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Docteur Aidan Foster

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Aidan Foster
Médecin Urgentiste
Bannière perso (image 901x180px) : Docteur Aidan Foster Ban
√ Arrivée le : 07/05/2021
√ Date de naissance : 15/11/1986
√ Nationalité : Australienne

√ Age : 34
√ Messages : 27
√ Localisation : Cité d'Atlantis

Liste de vos DC : Shaun Kelly

Dim 9 Mai - 17:09

Aidan Foster

Scott Eastwood


Aidan Foster



15/11/1986, Melbourne
Australienne (& Néo-Zélandaise par filiation)
Mai 2021
Médecin
Médecine d'urgence, médecine de terrain
Anglais, Maori, langue des signes britannique (BSL)
Un vieux Walkman des années 90 avec trois cassettes.

DONNÉES COMPLÈMENTAIRES


Tatouage maori prenant la moitié gauche du dos, passant par son trapèze et redescendant sur son pectoral gauche.
A+
Non.
-
Phobie de l'abandon
Hygiène de vie saine. Retrait des dents de sagesse. Appendicectomie.

DONNÉES DE COMPÉTENCES



PERSONNEL MEDICAL
Compétences de base
  • 2
  • 0
  • 0
  • 0
  • 0
  • 10
  • 0
  • 0
  • 3
  • 5
Compétences secondaires
  • 8
  • 0
  • 3
  • 0
  • 0
  • 4
  • 0



DONNÉES D'UNE PERSONNALITÉ




Un défenseur, c'est ce que Aidan est. Son caractère parait assez tiraillé et il anime souvent un certain mystère autour de ce qu'il pense et ressent, car c'est une personne discrète. Depuis toujours, Aidan est quelqu'un de particulièrement empathique qui ne peut s'empêcher de ressentir la souffrance des autres et de vouloir aider son prochain même si c'est souvent compliqué. C'est un homme plus que tout humain qui prête attention à ce qui l'entoure et qui défend les valeurs morales et justes, ce même si le monde s'écroule autour de lui et que la faim et le froid mettent à rude épreuve sa volonté. Pour lui chaque vie sauvée, chaque moment de bonheur et chaque pensée d'espoir sont des victoires, une motivation qui le poussera à faire tout ce qu'il peut pour protéger cela.

Fiable et patient, plutôt que de se lancer à corps perdu de manière irréfléchie et bâclée, Aidan est d'un naturel méticuleux et prudent, même en situation d'urgence, jouant sur sa maitrise pour garder l'esprit lucide, et se pliant aux besoins de la situation juste assez pour atteindre ses objectifs finaux. Il veille non seulement à ce que les choses soient faites selon les normes les plus élevées, mais va souvent bien au-delà de ce qui est requis. Il est quelqu'un de très imaginatif et utilise cette qualité comme un accessoire de l'empathie, observant les états émotionnels des autres et voyant les choses de leur point de vue.

Les humbles hériteront de la terre, mais c'est un long chemin s'ils ne reçoivent aucune reconnaissance. C'est peut-être le plus grand défi pour Aidan, car il est du genre préoccupé par les sentiments des autres et qu'il refuse de faire connaître ses pensées ou de s'attribuer le mérite dûment gagné de sa contribution. Ses normes et objectifs sont si élevées que, sachant qu'il aurait pu mieux accomplir certains aspects mineurs d'une tâche, il minimise souvent entièrement son succès. Mais d'un autre côté, il a du mal à séparer les situations personnelles et impersonnelles - toute situation est toujours une interaction entre deux personnes, après tout - et toute négativité d'un conflit ou d'une critique peut se propager de sa vie professionnelle à sa vie personnelle, et inversement.

Il est d'un naturel privé, intériorisant beaucoup ses sentiments. Dans une large mesure, il protège les sentiments des autres, et ce manque d'expression émotionnelle saine peut conduire à beaucoup de stress et de frustration. Son sens aigu du devoir et son perfectionnisme se combinent avec son aversion pour les conflits ce qui amène à créer une situation où il est très facile pour lui de prendre sur lui - ou d'être surchargés par les autres - alors qu'il lutte silencieusement pour répondre aux attentes de chacun. Ce qui le rend souriant et chaleureux au regard des autres, même lorsque tout va mal pour lui.

Compte tenu de sa générosité, Aidan est quelqu'un qui est facilement apprécié pour sa compagnie, tant féminine que masculine. Le défi vient cependant lorsqu'il s'agit de se faire considérer comme ami en retour, car s'il est quelqu'un d'agréable, son côté introverti le rend long à atteindre un engagement plus profond. Il est donc logique que la plupart des amis d'Aidan ne se font pas par des rencontres aléatoires lors d'une soirée endiablée, mais par des contacts confortables et cohérents, et sur le long terme.

Il possède un sens de la loyauté aigu qui peut le pousser à s'appuyer de plus en plus sur lui-même pour répondre aux besoins de ses amis, au point de négliger les siens. Des types plus cyniques appelleraient cela naïf, et pourraient même profiter de son altruisme - mais ce ne sont guère le type de personnes qui acquiert son amitié déjà difficile à obtenir.

Bien que la direction ne soit pas nécessairement au sommet de la liste des objectifs d'Aidan, il aura tendance à s'affirmer ainsi naturellement, car son travail acharné et ses bonnes aptitudes en relations humaines sont reconnus au fil des ans. Il n'est pas du genre à apprécier gérer les autres, mais cela peut être l'une de ses plus grandes forces, car il est quelqu'un d'à l'écoute et accessible. N'ayant aucun désir réel d'émettre des diktats autoritaires depuis certaines hautes tours, il préfère travailler aux côtés de ses subordonnés, en organisant les gens et en minimisant les conflits.


DONNÉES D'UN PASSÉ CHARGÉ



Il faisait un noir de plomb, la légère couche de nuage avait envahit le ciel, faisant faire profil bas aux astres d'ordinaire si lumineux. Les lampadaires, eux, avaient pris le relais pour offrir aux nocturnes l'assurance de pouvoir se déplacer sereinement. Le calme régnait, c'était comme être au cœur d'une jungle muette. Les hauts bâtiments, les voitures à l'arrêt, le béton de la ville, tout y était, mais lorsque la nuit tombait, le monde soufflait.

