage en pleine figure en trébuchant sur une pierre que le sable dissimulait, il se rattrapa difficilement et approcha de la commande.
« Attendez ! » souffla le Capitaine.
Le lieutenant Kelly devait récupérer un masque et des grenades lacrymo avant de pouvoir les rejoindre. Il lui fallait un peu de temps.
Une fois de retour, il donna ses derniers ordres.
« Equipe Frei, demeurez au centre du dispositif. Lima, vous les encadrez. Wakks, en éclaireur ! »
« Avec plaisir, putain ! » lâcha le spécialiste en venant se positionner devant les gars de Lima.

Les dernières secondes s’écoulèrent sur le signe de tête du Capitaine Mowett. Oscar prit une douloureuse inspiration puis déclencha la commande. Dès que la porte s’ouvrirait, Wakks s’engouffrerait à l’intérieur, prêt à caser de la chevrotine en caoutchouc au premier danger potentiel. Si la zone était aussi dégagée que l’avait estimé le colonel, il ne leur restait plus qu’à progresser vers la source d’énergie.


Une fois la porte ouverte, Wakks jeta un regard. Personne. Leur entrée n’avait pas encore été remarquée, et la disparition des sentinelles n’avaient pas été signalée. Il s’élança, restant à couvert, tentant de se faire à l’idée qu’il n’était qu’une fourmie, écrasée devant la majesté d’un peuple échoué sur un monde aride. Le métal qui composait la coque, quoique fondue, noircie, ensablée, ne présentait pas la moindre trace d’oxydation. Les rayons du soleil qui le frappaient produisaient des reflets gris-bleutés, des volutes de sable dansaient, dessinant des formes rouges et or. Mais le plus impressionnant était encore à venir. D’un geste, il fit signe aux autres qu’ils pouvaient suivre. Et ensemble, respectant la formation, ils s’engagèrent dans les méandres des couloirs. Ces derniers étaient sobres, larges, taillés de sorte à pouvoir être défendus aisément, et y faire circuler des chariots. Des pupitres de commandes, près de sas, ou de portes, attirèrent l’attention d’Oscar, qui s’arrêta pour regarder l’un d’eux de plus près. Il n’y avait pas d’écran, seulement un clavier composé de touches couleur bronze, et d’un dispositif qu’il supposa être un projecteur holographique -un disque noire, cerclés de filaments argentés, au centre duquel se trouvait une lentille-.
« Vous avez vu ça ? C’est incroyable ! Et l’esthétique... » commença Oscar avant de subir la tape d’un soldat le bousculant vers l’avant, ce qui lui fit comprendre qu’il n’y avait pas le temps pour s’extasier sur un appareil dépourvu d’énergie. Frustration immense pour le technicien qui prit autant d’informations qu’il put avant de s’en détourner et reprendre sa position dans la formation.
Ils s’engagèrent dans une salle circulaire, au plafond soutenue par treize colonnes, sculptés de sorte à représenter des constellations particulières. Un emblème les surplombait également, des formes relativement simples, qui faisaient penser à des emblèmes. C’était un signe d’appartenance. Une analyse rapide de l’équipement de la salle évoquait un lieu de rassemblement important, sans doute une pièce où les soldats se rendaient pour écouter les discours de leurs chefs, comme le laissait penser l’estrade en surplomb, et quelques bannières déchirées, tombant en poussière qui donnait une certaine solennité à l’endroit. Suivant les signes d’énergie, ils s’engagèrent par la porte située à gauche de ladite estrade, et après quelques instants, ils commencèrent à entendre un vrombissement, léger, comme un grésillement. Puis ils arrivèrent à un tournant, marchant avec rapidité, ce qui obligea les hommes de tête à s’arrêter brusquement : le sol du pont s’était effondré. Un gouffre béant plongeait sous leurs yeux, et au fond, une lueur verdâtre pulsait. Une machine, immense, fonctionnait. Sous leurs yeux, se dévoilait la source d’énergie du Volundr, ou peut-être seulement l’une d’elle, car comme le relevait Oscar, un vaisseau de cette taille ne pouvait pas se contenter d’un seul générateur. L’efficacité imposée d’en avoir plusieurs, disposés à des positions stratégiques. Une corde fut mise en place, et un groupe descendit avec le technicien pour obtenir un maximum d’informations. Première surprise : le générateur produisait une quantité élevée d’énergie, assez pour alimenter les systèmes principaux. Pourtant, aucune lumière, aucun appareil autre que ceux purement essentiels à la gestion du générateur n’était fonctionnel. Deuxième étrangeté : à l’extrémité du générateur, une porte était visible. Et une tenue de protection, sorte d’exo armure, reposait dans un harnais contre le mur. Il était donc possible d’y pénétrer mais à grands risques. Pour ne pas perdre de temps, il fut décidé de poursuivre la progression, et que dès qu’ils auraient fait le tour du sujet, le technicien et son escorte les rattraperait dès que possible. Chaque minute pouvait compter.

