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S'arrêter c'est comme tomber au combat [pv Riyel Von Gikkingen & Lisa Laverse]

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Wayne Curtis
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√ Arrivée le : 17/05/2021
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Mar 8 Juin - 7:32

Wayne Curtis


S'arrêter c'est comme tomber au combat



Riyel Von Gikkingen & Lisa Laverse


Beaucoup diront qu’il n’y a rien de mieux qu’un beau soleil d’été ainsi qu’une douce brise pour donner envie de se balader. Sur un continent presque sauvage, on voudrait bien explorer ses forêts denses, enfoncer ses oreilles dans le sables chaud et blanc de la plage. Se prélasser à l’ombre d’un arbre majestueux tout en lisant un bon livre pendant qu’un ou deux petits oiseaux, pourquoi pas une dizaine, vous offraient un concert privé. A qui cela ne donnerait pas envie ? Il suffirait qu’on ajoute un petit rafraichissement en plus pour se désaltérer et profiter de cette représentation de vie Olympienne. Vous aimerez sans doute y être ? Venir en profiter comme de bonnes petites vacances ?
Et ben tout ça vous pouvez déjà l’oublier ! On n’est pas au club med ici ! Déjà, la journée n’était pas aussi ensoleillée que ça. C’était le contraire même. Le ciel était clair oui, mais pas pour longtemps. Le bleu se fanait pour devenir de plus en plus gris. A l’horizon, on voyait déjà quelques nuages inquiétant s’approcher et comme s’il s’agissait d’une cavalerie céleste venant pour la bataille, les cheveux formaient de cumulonimbus, faisaient gronder le ciel sous leurs sabots blancs. Et on ne sentait pas de douce brise d’été, plutôt quelques souffles froids annonçant la météo.

Mais qu’il pleuve, qu’il vente, neige ou que ce soit la sécheresse, ceci n’ébranla pas l’inquiétante silhouette qui se tenait au début d’une parodie de champ de bataille. Le camp militaire se hâtait, mais on évitait ce parcours digne du plus grand combattant. L’homme était un habitué, et s’il inspirait souvent la crainte, il avait gagné le respect de beaucoup grâce à son caractère assez spéciale, que son expérience. Il n’eut aucun mal à réquisitionner le terrain d’entrainement pour faire subir… Entrainer toute âme malheureuse qu’on enverrait entre ses pattes.

Droit dans ses bottes dans tous les sens du terme, il examina ce parcours qu’il avait soigneusement préparer. On pouvait dire qu’il n’y était pas aller de main morte. Encore, il se trouvait largement généreux en étant pas aller au bout de ses idées. Après tout, il devait entrainer des civils et ne comptait pas les faire tuer trop vite. Mais il ne comptait pas non plus leur rendre la tâche trop facile. La vie n’avait rien de simple et contre des Wraiths, il ne faudra pas s’attendre à ce qu’ils se montrent clément à un prochain assaut.

Les wraiths… Curtis en avait affronté des ennemis aux quatre coins du monde. Mais jamais il ne pensait un jour, combattre des extra-terrestres vampiriques. Parfois, il avait encore l’impression de rêver, qu’on l’avait caster pour un film de Science-Fiction, sans le prévenir, comme une caméra cachée très bien élaborer. Aussi surprenante et inquiétante soit cette histoire, ceci donna au super soldat, une sur motivation pour toujours s’entrainer, toujours se sentir prêt. Et par là, préparer les autres aussi à leur survie. En parlant de ça justement… Wayne se tourna vers l’extrémité du camp pour se mettre à beugler :

"Ils fichent quoi ? Vous vous ramenez ou je dois venir vous chercher par la peau du cul ?"Les paroles furent accompagnées par un lointain grondement, comme si le ciel le secondait ou voulait jouer sur une mise en scène parfaitement exécuté, comme si c’était par sa colère ou son ton, que Curtis commandait à la tempête.