C'était une accalmie qu'on venait d'arracher à Aidan. L'homme venait de descendre de son véhicules, les clignotants orangés renvoyant puissamment le signal que le verrou s'était enclenché, avant de s'éteindre simplement. L'un des néons sur la façade extérieur du bâtiment qu'il longeait grésillait sensiblement, variant d'intensité sans jamais ne s'éteindre, escortant dans cet élan chaotique, les pas rythmés de l'Australien qui s'engageait finalement au travers des portes automatisées à la seconde même de leur ouverture.

Il ne courrait pas vraiment, mais son pas était décidé, et faisait preuve d'un certain empressement. S'il estimait qu'il n'avait pas de temps à perdre, son esprit était déjà concentré sur ce qu'il allait devoir affronter. Une routine dirait les néophytes, une épreuve contredirait l'assemblé. On ne pouvait jamais vraiment s'habituer à ça. Jamais.

Il connaissait les lieux par cœur. Le grand hall était désert, et le cliquetis métallique de ses clés s'entrechoquant dans sa main résonnait plus que d'ordinaire. Il sentait les résidus de fatigue d'une nuit interrompue par l'urgence peiner à s'échapper de son esprit, forçant Aidan à se détendre le visage et la nuque d'un passage pressant de la main, un souffle rude expiré par les narines de concert pour tenter d'évacuer l'indésirable. Pendant ce temps, ses pas continuaient de le porter, comme un automate, prenant couloirs et ascenseurs dans ce labyrinthe aux murs blancs, sans ...
même prendre le temps de vérifier son trajet. Quelques minutes à peine depuis son arrivé, il ouvrait à la va-vite la porte des vestiaires sans avoir encore croisé quiconque jusqu'ici. Pas âme qui vivait, veillait ou surveillait, comme s'il était seul au cœur même de cet immense édifice aussi constellé de lumière qu'aurait du l'être le ciel nocturne. D'un geste négligé, il laissa son sac tomber au sol et usa d'une clé fixée à son trousseau pour ouvrir le cadena de son casier.

"Café ?" Entendit-il, alors qu'il retirait sa veste de cuir souple pour l'enfiler sur un ceintre, attirant son attention sur l'autre porte restée entrouverte.

Le visage d'une femme en dépassait, s'étant arrêtée à la vue de son collègue qui se changeait pour lui adresser ce simple mot. Elle même était déjà en tenue. Une infirmière aux cheveux blonds serrés tresse longue portant dans ses bras quelques dossiers empilés.

"Noir et serré." Répondit le médecin qui entreprenait de déboucler sa ceinture, sans même prendre la peine d'esquisser le moindre bonjour, le moindre sourire, le moindre regard prolongé. C'était davantage une tradition. Une espèce de rituel qui s'était imposé par la force des choses, par l’enchaînement des événements, et aucun n'en prêtait ombrage. Il ne s'agissait pas d'impolitesse, plus une mécanique d'un esprit fatigué et concentré.

Il ne prit pas la peine de repousser la porte, la laissant ainsi, entrebâillé au passage d'autres collègues, continuant de se délester de ses affaires civils pour se désinfecter et s'équiper de sa blouse de toile aux manches courtes. Il déclipsa aussi rapidement sa montre, une authentique Blancpain Fifty Fathoms, qu'il reposa sur la tablette de métal de son casier, avant d'aller se saisir d'une nouvelle dose de désinfectant et de s'en frictionner les mains. Surchaussures aux pieds, Aidan finit par s'engager enfin de l'autre côté de la pièce, dans ce fameux couloir où la vie semblait se concentrer. Le coeur de la ruche.

"Docteur Foster." l’interpella la même voix que précédemment, escortant son appel d'une main tendue dans laquelle se tenait un gobelet au contenu liquide noir, prenant le même chemin que lui sur ses pas. "C'est le Docteur Abrahams qui s'est occupé du chantier."
"Abrahams ?" Interrogea alors l'homme dont les sourcils s'était froncés à cette information qui lui semblait assez incongrue.
"Vous n'êtes pas au courant ?" La voix de l'infirmière semblait assez surprise, réajustant ses dossiers en mains maintenant qu'elle était libre et délestée du café. "Votre patient Docteur. C'est le neveu du Gouverneur. L'hélicoptère ne devrait pas tarder à se poser"

La nouvelle tombait comme un couperet sur sa nuque, provoquant un bref arrêt à cette nouvelle qu'il n'avait pas anticipé. Non pas qu'il considérait qu'une vie en valait plus qu'une autre simplement pour son rang, parce qu'elle était un "fils de" ou en l’occurrence un "neveu de", avec plusieurs zéro dans son compte en banque, mais ses supérieurs, eux, n'avaient pas la même idéologie.
Il s'enfila le stimulant d'une gorgée brute et rapide, forçant l’amertume à tracer une grimace de circonstance que les traits du médecin, sa mâchoire se crispant d'autant plus qu'il accusait encore l'information. D'une lancée précise, il se débarrassa du récipient plastique dans une poubelle tout attitré, avant de s'engager à la suite du couloir qui le menait vers le couloir des urgences.

"C'est pour ça qu'ils m'ont rappelé en dehors de ma garde ?"
"Oui. Le Professeur Flaghan a fait rappeler ses meilleures équipes."
"Et Abrahams en fait partie ? On doit pas avoir le même degré d'exigence... " Laissa t-il filer en toute impunité, même pas frileux de se faire entendre de l'infirmière, qui au lieu de s'en offusquer, partagea un sourire contrit et désolée tout en lui tendant le dossier.
"Le patient a dix-huit ans. Accident de la route, trouvé sans ceinture à bord de son véhicule. En arrêt cardiaque à l'arrivé des secours."

Aidan souleva la première feuille du porte document rigide qui en comptait que très peu, lisant à voix haute les données qui lui semblait les plus importantes.

"Dix minutes de RCP et 1mg d'adrénaline pour faire repartir le cœur. Intubé, ventilé. Il a récupéré une respiration spontanée."
"L'hélicoptère est là Docteur."
"Ok, allons-y."