Le Capitaine Mowett, ses hommes et l’équipe de Frei longèrent le bord du trou, passant de l’autre côté un par un, avant de reprendre leur marche, qui était de plus en plus entrecoupée par des incidents similaires. Cette partie du vaisseau avait plus souffert que d’autres, à cause de tirs, du crash, et d’explosions internes. Elle n’avait été que partiellement dégagée, pour permettre un accès. Et ils se retrouvèrent ainsi devant une porte close, alimentée contrairement à toutes celles qu’ils avaient croisé jusque là. C’était d’ailleurs la première trace (en dehors de la source d’énergie) d’énergie. Deux soldats, et Riyel se penchèrent sur les commandes, et à force, entre l’usage du détecteur lantien, une fois raccordée à l’appareil, et quelques tentatives, ils parvinrent à la faire coulisser, dans un silence parfait. Elle aurait pu être posée la veille. De l’autre côté, tout était plongée dans l’obscurité, et ils s’avancèrent prudemment, des tireurs se plaçant de chaque côté, prenant appui sur une balustrade alors que deux autres s’engageaient dans les escaliers, descendant les marches, le fusil levé, et, brusquement, la pièce commença à s’illuminer. L’un des hommes en faction près de la porte avait malencontreusement frôlé de sa main un dispositif de commande. Et ils découvrirent que la salle abritait des centaines, peut être même des milliers de cellules cryogéniques, hors d’usage ou vides pour la plupart. Ils descendirent, stupéfaits de leurs découvertes, puis furent horrifiés, à l’intérieur, les occupants étaient morts, dans leur sommeil, lorsque la machine avait cessé de les alimenter. Pas une ne semblait fonctionner. Des voyants clignotaient, alertant sur la situation catastrophique. La source du signal capté par Atlantis se trouvant plus avant ils poursuivirent leur avancée, une boule dans la gorge. Ils avançaient sous les regards des morts, foulant le sol d’un tombeau qui aurait dû être un espoir de survie pour ce peuple.

Et ils découvrirent, derrière une porte qu’ils durent de nouveau forcer, une antenne, haute de plusieurs mètres, traversant le plafond, qui s’ouvrait autour, quatre cellules cryogéniques fonctionnels, abritant trois hommes et une femme, aux traits humains, mais à la peau ivoirine. Ils avaient une élégance étrange, qui faisait penser aux descriptions des Hauts elfes de certains univers de fantasy, de cette noblesse qui demeurait dans le sang. Ils portaient des costumes, chargés de décoration, de symboles qui évoquaient des hauts gradés. La femme portait un signe distinctif, un diadème. Son statut était donc différent. Qui était elle ?

Oscar entrait à son tour. Il s’était signalé, avec son escorte, et observait les cellules d’un air ahuri.
« Je dois prendre des photos, des vidéos...les archéologues seront fous. Les xénosociologues aussi. »
« L'antenne, spécialiste. Et rien d’autre ! »
« Capitaine… On n’aura pas d’autres occasions. Je dois prendre tout ce que je peux. Faire des prélèvements ! »
« Wakks ! »

Oscar faisait le forcing pour prendre un maximum de clichés tout en traînant les pieds. Norman Wakks perçut l’appel de son supérieur comme une autorisation et il s’employa agréablement à faire bouger son pote : un bon coup de rangers au cul.
Ce cher Oscar râla et rejoignit sa place. Les découvertes qu’il avait faites, son appareil photo cliquetant comme un touriste japonais, prirent rapidement fin. A peine venait-il de se pencher sur l’antenne émettrice qu’un des soldats donna l’alerte. Ils venaient d’être repérés, ou plutôt des soldats venaient de se précipiter en nombre dans la grande salle de cryogénisation, et cherchaient la raison de l’activité soudaine des lieux.

Impossible de traîner ici. Mais le contact était direct. Le Capitaine prit la décision de ne pas ouvrir le feu immédiatement. En respect des procédures standard, il répliquerait au feu. Cela leur fut confirmé au cri rageur qui vint d’un soldat ennemi au visage masqué et du tir qu’il logea dans la poitrine d’un soldat, qui s’effondra sous le choc. L’arme était énergétique et lui laissa une vilaine brûlure, mais ne le tua pas pour autant. Elle n’était donc pas réglée pour tuer, ou du moins il fallait l’espérer. Le Capitaine ordonna la riposte. Un échange de tirs commença. Balles contre balles, entrecoupées de quelques rayons. La technologie d’armement la plus avancée n’était possédée heureusement que par quelques individus particuliers. Et ceux à en disposer faisaient preuve d’une prudence infinie à chaque tir, pour ne toucher aucun caisson. Lorsque cela arrivait, il y avait un arc électrique, un vacillement des lumières, parfois des extinctions temporaires ou définitives.