Il ne se souvenait plus trop s’ils s’étaient déjà entrainés avant. Quoi que… L’un d’entre eux était en réalité dans l’armée, Curtis pouvait être de mauvaise langue parfois. Avec un peu de chance, elle serait mieux tenue la route, déjà habituer aux entrainements à hauts niveaux. Après, Wayne avait l’habitude de mettre tout le monde à un même pied d’égalité. Ce n’était pas la fonction ou le grade qu’il regardait, mais ce dont-ils étaient capable de faire. Un simple soldat par exemple, pouvait mieux s’en sortir d’un général. Ca, il l’avait déjà vu.



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Lisa Laverse
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Mar 8 Juin - 18:37

Lisa Laverse



S'arrêter, c'est comme tomber au combat




Lisa jeta un coup d’œil à sa montre, avant de lever le regard vers l’autre bout du camp, ses doigts s’agitant plus rapidement pour retirer une à une les cartouches restantes dans son chargeur, pour ensuite les déposer quatre par quatre dans le baquet situé devant elle, en sachant qu’elle serait en retard à l’activité suivante, à laquelle elle s’était greffé la veille sur un coup de tête. La militaire se demandait encore si c’était une bonne idée, finalement, d’enchainer avec ce type, que les gars n’avaient pas manqué de diaboliser. Elle se souvenait parfaitement de comment elle en était arrivée à accepter ce défi. C’était à la fin de son tour de garde matinal, sur le chemin de l’armurerie, que Shaffer lui avait demandé, probablement pas sans arrière-pensées vu l’intonation utilisée, s’ils auraient l’occasion de patrouiller ces couloirs vides le lendemain. Ce à quoi Lisa lui avait répondu que ce serait difficile pour elle de se dédoubler, sa présence étant requise sur le continent pour, cita-t-elle, effectuer une évaluation de ses compétences à la suite de sa récente arrivée sur la Cité. Curieux, le caporal avait continué sur sa lancée, estimant sans doute, et à raison, qu’étant donné qu’elle lui avait répondu sans l’envoyer sur les roses, elle ne rechignerait pas à en dire un peu plus. Lorsqu’il lui avait demandé en quoi consisterait sa journée là-bas, Lisa resta assez vague, ne sachant pas réellement elle-même ce qui serait attendu d’elle une fois qu’elle aura posé les pieds sur la terre ferme. C’est là que Shaffer avait malicieusement demandé si elle était inscrite à l’activité du lieutenant Curtiss.

Face à la réponse négative de la franco-américaine, le caporal s’était sentit pousser des ailes, en balançant sur le ton du défi qu’elle ne serait pas capable de finir son parcours après avoir enchainé plusieurs animations. Or s’il y avait bien une chose à ne pas proposer à Lisa, c’était bien ce genre de gageure, car une fois l’équipement rendue, la militaire avait aussitôt fait la démarche pour se faire rajouter au programme de la journée. Alors que l’odeur de la poudre continuait de lui titiller le nez, Lisa se demandait désormais si elle n’aurait pas dû s’abstenir. D’un autre côté, l’envie de voir la tête déconfite de Shaffer était à elle seule une motivation suffisante pour accepter que son corps souffre un peu. Ouais, elle aimerait bien voir sa gueule quand elle lui dira qu’il avait perdu, et que le gage serait pour sa gueule. Ce serait parfait, surtout qu’elle le voyait bien prendre les paris dans son dos. Ce n’était pas un mauvais bougre, cependant, mais un défi restait un défi, et d’une manière, elle l’avait déjà en partie gagné. Il lui suffisait simplement d’arriver au bout, désormais.