Il confia à nouveau le dossier à l'infirmière d'un geste rapide de la main tandis qu'il accélérait le pas, franchissant quelques sas supplémentaires avant d'arriver sur l'ultime qui menait directement à l'héliport, sur le toit de l’hôpital. Le bruit du rotor faisait un boucan impossible, charriant quelques bourrasques de vent qui faisait voleter sa blouse autours de son corps solide. Aidan alla jusqu'au brancard, qui venait d'être déchargé, s'abaissant à l'approche de l'engin qui déjà repartait à peine son colis déposé.

L'autre médecin, portant sur le dos un blouson blanc et bleu, avisa celui qui venait à sa rencontre, haussant un peu la voix pour se faire entendre malgré le brouhaha. A côté, allongé sur son matelas de fortune, enserré dans une civière gonflable et sanglé des pieds à la tête, le blessé était emmené vers l'intérieur par quelques brancardiers.

"Qu'est-ce que tu fous là, Foster ?" Grondait l'homme massif et barbue qui suivait de près.
"Je prends le relais Abrahams."
"Powell était censé être de garde." Continua t-il toujours d'un air mauvais, son regard braqué sur son homologue qui escortait à son tour la victime.
"Faut croire que les effectifs ont changé."

Aidan avait rétorqué ces derniers mots, avec un désintérêt total, cherchant à garder son calme. Il suivait le cortège jusqu'à atteindre l'intérieur d'un pas assuré tandis qu'il relevait les mesures des différents instruments auquel le gamin était connecté.

"Docteur. Il nous lâche à nouveau." La tonalité qui s'échappait du moniteur de signe vitaux, auquel était raccordé le jeune homme ne pouvait tromper, confirmant les dires de l'infirmière.
"Remettez 1mg d'adrénaline. FiO2 à 100 %."
"Hey ! Foster ! Essaye de pas le perdre, celui-là, ça la foutrait mal, deux fois d'affilé !" Abrahams avait lancé ces mots d'un ton acerbe et perfide, s'éloignant sans attendre de rétorque en lançant un dernier regard mauvais avant de s'échapper vers l'ascenseur. Il aurait bien eu envie de lancer un juron, une insulte ou même le poing dans la gueule du provocateur rien que pour avoir réussi à toucher une corde sensible, pourtant, Aidan ne fit rien, gardant sa concentration captive de son patient en pleine fibrillation.

Il fit stopper d'une main le brancard, venant ouvrir d'un geste précis et rapide les différents clips qui enserraient le corps blessé, dégageant ainsi son torse déjà mis à nu. Il prit appui sur les barres de métal pour s'élever un peu plus au dessus, nouant ses appuis avec une certaine dextérité pour venir entamer un massage vigoureux.

"Emmenez le en réa. Préparez la décharge pour le choc."

Les brancardiers reprirent leur route, laissant Aidan toujours à ses manipulations, son regard concentré sur l'application de ses gestes et les signaux que lui renvoyait le moniteur installé sur les jambes même du patient, toujours à plat. L'ensemble fut mené à l'intérieur d'un large ascenseur, les portes se refermant peu après leur passage tandis que l'un des hommes présent s'empressait de sélectionner le bon étage.

"J'repasse un milligrame." Confirma l'infirmière qui injectait le produit dans la perfusion posé au bras du garçon.

Malgré l'urgence et les signes vitaux qui ne semblaient pas revenir, chacun restait d'un calme olympien quand bien même la rapidité des gestes étaient de mise, s'articulant comme des métronomes précis. Un léger son grimpait d'intensité tandis que l'une des machines chargeaient progressivement avant de renvoyer un signal sur le cadran digital.

"Attention personne ne touche au patient. Je choc." Prévint Aidan en redescendant de son perchoir, arrêtant aussitôt son massage en tendant son index vers le moniteur, attendant que tout le monde prenne une légère distance avant de presser l'interrupteur ce qui provoquant un sursaut brutal du blessé à la décharge, avant qu'il ne retombe, toujours inconscient.

"Il est repartit. Le cœur est repartit." Annonça la seule femme de l'équipe, le regard vissé sur l'écran moniteur.
"J'ai un pouls." Confirma aussitôt un des brancardier deux doigts sur la jugulaire tandis que la porte de l'ascenseur s'ouvrait à nouveau sur un nouvel étage, dévoilant le large couloir devant eux.
"Ok, on lance la mesure PNI."

L'infirmière continuait d'essayer d'appliquer son savoir faire tandis que les brancardiers le dirigeait maintenant vers le bon service. Tout le monde s'articulait comme des dizaines de fourmis, se frôlant, se bousculant parfois sans même en tenir compte, s’esquivant, avant de venir déplacer le patient du brancard à son lit assisté.

***

Cinq heures plus tard...

Des bruits de pas se firent entendre dans l'escalier, un claquement léger et rythmé qui descendait progressivement rejoindre la position du médecin qui s'était assis sur les dernières marches. Aidan avait l'une de ses épaules appuyée contre le mur attenant, la tête légèrement basculée contre celui-ci, le regard semblant vidé de toute énergie. Ses bras étaient suspendus au vide, ses mains tombantes sans force tandis qu'ils reposaient sur ses jambes repliées.

A l'approche de l'inconnu, il ne réagit même pas, ses paupières se fermant un instant de cette fatigue qui plombait maintenant ses épaules. Le peu de repos qu'on lui avait accordé après sa garde de vingt-quatre heure n'avait pas suffit à remettre ses batteries au meilleur de sa forme, et les dernières heures passées sur ce garçon avait fini par l'épuiser. Il ne s'écroulait pourtant pas, ne vacillait pas, il savait qu'il avait encore une dernière chose à faire. Son attention restée fixe sur la double porte qui clôturait la cage d'escalier, observant la clarté artificielle du néon juste derrière, comme un dernier obstacle à franchir avant de clôturer tout ceci.

Une main fine et délicate se posa sur son épaule, ne donnant qu'une simple et légère pression pour manifester sa présence auquel le médecin ne réagit toujours pas. Seul son souffle et le rabattement lent et régulier de ses paupières pouvait attester sa vie et son éveil. L'instant d'après, la jeune femme prenait place à ses côtés, s'installant à son tour assise sur cette même marche d'escalier, le contact toujours affirmé à son épaule. Elle se penchait sensiblement, le regard tourné vers l'homme en essayant de capter son attention.