Mowett détacha deux hommes pour emporter le blessé et prépara une retraite organisée. Les Atlantes s’engagèrent sans plus réfléchir, s’entraidant pour franchir un sas, qui les fit déboucher sur une autre salle, qu’ils traversèrent sans se poser de questions, ignorant cette infirmerie dépourvue de patients pour gagner un couloir. Chaque fois, l’escouade entraînée prenait possession des lieux, le défendait par roulements d’arrières gardes, et permettait le repli constant. Wakks se chargeait de protéger Oscar, lequel ployait sous la violence sonore. (Cela ne l’empêchait nullement de poursuivre son mitraillage photo en direction des assaillants).

Ces derniers les pourchassaient certes, mais des patrouilles vinrent également se joindre à la fête pour leur couper leur itinéraire de fuite. Le Capitaine Mowett attendit d’être acculé - en conservant son sang-froid, veillant à la cohésion de la troupe - avant d’ordonner l’envoi des lacrymogènes. A son ordre, chacun avait vérifié son masque avant qu’on ne fasse pleurer l’ennemi. La soudaine contre-attaque, non létale, causa le désarroi chez l’adversaire. L’officier exploita l’avantage au maximum et perça leurs lignes. Les Atlantes débouchèrent sur un élévateur vers les niveaux supérieurs. Non alimenté, Oscar impuissant, on se rabattit sur une échelle qui leur permit de monter les uns derrière les autres, jusqu’à ce qu’ils puissent reprendre pied sur un étage non affecté par le brouillage du signal de téléportation.

Le capitaine Mowett reprit contact avec les équipes extérieures, échangeant rapidement les informations. Il signala quelques blessés dont un grave. Hors de question de traîner une seconde de plus. Un message radio du Jumper occulté les prévint en réponse de la situation extérieure : c’était le chaos. Le vaisseau débordait d’activité : on cherchait les intrus, et certainement pas pour les arrêter. Le colonel Caldwell était déjà prêt à l’extraction et n’attendait plus que le signal.

Alors qu’une troupe du Volundr surgissait de nouveau, et les mettait en joue, les Atlantes disparurent dans un rayon de lumière, avec de nombreuses questions. Ils avaient pour seules satisfactions les données découvertes par le technicien dans son analyse sommaire de l’antenne et du générateur. Avec de la chance, ils auraient plus de détails grâce à cela. L’infirmerie se retrouva occupée par l’équipe de retour, examinée longuement. Le soldat qui avait reçu un tir en pleine poitrine fut emmené en chirurgie, avec urgence, son état n’était pas brillant.
Le briefing qui suivit ne fut pas une partie de plaisir. La mission n’était pas un franc succès, même si l’on ne pouvait pas en blâmer l’équipe au sol. Ils avaient subi l’hostilité d’un peuple pour qui le concept de négociation semblait étranger. Les conséquences véritables ne pourraient être senties immédiatement. Il n’était pas certain que le Volundr soit de l’histoire ancienne, seulement parce que le Dédale venait de retrouver le calme du subespace, retournant vers Atlantis.

Le colonel Caldwell ordonna une halte sur une planète proche. Elle était équipée d’une Porte des Etoiles et s’en servit pour contacter Atlantis. Il envoya son seul jumper rapatrier les blessés à l’infirmerie.
C’était l’occasion pour que l’unité de Frei rentre plus rapidement.



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Atlantis
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Lun 11 Oct - 21:35

Atlantis

MJ 35 : Le Marteau de Volundr


FIN DE LA MISSION


Ainsi prend fin la MJ35.
Merci de votre participation.

Les découvertes récupérées feront l'objet de quelques précisions (Oscar et Riyel notamment ont pu rapporter quelques photographies peut être intéressantes et même les observations de chacun peuvent offrir des pistes aux savants d'Atlantis).

Pas de conséquences sur les personnages afin de ne pas poser de difficultés sur des rp se déroulant postérieurement et lancé pendant le déroulement de la mission. Mais vous pouvez décider d'avoir eu des blessures physiques, être marqués par des éléments... Mais je ne vous apporterai rien de dramatique pour ne pas vous handicaper dans vos rp.





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