Les dernières cartouches sautèrent des lèvres du chargeur et elle les rattrapa au vol entre ses doigt, pour les poser à la suite des autres, avant de poser le magasin vide, le manque de munitions bien en évidence, dans un mouvement devenu machinal avec le temps. D’après les comptes, c’était le dernier, mais Lisa revérifia une dernière fois en venant palper les différentes poches du gilet tactique qu’on lui avait refourgué pour l’occasion. Elle avait presque terminé. L’arme de poing et ses chargeurs étaient déjà rendus, ainsi que le holster de cuisse. Les chargeurs de la carabine aussi, si bien qu'il ne restait plus que l’arme longue en elle-même. Ses mains vinrent machinalement se saisir du corps de l’arme glissée dans son dos, pour la ramener devant elle. C’est à cet instant qu’elle se retourna, interpellée par la voix masculine qui porta jusqu’à l’autre bout du camp, juste avant que ne gronde l’orage approchant, et dont les lourds et épais nuages avaient commencé à remplir le ciel depuis quelque temps maintenant. Son regard se porta au ciel, avant de retomber sur les chiffres de la montre à son poignet gauche.

« Et merde… » lâcha-t-elle en français, presque pour elle-même, et avec un accent à peine discernable.

L’armurier avait lui aussi réagit en se réhaussant sur la pointe des pieds pour pouvoir jeter un coup d’œil par-dessus un râtelier, avant de se retourner vers la militaire.

« C’est pour vous ? » questionna-t-il, sans émotions, en reprenant sa position, ses doigts vérifiant machinalement les lèvres d’un chargeur entre ses mains pour s’assurer que la franco-américaine avait bien fait son travail avec celui-ci comme avec les autres.

« Ouais, on dirait bien. Et pile à l’heure, en plus. » souffla-t-elle.

Lisa se retourna, et commença à se hâter un peu plus, sa main gauche passant sur la sangle du fusil pour la défaire de son épaule, avant de laisser reposer la crosse contre cette dernière, l’arme à plat. Son index et son majeur agrippèrent le levier d’armement pour le tirer en arrière, pour vérifier qu’il n’y avait bien plus de munition dans la chambre. Satisfaite, elle s’apprêtait à rendre à la hâte l’arme à l’armurier lorsque celui-ci leva une main dans sa direction.

« Gardez-le, vous en aurez peut-être besoin. »

Sa réaction prit la militaire au dépourvu, et cette dernière dût déglutiner avant de pouvoir formuler une réponse qui lui vînt sur l’instant

« Quoi, vous êtes sûr ? »

L’armurier se contenta de hausser les épaules, avant de jeter un coup de pouce sur sa droite, en direction du parcours d’où s’était élevé la voix juste avant.

« Avec lui, on est jamais sûr de rien. »

Lisa resta interdite une seconde, alors qu’un fin sourire venait de se dessiner sur les lèvres de son interlocuteur, contredisant la réaction naturelle qu’il avait eue juste avant. Est-ce qu’il était en train de la duper, là, ou bien était-il vraiment sérieux ? Elle n’avait pas vraiment le temps d’y réfléchir de toute façon. Tout comme avait pas non plus le temps de se libérer de tout le reste du barda qu’elle avait sur elle.

« Ok, si vous le dîtes… » souffla-t-elle, alors qu’intérieurement, elle se flagellait de ne pas avoir fait attention à l’heure plus tôt. Ramenant l’arme à la verticale, elle déclara finalement, blasée : « Arme vide ? » L’armurier baissa son regard sur la chambre apparente, et y passa son doigt, avant de finalement déclamer, à son tour : « Arme vide. »

Lisa ne perdit pas une seconde de plus et repassa la sangle par-dessus tête et épaule, avant de repousser cette dernière dans son dos, où elle la dérangerait moins. Elle fit aussitôt demi-tour pour quitter les lieux au plus vite, si bien que c’est tout juste si elle entendit l’armurier s’adresser à elle dans son dos : « … Oh ! N’oubliez pas de le ramener, hein ?! »

Comme si c’était son genre, d’oublier de rendre un flingue… D’un petit pas de course, elle se dépêcha de franchir la distance du camp, pour se présenter là où elle était attendue. Son regard se porta sur le type qui se tenait debout devant la grande etendue aménagée dans son dos, puis sur la quasi absence de personnel devant lui, à l’exception, peut-être, d’un gars qu’elle n’avait jamais vu. En tout cas, sa tête ne lui disait absolument rien, et vu que ça ne faisait pas longtemps qu’elle était sur Atlantis, ce n'était pas très étonnant. Elle en était encore à se souvenir quel chemin prendre pour aller où, et quels chemins ne surtout pas prendre, quel que soit le prétexte.