"Hey, Aidan." laissa-t-elle échapper dans un léger souffle, comme s'il s'était endormi et qu'elle cherchait son réveil, avec douceur.

L'inspiration de l'homme fut un peu plus longue et prononcée, tandis qu'il portait le bleu de ses iris se focaliser sur la femme.

Elle avait une cinquantaine d'année, les traits sensiblement tiré, la peau à peine plissé et les cheveux brun foncés pliés en quatre étirés derrière son crane en un chignon parfait. Elle l'observait avec une certaine bienveillance, comme celui d'une mère adressé à son enfant, bien qu'elle en gardait toute la distance assez naturellement. Elle portait une blouse banche, son badge clipsé au revers de la poche de cette dernière annonçant son rang de chef de service, de laquelle dépassait stylo et stylet.

"Il parait que tu as fait du bon boulot cette nuit..." Elle avait prononcé ces mots sans aucune ironie, continuant sur la même tonalité murmurante quand bien même elle percevait bien que l'attention de l'homme était capté.
"C'est l'équipe qui a fait du bon boulot." rétorqua presque aussitôt le médecin qui lançait une nouvelle inspiration lourde en redressant sa tête, reportant son attention sur ses mains un peu plus bas.
"Ca, je le crois volontiers. Tu veux que je m'occupe du reste ?" Dit-elle en relâchant le contact de sa main, le visage se portant sur la double porte, résolument close qui leur barrait le passage devant eux.
"Non, c'est à moi de le faire..."
"Aidan, il est plus de huit heure et tu as b.."
"J'y tiens." la coupa t-il sans emportement néanmoins, l'inspiration régulière alors qu'il revenait à elle de son attention directrice. "J'y tiens vraiment."
"Entendu..." céda t-elle d'un hochement de tête, le laissant reprendre de la hauteur sans bouger elle-même.

Il s'était redressé, d'une impulsion lente portée par la seule nécessité qu'il devait le faire, trouvant la stabilité de ses jambes.

"Mais j'veux bien trois jours de congés après ça." Finit-il sur un ton assez léger, terminant sa descente des marches jusqu'à atteindre le dernier palier. Ce à quoi la femme répondit d'un sourire sincère, hochant sensiblement la tête.
"Accordé."

La femme resta en retrait, ne se relevant qu'une fois Aidan disparu derrière le double battant qui continuait d'osciller à la suite de son passage, se stabilisant enfin dans la plus grande immobilité. Elle était approchée du hublot donnant sur le couloir pour suivre la progression de son jeune médecin allant à la rencontre de la mère du garçon. Son cœur se serra d'une émotion certaine d'autant plus les secondes qui suivirent. Sans entendre ce qu'il se disait, elle en connaissait les tenant et les aboutissant. Un cri profond s'extirpa de la bouche de celle à qui il s'adressait, des lames jaillissants aussitôt de ses yeux que sa bienséance naturelle tentait de cacher derrière le rempart de ses mains se plaquant sur son visage. C'était une mère oui, mais une mère un peu trop sophistiquée que l'instinct poussait à se préoccuper chaque instant du regard extérieur. Pourtant, dans cette situation où elle avait cru ses espoirs vain, elle ne pu retenir d'exprimer ses failles. Aidan porta une main sur son épaule, la compassion et le soutien perceptible à son geste, tandis qu'il continuait de lui parler, distillant sans mesure les nouvelles qu'il pouvait lui apporter. Elles n'étaient pas entièrement bonnes mais, le principal était là, la vie de ce garçon était sauve.

***

Trois mois plus tard

Il adorait courir le long des quais. Toujours le même parcours, toujours le même décors. La vie insouciante qui s'y écoulait au fil des saisons. Le paysage prenait des teintes pastels aux abords des fins de journée, une plongée au coeur de l'humanité qui vivaient, chantaient, riaient et s'aimaient, sous ses yeux spectateurs avant de basculer de la magnificence humaine à celle naturelle de la terre quand il abordait Beach Street puis St Kilda beach, partiellement du moins. Son souffle s'expulsait, rythmé, hors de ses poumons, soulevant une brume sensible dans la fraicheur des lieux. Il avait beau faire frais, une légère nappe de sueur maculait son front après la quarantaine de minutes passé à courir. Aidan était endurant, il s'entretenait souvent et régulièrement dans ces footing qui prenait davantage l'allure d'un besoin exécutoire qu'une réelle envie de tailler son physique. Ca le coupait des entrelacs de son métier, une accalmie dans un travail qu'il ne pourrait cesser pour rien au monde, poussé par cet irrépressible besoin d'apporter une pierre, une véritable soudure dans le chainon de l'humanité que chaque maillon s'incarnait en une vie.

D'ordinaire, il remontait ensuite par les jardins botaniques royaux, une échappée paradisiaque au centre même du bitume, mais pas cette fois-ci. Là, au bout de la jetée, peu avant que son itinéraire habituel ne le fasse bifurquer vers la ville, se trouvait un véhicule assez remarquable. Un SUV noir aux vitres tintées immobilisés sur le bas côté. Si Aidan le remarqua l'engin atypique, chevauchant la chaussée, il avait entrepris de le contourner sans s'arrêter, ne cédant qu'une attention perplexe à sa présence insolite.

Mais avant qu'il n'en ai fait la coupure, balayant son regard à droite et à gauche pour traverser la route assez large, un homme sortit du véhicule en costard sombre ouvert sur une chemise bleutée, cédant sa place extérieur à un autre, bien plus âgé. Si la mise en scène avait des allures de film hollywoodien, ce ne fut pas la seule chose qui attira l'attention intriguée du médecin, c'était surtout que ce visage-ci, ce deuxième qui sortait du véhicule imposant, il le connaissait, comme tout bon Australien avec un minimum de culture général.