« Attendez, on est vraiment que deux, là ? Où sont les autres ? » lâcha-t-elle mécaniquement, tout en regardant autour d’elle pendant un très bref instant, l’air un peu pantoise.

C’était quoi ces conneries ? De toutes les personnes présentes aujourd’hui, ils n’étaient que deux à se présenter ici ? Mais ils foutaient quoi les autres ?! Ah bah oui, ils avaient dû voir le temps virer au grain et ils avaient tous eu l’idée de se barrer au chaud, ça devait être ça. Ou alors ils étaient juste encore plus en retard qu’elle… Faut dire que Lisa n’avait pas lu le reste du registre, lorsqu’elle s’était inscrite. Sans parler que c’était alors encore tôt le matin lorsqu'elle l'avait fait. Bon, au moins elle n’aurait pas l’air complètement conne, vu qu’elle n’était pas toute seule…

« Et bonjour… » fit-elle à l’intention de son futur camarade d’infortune, lui offrant au passage un bref hochement de tête et un petit clin d'oeil. Lisa se dépêcha tout de même de se tourner vers l’officier, pour pas trop le faire attendre, avant de rectifier un minimum sa position. Juste ce qu’il fallait, sans trop en faire. « Mon lieutenant. »

Elle était déjà en retard et probablement pas en tenue, vu comment elle était encore équipée, quoi qu’elle fût certaine que cela ne dérangerait pas si elle en avait déjà plus que nécessaire sur le dos… Il était inutile d’offrir une raison de plus pour se faire hurler dessus, si ce n’est pire.

Lisa ne souhaitait pas offrir une image déformée de sa personne, surtout pas dès les premiers jours. Donc les présentations, elles attendront sans doute qu’il ait finit de leur beugler dessus…

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Riyel Von Gikkingen
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Ven 11 Juin - 17:24

Riyel Von Gikkingen
S'arrêter, c'est comme tomber au combat
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Curtis Wayne & Lisa Laverse


C'était un des rares jours de repos qu'il s'autorise à prendre depuis la fin de la mission. Les recherches s'étaient enchaînées à une vitesse ahurissante pendant son absence. Et le temps de rattraper tout son retard, c'était comme si on lui avait collé un ectoparasite dans les pattes. Très peu eu le temps de passer au mess, ni de dormir suffisamment d'heure pour ne pas ressembler à un grain de raisin desséché. Le retard des expériences rattrapés, il avait ensuite fallu écrire les divers rapports associés, de tailles diverses et variée.

Il avait été sorti de force de son laboratoire par un de ses collègues qui lui avait suggéré de prendre trois jours de repos. Actuellement, c'était le matin du troisième, il se préparait lentement à la journée qui l'attendait. Priant une divinité au hasard de retrouver tous ses membres et organes entiers après cette journée. Riyel se rappelait parfaitement comment il avait pu en arriver là.

Il était attablé au mess devant une assiette plus que douteuse quand il fut interpellé par un des officiers de la table à droite.

« Ça y est le scientifique est sorti de son labo.» Ponctué d'un rire gras. « Ça prend l'air frais au moins ? »

Riyel avait enfin réussi à s'armer de courage pour prendre une fourchette de son assiette avant d'entendre la deuxième partie de la phrase. Il serra son couvert dans la main comme si c'était la tête de l'officier et tourna sa tête vers lui.