L'homme réajustait sa veste plissé en joignant deux boutons l'un à l'autre, son regard se posant immédiatement sur Aidan qui avait lentement cessé de courir. Les deux mains sur les hanches, il reprenait sa respiration, les yeux plissés et les joues rougies, passant son regard autours de lui avant d'en revenir au sénior.

"Bonjour Docteur Foster."
"Monsieur le Gouverneur ?" répondit aussitôt le jeune homme sur un timbre de surprise non voilée.
"Venez, montez à bord."

Aidan se sentait mal à l'aise. C'était bien la première fois qu'il s'adressait à un si haut dignitaire de sa Majesté, et il n'avait aucune foutue idée du protocole à tenir. Il redressa le bras, le souffle s'exprimant toujours hors de son corps en une cadence soutenu, pour éponger sa transpiration frontale d'un revers de manche courte, laissant une empreinte humide sur le tissu grisé, déjà auréolé à l'emplacement central de son torse, dans son dos et sous ses aisselles. La démarche lui paraissait des plus surprenante, et il en restait profondément perplexe avant que ses pas le portait vers la portière restée ouverte au pied duquel son interlocuteur se tenait.

Un coup d'oeil dans l'habitacle plus tard, lui dévoilant la présence d'un autre homme à l'intérieur, installé dans un coin de banquette, l'espace assez grand pour en accueillir deux en face à face. Le médecin se plia non sans un dernier regard en arrière, ne se sentant pas de refuser telle demande d'un homme si important. Il s'installa aussitôt face à celui présent, lui lançant un maigre bonjour en déposant son fessier couvert d'un short de sport, sur le cuir de l'assise. Il se sentait complètement décalé, dans sa tenue, dans sa posture, dans sa prestance qui n'avait rien d'élégante face aux deux autres qui lui faisait désormais face.

"J'suis navré, Monsieur le Gouverneur. Vous ne me croisez pas au moment où je suis le plus en valeur."
"Ne vous inquiétez pas, Docteur Foster. Mes six heures de trajet pour venir à votre rencontre ne me rendent pas des plus présentable non plus." affirma l'homme en réponse en réouvrant le bouton peu de temps avant attaché, pour libérer son allure ainsi assis, plié. Aidan n'était pas vraiment dupe. Cette phrase n'avait pas été lancée au hasard dans le seul but de le rassurer sur son apparence, mais bel et bien pour appuyer qu'il y avait là quelque chose de largement officiel pour qu'un homme de son importance face autant de trajet pour un seul autre. "Je ne vous ai jamais vraiment adressé mes remerciements pour mon neveu en Février dernier. Vous lui avez sauvé la vie, et je vous en suis profondément reconnaissant."

Aidan réhaussa un sourcil, la surprise de ces derniers mots renforçant la profondeur de sa perplexité. Il ne fit cependant pas l'affront de demander pourquoi tel discours était tenu après une rencontre provoqué si étrangement, au lieu d'une simple visite à son hôpital. Il se doutait qu'il y avait bien autre chose là-dessous et que ces mots ne faisaient office que d'amorce.

"Comme toute l'équipe ce jour là, Monsieur."
"Allons, pas de fausse modestie, Docteur. Nous savons tous deux qu'un miracle a été accompli ce jour-là. J'ai demandé lecture du rapport. Vous avez pris des décisions à des moments cruciaux. J'ai été tout aussi impressionné à la lecture de votre CV. Votre parcours est... bluffant."
"Ca attire davantage des rancoeurs, d'ordinaire."
"Peut-on vraiment en vouloir à l'homme médiocre de se voir comme tel ?"

Aidan clignait des paupières, lentement, joignant ses mains l'une à l'autre tandis qu'il se maintenait sensiblement penché, les coudes plantés dans la hauteur de ses cuisses. Sa peau était moite et humide, continuant de distiller sa sueur par les pores de cette dernière sous l'effet latent de l'effort fourni. Il passait son regard de l'un à l'autre, le second le fixant avec une intensité malaisante, comme s'il le jaugeait et le juger sans s'en cacher, silencieux, tout en réhaussant le cadre de ses lunettes sur son nez.

"Docteur Foster. Vous vous doutez bien que je ne suis pas venu ici pour de simples remerciements, tous mérités soient-ils. A la suite de cet évènement, je me suis permis de m'intéresser à votre parcours et j'ai également pris la liberté de transférer votre dossier auprès du gouvernement, ce qui a suscité de grands intérêts. La raison de ma visite, aujourd'hui. Nous souhaitons vous proposer un poste."
"Un poste ? A l'hôpital Royal de Sydney ?" Les yeux d'Aidan se plissèrent, revenant au Gouverneur.
"Pas exactement. Et c'est aussi pour ça que notre "entretien" ce tient en ce lieu peu conventionnel. Il vous faudra signer, avec le Gouvernement Australien, un accord de confidentialité du plus haut niveau avant de quitter le territoire."
"Quitter le territoire ? Où est-ce que vous voulez m'envoyer ?"
"Nous ne pouvons pas vous en dire davantage, Docteur Foster. Mais croyez moi, cette offre là est sans doute la plus exceptionnelle que vous aurez de toute votre vie. Nous recrutons les meilleurs spécialistes dans leur domaine, tout pays confondu, pour ce programme secret défense. Ils sont nombreux à se disputer les places. Je vous offre un passe-droit."

Plus la conversation allait de l'avant, et plus le médecin se sentait démuni face à tant de mystère et de rond de jambe. Il se sentait comme Pandore à qui on venait de confier la célèbre boite. Le second homme, qui s'était trouvé jusqu'ici imprésenté et parfaitement silencieux, entrepris d'ouvrir le porte-serviette de cuir sombre qui se trouvait entre ses talons, sortant des reliures étroite un dossier épais.

"Docteur Foster, voici Monsieur Dooley, délégataire officiel du secrétaire d'Etat des Etats Unis d'Amérique."
"Secrétaire d'Etat ...?" Aidan se sentait prit d'un léger vertige tandis qu'il basculait son dos contre la banquette arrière, s'y affaissant dans un souffle poussé, les yeux toujours grands ouverts à ces avalanches de surprise sans réponse.
"Docteur Foster." Amorça enfin l'Américain, de sa voix guttural et crispante à l'accent marqué pour l'Australien, redressant à nouveau la monture de ses lunettes à son nez, tandis qu'il ouvrait le dossier qu'il tenait en main. "Docteur Aidan Foster. Né le 15 Novembre 1986 à Melbourne, Australie. Fils de Tomas Foster, Néo-zélandais d'origine, Garde Forestier au Parc national du Kosciuszko, et de Rose Langford, institutrice, tous deux décédés le 12 Décembre 1994 d'un accident de la route. Elevé par Emily Foster, sa soeur de quinze ans son aînée, diplomé de l'université de Camperdown à Sydney..."
"Sans déconner..." Relâcha Aidan dans un souffle murmuré mais bien audible, marqué par la surprise.

"Vous avez obtenu votre doctorat à vingt-cinq ans. Trois ans de travail humanitaire en Somalie. Aucun mariage enregistré à l'Etat civil, pas d'enfants déclarés. Vous avez reçu toutes les recommandations de vos supérieurs de l’Hôpital Privé Saint Vincent. Vous confirmez ?"
"Pardon ?" rétorqua le joggeur d'un air désabusé sans véritable comprendre où le type voulait en venir.
"Est-ce que vous confirmez, Docteur Foster. C'est bien votre parcours ?"
"Ouais. Oui. Oui Monsieur, je confirme, c'est bien moi."
"Ceci..." Reprit ensuite le Gouverneur, sur un ton un peu moins professoral que son voisin, en sortant d'un revers de sa veste une enveloppe scellée. "Est votre demande de démission auprès de Saint Vincent avec accord et appui du gouvernement pour effet d'application immédiat et sans préavis. Si vous acceptez mon offre, un avion se tiendra prêt à l'Aéroport de Melbourne dans deux jours. Vous décollerez pour les Etats-Unis, pour votre affectation."

***

Aidan était désorienté. Son esprit ne cessait de tourner autours de cet rencontre irréaliste, et le fourmillement des questions qui restaient sans réponse continuait de croître d'heure en heure. A quel moment avait-il cessé d'être un gars comme tout le monde perdu au milieu d'un océan d'autre ? Mais ce n'était pas tant la dimension de cette promesse farfelue du meilleur job de ses rêves qui était le plus étourdissant, c'était davantage la manière qui ne lui laissait en profondeur, aucun choix réel, quand bien même on avait enrobé ça dans un bel emballage.

Le médecin resta un instant sur le pas de sa porte, à contempler la serrure sans parvenir à ouvrir la porte. Il emmenait son flot d'incertitude, de doute et d'interrogation dans son sanctuaire de tranquillité sereine. Il finit par prendre une inspiration lourde et déverrouilla le tout, jetant trousseau et enveloppe sur le meuble d'entrée. Au fond de lui, il savait déjà que son choix était fait.

L'appartement était grand, bien trop sans doute pour un homme seul. Situé au dernier étage de l'un des immeubles de luxe qui bordaient la ceinture des plages, son balcon donnait pleine vue sur la mer, dominant la ville qui continuait de vivre loin de là, en contre bas. Il se dirigea aussitôt vers la cuisine, ouverte sur son salon cossu, sans un gramme de poussière et consciencieusement aligné. Aidan n'avait jamais eu la fibre ménagère, mais il avait également les moyens de s'en payer les services. D'un geste négligé, il repoussa la porte du réfrigérateur après avoir extrait une canette fraîche de bière. C'était sans doute pas la meilleure des idées, mais il sentait qu'il en avait besoin, là, maintenant.

"Tu rentres tard..." Avait fait entendre une voix cristalline de l'autre côté du salon qui s'étendait sur plusieurs mètres de long.

La jeune femme avançait lentement, de pas léger comme calculé dans une démarche féline, ses longues jambes nues jusqu'aux cuisses masquées par la hauteur d'une chemise deux fois trop grande pour elle. C'était d'ailleurs la seule chose qu'elle portait, cette dernière sensiblement ouverte à sa poitrine pour en laisser paraître sa peau d'albâtre encadré par une longue chevelure rousse. L'attention d'Aidan fut immédiatement captivé par la présence, dans un premier temps surpris, avant que son air maussade ne reprenne le dessus en re-focalisant son regard sur l'opercule qu'il brisa d'une pression de l'index sur la languette, le gaz se libérant en un bruit caractéristique.

"Je te pensais partie." fit-il enfin d'une voix un peu trop sobre.
"Je pensais que ça te ferais plaisir."
"Ça aurait pu."

La jeune femme n'en arrêta pas pour autant son avancé, venant se placer aux côtés de son amant pour glisser ses lèvres sur l'arrête de son épaule, avant de déployer sa crinière d'un mouvement de tête vers l'arrière.

"Mauvaise journée ?" Demanda t-elle sur la prudence, déviant le vert émeraude de ses yeux pour chercher à capter le regard d'Aidan.
"Seul l'avenir me le dira."
"Mauvaises nouvelles ?"

Un long soupir brisa la conversation qui tentait de s'installer, alors que le médecin se soustrayait du contact de la femme pour s'approcher, toujours bière en main, de l'immense baie vitrée qui se déployait le long de l'appartement. Au loin, le soleil avait déjà commencé à se coucher, et il ne restait plus qu'un halo rosé au travers des nuages diaphanes.

"Peut-être que tu devrais partir."
"Je n'ai pas l'impression que c'est ce que tu souhaites..."

La solitude. Voilà un grand mot autours duquel Aidan n'avait jamais cessé de gravité, tant redouté, tant recherché, il était sans cesse dans l'indécision de ce qu'il souhaitait vraiment. La peur de l'abandon créant le rejet de tout ce qui tentait de se lier à lui, femmes comprises. Son répertoire téléphonique était un excellent révélateur de cette caractéristique, rempli de noms à seul but compensatoire.

Il porta le liquide ambré à ses lèvres, ingurgitant assez longuement la première lampée pour escorter les pensées chaotiques de l'homme. Dans ce SUV, la suite de la conversation, jusqu'à son départ, n'avait fait que glaner davantage de doutes, mais à l'image de la femme façonnée dans l'argile, il ne se sentait pas de résister à la tentation d'ouvrir cette fichue boite mystérieuse.