« Pardon ? »

L'officier hilare, c'était levé de sa chaise et s'assit sur la table de Riyel en équilibre précaire sur une jambe et se pencha vers lui.

« Écoute, depuis un an que t'est ici, je t'ai jamais vu suer comme tout le monde. Donc, je te propose un truc. Le Boss veut entraîner des civils, si tu t'y inscris, tu gagnes mon respect, vu ? »

Et voilà pourquoi il se retrouvait là maintenant à troquer ses habits de civils pour un uniforme similaire au militaire avec son grade de scientifiques scratché dessus. On sentait de loin qu'il aurait bien aimé profiter de son dernier jours de repos à lire un classique de la littérature russe plutôt que d'aller suer sang et eau sur un champ d'entraînement militaire, mais quelque part, le défi lancer par l'officier était aussi un moyen de se prouver à lui-même qu'il en était capable. Il n'avait juste aucune prétendu idée de qui était le Boss, depuis un an qu'il était ici, il ne l'avait jamais croisé, sans doute un des premiers membres de la cité.

Peut-être que s'il avait vu le Boss avant et observer de quoi il était capable pour entraîner ses recrues, peut-être qu'il y aurait réfléchi à deux fois, mais n'ayant rien vu de ses talents particuliers, Riyel prit le chemin vers la baie des jumpers et rejoindre le terrain d'entraînement. Il glissa tout de même un léger regard à son cadeau de Noël trônant fièrement face à son lit, à jamais figé dans sa résine. Peut-être qu'il aurait dû le glisser discrètement dans son uniforme, ça aurait servi.

Arrivé sur place, il n'avait pas fait trois pas que déjà, il entendit un homme hurlé pour ne pas dire gueuler en sa direction. Accompagné du significatif bruit du ciel, comme s'il s'alliait à l'homme pour le prévenir que cela allait chauffer pour ses fesses. Déjà qu'il avait quelques soucis avec l'autorité brute, la journée allait continuer très mal.

Riyel se rapprocha de lui assez rapidement et quand il fut suffisamment proche pour son instinct de survie, il garda les bras le long du corps, l'observant en chien de faïence.

« Lieutenant. »

Aussitôt qu'il l'avait salué, il entendit le crissement des cailloux sous les semelles caractéristique des rangers militaires. Apparu alors à ses yeux une jeune femme, plus petite que lui, l'air prête à en découdre. Il lui rendit son salut simplement hochant la tête poliment. Elle aurait au moins un avantage sur lui, elle avait déjà dû en bavé un certain nombre de fois et s'approprier son soutien ne serait pas du luxe. Hormis son footing du soir pour s'aérer la tête quand il avait le temps, il avait toujours eu en horreur les entraînements sportifs. Dans quelle galère il s'était mis.



(c) AMIANTE

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Wayne Curtis
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Sam 12 Juin - 8:54

Wayne Curtis


S'arrêter c'est comme tomber au combat



Riyel Von Gikkingen & Lisa Laverse


Comme si on l’avait entendu jusqu’à la cité Lantienne, ce qui serait fort possible, ses victi… Elèves plutôt, arrivèrent au pas de course. La première personne qui apparut fut l’homme. Ryel Von Gikkingen il lui semble. Un civil. Pas besoin de lire le registre pour le savoir, juste à l’examiner on devinait que l’activité sportif n’était pas son fort. Il avait une façon de se tenir d’homme peu assurer, et il était maigrichon. Wayne sentait qu’avec lui, il aurait du boulot, mais il n’avait pas peur de relever un défi. Et puis, il avait eu pire comme gars à entrainer.
La deuxième personne inscrite, qui elle, était une militaire, arriva. Elle avait une façon d’approcher trop décontracter pour Boss. Manque de sérieux, elle se ravisa rapidement pour saluer le lieutenant. Vu sa tenue, on pouvait douter qu’elle était disposée à suivre un parcours des combattants. Mais tant mieux, notre entraineur ne disait pas non de rajouter du piment. En réalité, quelqu’un de peu près s’approchait au mieux d’une situation réelle en cas de combat. Après tout, imaginez que pendant que vous dormiez dans votre camp on vienne vous attaquer. L’ennemi ne va pas attendre à ce que vous vous changiez pour vous battre ou fuir.