"Aidan ?" L'appela alors à nouveau la femme, qui finit par s'approcher à son tour de la paroi de verre, aussi froide qu'une pellicule glacée.
"On m'a proposé un job que je ne peux pas refuser. Loin d'ici."
"Loin d'ici ? C'est à dire ?" Interrogea la femme sur une tonalité de surprise, mêlé à celui d'une tristesse émergeante.
"J'en sais rien, mais je devrais quitter le pays. Dans deux jours."

Elle papillonna des yeux, percutée de plein fouet par la surprise de cette confidence, sentant ses espérances voler en éclat.

"Ce fut bref..." confia t-elle d'une voix davantage atténuée.
"Pas de promesse. C'était le deal." Il quitta enfin la contemplation de la ville, si agité là-bas, à l'image de ce qui se passait au dedans de son esprit, pour en porter le bleu de ses yeux sur son amante qui se rapprocha un peu plus, nouant ses deux bras autours du médecin, logeant son visage joue appuyé contre le creux de son épaule.
"C'était le deal..."


DONNÉES D'ARRIVÉE



Il sentit un grand vide entrainant un léger vacillement qui lui donna l'impression de tanguer. Le plancher de métal était pourtant des plus stables et il douta que cela ne soit que dû à cette première téléportation qu'il venait d'expérimenter. Lui, et d'autres, avaient été embarqués de cette manière, passant quasi-instantanément de la terre nourricière, si familière, si confortable, à un engin flottant à des milliers de kilomètres au dessus de cela. Il y avait sans doute une grande part, mais l'immense baie vitrée qui ceinturait la pièce dans laquelle ils avaient été envoyés et ouvrait sur la large bille d'un bleu si intense perdu dans son auréole d'obscurité, y jouait sa grande part également.

Quelques jours à peine, de quoi signer tous les papiers nécessaires, recevoir les briefings, les instructions, les consignes, et même quelques formations, n'avaient pas suffit à Aidan pour le préparer à ça. Cette vérité, cette réalité là qu'on ne supposait possible que dans les films de science-fiction. Il avait même cru à un grand canular aux premiers abords. Qui pourrait seulement imaginer que cette humanité, si pleine de défaut, si prompt à s’entre-tuer, si égoïstes à sacrifier l'intégrité de leur propre espace de vie, pouvait avoir atteint, sans aucune impunité, l'accès aux étoiles, et bien plus ?

On lui avait confié son package, des uniformes aux bandes jaunes en signe d'appartenance du corps médical, on lui avait dit de laisser tout ses effets personnels dans un casier scellé et qu'un seul objet, estampillé, enregistré, ayant appartenu à son passé, ne pouvait être embarquer. On lui avait parlé de sécurité, de confidentialité, de sauvegarde de l'humanité, de trou de ver, de porte, de vaisseau, de cité antique, de peuple ancien, de colonie, d'ennemi, de technologie, de gêne ... rien que d'y repenser, son esprit débordant de bien trop d'informations, avait profondément envie de se déconnecter en envoyant tout se faire foutre.

Et puis, outre sa part d'incrédulité qui avait eu du mal à accepter ceci, il y avait aussi sa curiosité qui s'était retrouvé ébahi. Et si c'était vrai ? Et si personne n'allait sortir de derrière le rideau en criant "caméra cachée !" comme si ces deux mots pouvaient justifier toutes les naïvetés qu'on pouvait faire avaler. Certains de ses camarades, nouvellement affecté à ce qu'ils appelaient "Atlantis", étaient dans la confidence depuis quelques temps déjà, affirmant avoir traversé un anneau gigantesque pour rejoindre d'autres planètes, d'avoir vu de leur yeux l'horizon se déformer en une échappée de bulles qui fuit d'une surface liquide, mais ça n'en restait que des paroles. Aidan, lui, débarquait néophyte.

Mais maintenant qu'il y était, maintenant qu'on venait de l'envoyer à des milliers de kilomètre de chez lui en moins d'un claquement de doigt, éblouit d'une intense lumière blanche, tout ceci prenait forme, consistance, et revenait à son esprit comme une vague qui s'était retirée pour mieux déferler et tout raser. Il prit appui contre l'un des murs, laissant cette bulle bleue au loin disparaitre de sa vue, pour s'y laisser glisser et s'asseoir simplement, les bras en appui sur les hauteurs de ses genoux redressés, la tête basculée en arrière pendant qu'il s'efforçait à prendre de larges inspirations d'air.

"Première fois ?" demanda une voix amusée, assez fine et fluette, tandis qu'une femme à la tenue striée d'un vert sombre s'accroupissait non loin de lui, son regard à observer le visage du médecin.
"Ca se voit tant que ça ?" répondit alors Aidan, non sans avoir pris le temps de quelques inspirations supplémentaire et se retrouver une certaine contenance.

"Vous inquiétez pas, certains se débrouillent moins bien que vous." Ses lèvres se plissèrent en un sourire mutin, tandis qu'elle déportait son regard sur le côté, dévoilant à son vis-à-vis l'objet de sa remarque en la présence d'un type rendant tripes et boyaux dans un sac qu'on venait de lui confier.
"Ouais. J'imagine." laissa t-il échapper, escortant ceci d'un sourire à la fois amusé et compatissant pour son homologue mal en point.

"Venez." Enchaina t-elle sans perdre de temps, se redressant finalement. "J'vais vous faire faire le tour si ça vous intéresse. Le Dédale ne part pas avant au moins une heure, ça laisse un peu de temps."
"Dites moi plutôt où je peux m'allonger. Je sais pas si on peut vraiment souffrir du mal de l'espace sans apesanteur, alors on va tenter de garder les idées clairs. Dix-huit jours de trajets..."

"Ca donne à réfléchir quand on veut prendre quelques vacances, pas vrai ...?"