Wayne Curtis examina d’un puissant regard, ces deux êtres qu’on lui avait envoyés. C’était comme si tous les deux étaient deux extrêmes. Assez drôle à voir, à se demander si on ne lui avait pas fait une farce. Mais le Boss entrainait ceux qui lui tombaient sous la main. D’ailleurs, sa pensée rejoignait en quelques sortes, les interrogations de Lisa Laverse concernant leur petite classe.

"Que deux oui. Mais ne vous en faites pas, tout le monde va y passer." Il disait cela d’un air si sombre, si menaçant… Et pourtant, Curtis retrouva un peu de calme après avoir vu enfin arriver les deux retardataires.

Tout le monde sur cette base devra passer au moins un entrainement afin que Wayne puisse juger de leur niveau. Il avait déjà fait quelques victimes depuis son arrivée, mais il avait en tête quelques noms et visages dont le moniteur aimerait bien faire courir et suer. Aussi bien pour leur bien que pour régler quelques soucis personnels du genre revanche. Mais ces derniers devront attendre leur tour. Pour l’heure, il devait s’occuper du cas de ces deux-là. Et il lui tardait de les faire commencer.
Pour ça, aucune cérémonie. Pas de présentation des membres, de questions personnelles ou tout autre sociabilité. Wayne était là pour une mission, pas pour se faire des amis. Et il jugea qu’ils avaient tous perdus assez de temps.

"On va pouvoir commencer si vous avez terminé de vous pomponner !" Hurla donc le militaire, si c’était naturel, ou qu’il était encore furieux contre eux deux ou pour dépasser l’orage qui grondait encore au loin.

Wayne se poussa donc sur le côté pour dévoiler le début de la piste. Il fallait croire que le moniteur n’y était pas aller de main morte. On y trouvait de tout. Les pneus dans lesquelles il fallait marchait dedans, les murs à franchir, les fils barbelés, oui barbelés ! Des trous à franchir, d’autres à escalader comme un singe et se laisser pendre pour avancer à l’autre bout… La piste quittait même le camp pour se perdre dans la nature, au milieu des bois voisins, cachant bien les épreuves du militaire. Le parcours semblait serpenter même, pas vraiment tout droit, il était difficile de voir quelques obstacles il faudra passer à la suite. Wayne se remit entre ce chemin de l’enfer et les deux « volontaires » pour leur aboyer :

"Mais avant vous allez me faire chacun trente pompes avant d’y aller GO !"

Le top départ était donner. Un petit échauffement en quelque sorte, avant de les envoyés dans la partie la plus… Amusante. Wayne les regarda donc faire, bras croisé dans le dos, jugeant le moindre geste, la moindre réaction. Rien ne sera épargner, aucun traitement de faveur. Bon, il pouvait toujours adapter un minimum. Il savait que tout le monde n’avait pas le même niveau. D’ailleurs, cet entrainement servait en quelque sorte d’évaluation. Par la suite, il pourra adapter. A voir comment les choses s’organiseront.



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Lisa Laverse
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Sam 12 Juin - 12:23

Lisa Laverse



S'arrêter, c'est comme tomber au combat




Adoptant une position plus relâchée mais toujours martiale, Lisa joignit ses mains dans son dos, juste sous le canon du fusil qui y pendait, et jeta de nouveau son dévolu, via un regard discret, sur le jeune homme qui l’avait devancé de peu pour se présenter à l’exercice. Un peu plus grand, probablement pas un militaire vu son allure, et ce malgré l’uniforme qu’il portait. La franco-américaine n’en était pas totalement certaine, il aurait fallu pour cela avoir l’opportunité de faire un peu plus ample connaissance, en commençant par se présenter par exemple, tout simplement. Chose qu’elle n’avait pas tenté de faire, en découvrant le regard sérieux et dur avec lequel le lieutenant Curtis les décortiquait. Dans le cas du « Boss », comme les autres le surnommait, il n’avait pas été difficile de comprendre que c’était l’archétype de l’instructeur, celui-là même qui passe son temps à vous gueuler si fort dans les oreilles tout en vous trainant dans la boue, et ce à longueur de journées. La manière dont il avait répondu à sa remarque, en précisant qu’au final, tous finiraient par en baver un jour ou l’autre sous sa garde, avait de quoi réveillé de vieux souvenirs enfouis depuis des années au tréfond de son esprit. Ceux de ses classes, lors des sélections pour intégrer les commandos, avec ces sous-officiers qui profitaient du moindre petit moment d’hésitation pour rappeler à quelle point la petite fille qu’elle était n’était qu’une sous-merde qui ne parviendrait jamais à rien dans la vie. Comme quoi les apparences étaient parfois trompeuses…

D’un autre côté, Lisa avait aussi cette satisfaction malsaine, à l’idée de voir Shaffer en baver entre les mains de ce type. Oui, elle saurait apprécier de le voir se rouler dans la boue, avant de se jeter, couvert de sueur, dans une fosse replie d’eau glacée. Non pas par pur sadisme, ce n’était pas là le genre de la militaire, mais parce que cela l’amuserait tout particulièrement de voir le caporal en baver tout autant qu’elle. Une simple question de réciprocité, en quelque sorte.

Le regard de Lisa quitta le dos de son compagnon d’infortune juste avant d’arriver à la partie intéressante, l’attention soudainement captée par la voix une nouvelle fois tonitruante du lieutenant. Sa remarque lui fit lever les yeux au ciel un court instant, juste suffisant pour apercevoir la noirceur des nuages chargés de pluie qui approchaient à vive allure depuis le sud et qui n’hésiterait pas, elle s’en doutait, à se vider intégralement sur leur tronche sans le moindre respect pour leur dignité. Ils finiraient trempés, le corps couvert de boue vaseuse et de sueurs. C‘était écrit, et Lisa se félicitait intérieurement d’avoir pensé à prendre une tenue de rechange complète avant de partir pour le continent ce matin même. La militaire laissa son attention se reporter un nouvelle fois sur le lieutenant, ou plutôt sur le début du parcours qui se dévoilait enfin derrière lui, et comprit aussitôt pourquoi Shaffer avait paru si confiant de lui lorsqu’il lui avait lancé ce défi. Ses lèvres s’entrouvrirent de surprise en découvrant qu’il ne s’agissait pas d’une simple plaisanterie, mais bien d’un parcours parmi les plus complets, si ce n’est plus, qu’elle avait pu observer depuis des années. Et encore, celui-ci semblait s’enfoncer plus loin dans la forêt, cette dernière cachant bien les mystères qui pourraient s’y trouver.

« Putain de merde… » lâcha-t-elle pour elle-même, si bas que probablement personne ne put l’entendre, avant de doucement tourner son visage en direction du jeune scientifique qui allait partager cet enfer avec elle, l’air navrée pour ce qu’il allait devoir endurer.

Oui, si elle avait su, elle-même se serait bien gardé de se porter volontaire. Les parcours de la sorte n’était pas ce qu’elle appréciait le plus, loin de là, mais c’était une étape qu’elle devait revisiter régulièrement, de temps en temps, et à son rythme. Elle doutait cependant que le Boss ne lui laisse le répit nécessaire pour s’acclimater à ce qui allait l’attendre une fois lancée, et elle plaignait encore plus le gars avec qui elle allait devoir enchainer les épreuves, si ce dernier n’avait jamais eu à affronter ce genre d’horreur par le passé. Encore qu’il eût de la chance, il n’aurait sans doute pas à le faire, chargé comme une mule, en pyjama, ou bien encore pieds nus, à trois heures du matin, par une nuit noire…