Il se redressa lentement, prenant tous les appuis nécessaires pour de redresser comme il fallait, emportant avec lui son sac d'affaire à son épaule tout en inspirant longuement. De toute manière, que laissait-il derrière lui ? La seule famille qui lui restait, en l'incarnation de sa soeur, avait sa propre vie au confort d'un pavillon de campagne, avec mari et enfants au compteur. Ils ne se voyaient plus vraiment, de toute manière, l'un et l'autre bien trop occupé pour s'accorder du temps, en dépit de leur attachement mutuel. Une carte postale à Noël, un coup de fil aux anniversaires. Ce n'était pas des excuses valables pour refuser une telle opportunité, maintenant qu'il savait de quoi il en retourner.

Il n'avait jamais su estimer son réel objectif sur terre, de trouver la place qui lui fallait pour être un poids conséquent dans un plus vaste schéma. C'étai désormais chose faites.




Qui suis je ?


DVK
34 ans
DC
Yep
Non
Shaun Kelly

YIPPEE-KI-YAY !

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Skyler McAlister
Médecin Neurochirurgien
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√ Arrivée le : 08/07/2017
√ Nationalité : Anglaise / Irlandaise

√ Gène : Aucun
√ Messages : 387

Dim 9 Mai - 18:21

Skyler McAlister
Cool, un autre médecin sur la cité, on est tellement peu nombreux. Je vais pouvoir donner mes tours de garde heuuu

Je pourrais avoir un lien avec un collègue ? S'il te plaiiiiiit stp

Re bienvenue, et bon courage pour ta fiche :face:


Docteur Aidan Foster 236729Sanstitre32


DC : Kyle Hawkins - Rodney McKay - Lyanna
Couleur d'écriture : #99CCFF

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Aidan Foster
Médecin Urgentiste
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√ Arrivée le : 07/05/2021
√ Date de naissance : 15/11/1986
√ Nationalité : Australienne

√ Age : 34
√ Messages : 27
√ Localisation : Cité d'Atlantis

Liste de vos DC : Shaun Kelly

Dim 9 Mai - 18:25

Aidan Foster
Merci merci !
La porte est ouverte sans problème.

Il me reste encore à écrire, mais ça devrait aller vite, j'ai l'essentiel en tête.



Aidan Foster

#666699
Docteur Aidan Foster Sign10
DC : Shaun Kelly

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Admin
Admin
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√ Arrivée le : 08/12/2012
√ Messages : 643

Dim 9 Mai - 22:17

Admin
Je m'en vais lire ça !
en attendant voici le dé mystère !

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Admin
Admin
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√ Arrivée le : 08/12/2012
√ Messages : 643

Dim 9 Mai - 22:17

Admin
Le membre 'Admin' a effectué l'action suivante : Lancé de dés


'Gêne ATA' :
Docteur Aidan Foster Deata10
Résultat :
Docteur Aidan Foster Deatan10

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Matt Eversman
Caporal
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√ Arrivée le : 08/12/2012
√ Date de naissance : 22/01/1990
√ Gène : Wraith
√ Age : 31
√ Messages : 11434

Dim 9 Mai - 22:38

Matt Eversman
Rebienvenue par ici !


Docteur Aidan Foster Dn87Docteur Aidan Foster 70vdDocteur Aidan Foster R39aDocteur Aidan Foster St3hDocteur Aidan Foster R5l5
merci !                               couleur : darkcyan                                USS Dédale
Docteur Aidan Foster 1540805177-matt-texte


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Cody Fuller
Caporal
Maître Chien
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√ Arrivée le : 01/07/2014
√ Date de naissance : 19/09/1995
√ Nationalité : Américain

√ Age : 26
√ Messages : 573
√ Localisation : Atlantis

Liste de vos DC : Aucun

Mar 11 Mai - 22:58

Cody Fuller
Rebienvenue parmi nous H3


I found something I thought I lost. I found me, I found faith, I found trust
//écriture : #4b86b4

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Aidan Foster
Médecin Urgentiste
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√ Arrivée le : 07/05/2021
√ Date de naissance : 15/11/1986
√ Nationalité : Australienne

√ Age : 34
√ Messages : 27
√ Localisation : Cité d'Atlantis

Liste de vos DC : Shaun Kelly

Mer 12 Mai - 11:23

Aidan Foster
Cette fiche est terminée !



Aidan Foster

#666699
Docteur Aidan Foster Sign10
DC : Shaun Kelly

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Hailey Spalding
Caporal
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√ Arrivée le : 09/09/2018
√ Date de naissance : 25/08/1992
√ Nationalité : Américaine

√ Gène : ATA
√ Age : 29
√ Messages : 458
√ Localisation : Parmi les étoiles....

Liste de vos DC : Lorn Fawkes

Ven 14 Mai - 22:43

Hailey Spalding
Très bonne fiche !
Un beau médecin que voilà et j'espère que tu te plairas avec ce nouveau personnage !
Hâte de lui demander son avis sur la gravité de mes bobos ! wink



Félicitations !

Tes efforts sont récompensés !

Félicitations, tu viens d’avoir ta première validation.
Il t'en faut une seconde de la part des membres du staff pour que ta fiche soit classée dans les « candidatures acceptées ».

Prends ton mal en patience cela ne va pas tarder !
En attendant, si ce n'est pas déjà fait, rejoins nous sur le discord pour échanger avec les autres membres et pouvoir mieux t'organiser avec tes partenaires pour les événements qui ne manqueront pas de survenir !




Double compte : Lorn Fawkes Vortimer Raven


Hailey écrit en Darkorange

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Matt Eversman
Caporal
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√ Arrivée le : 08/12/2012
√ Date de naissance : 22/01/1990
√ Gène : Wraith
√ Age : 31
√ Messages : 11434

Dim 16 Mai - 12:10

Matt Eversman



Félicitations !

Le forum t'ouvre ses portes !

Avec cette validation tu fais désormais partie d'Atantis !

Il te faut désormais mettre à jour tes compétences dans ton profil : en bas d'ici !

Tu peux faire ta fiche de « dossier personnel » et tu peux commencer à RP.

N'oublie pas de faire recenser ton avatar dans ce sujet. Tu peux également choisir une couleur d'écriture dans ce sujet.. Bon jeu !


Docteur Aidan Foster Dn87Docteur Aidan Foster 70vdDocteur Aidan Foster R39aDocteur Aidan Foster St3hDocteur Aidan Foster R5l5
merci !                               couleur : darkcyan                                USS Dédale
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