Bref…

Le Boss, comme prévu, n’avait pas l’intention de perdre une minute de plus, aboyant comme un chien la suite du programme, que Lisa accueillit avec une forme de lassitude, en roulant les yeux, avant de délier ses mains pour venir s’assurer que le canon de son fusil était toujours bien aligné dans son dos, pour que celui-ci ne glisse pas, ou ne vienne pas la gêner pendant le début de l’échauffement. Car c’était bien de ça dont il s’agissait. D’un échauffement, pour réveiller les muscles et les articulations, et les préparer au véritable effort.

Lisa jeta un nouveau coup d’œil au jeune homme, en espérant qu’il savait au moins faire des pompes, et laissa tomber un premier genou à terre, puis un second, avant de se courber en avant pour prendre un début de position satisfaisant, tout en sachant que s’il n’était pas capable de tenir le rythme, lui en ferait peut-être trente, mais alors elle, probablement bien plus en attendant qu’il finisse sa série. Se gainant, la brune décolla finalement ses genoux du sol et positionna ses jambes tendues l’une contre l’autre, tout en écartant les bras à bonne distance. Elle sentit les quelques objets encore glissés dans le gilet être attirés par leur poids vers le sol, et le corps du fusil épouser son dos, les éléments singuliers de ce dernier venant appuyer sur certaines vertèbres de sa colonne vertébrale.

Silencieuse, la franco-américaine offrit un dernier regard de soutien au scientifique, attendant de le voir commencer pour suivre son rythme. Pour l’instant, tous deux resteraient anonymes, mais il fallait d’or-et-déjà faire preuve de cohésion. Trente pompes, ce n'était pas grand chose, vraiment. Tout allait bien se passer. Il en avait probablement déjà fait, comme tout le monde.

Oui, tout allait bien se passer.

Un léger signe de la part de l’un ou de l’autre et Lisa souffla longuement, avant de débuter la série de trente exigée par le Boss, décomptant dans sa tête après chaque flexion des coudes, tout en gardant un œil sur les efforts de son partenaire d’infortune…

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Riyel Von Gikkingen
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Hier à 9:21

Riyel Von Gikkingen
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Curtis Wayne & Lisa Laverse


Quand la sergent-maître fut arrivée à leur hauteur, Riyel sentit le regard du Boss les scanner de la tête au pied. Il ne pouvait deviner ses pensées, mais se doutait tout de même que son portrait ne devait pas le mettre en valeur. Pour un militaire de ça tremper, taillé au fusain et sans doute élever dans cette pure tradition, il faisait pâle figure, c'est vrai. Un grand phasme avec l'épaisseur d'un crayon à papier bon marché.

Mais à sa décharge, il n'avait jamais compris l'utilité du dépassement de soi avant, de prouver à autrui ce dont il était capable. Ni compris pourquoi il fallait sur sang et eau pour être en forme. C'était peut-être leur envie, au regard de la voie qu'ils avaient choisie, mais il préfère largement le confort de son laboratoire. Pas qu'il était contre un peu d'exercices et de mouvement de temps en temps, il avait eu son compte récemment avec le Marteau de Volundr.

La plaisanterie fut de courte durée quand le Boss annonça qu'ils ne seraient vraiment que deux à accomplir le parcours situé derrière lui. Et il affichait un air si menaçant qu'il en eu de la sueur dans le dos, il lui faisait penser à son entraîneur sportif Monsieur Yevdokimovà l'internat. À la différence qu'il travaillait à l'ancienne avec une cravache ce pourquoi il avait toujours fui le moindre entraînement à cette époque. Et rien que le fait d'y repenser, lui apporta suffisamment pour se redresser et affrontait le reste de la journée.

Le commentaire mesquin du Boss allié à l'orage lointain s'ajouta à son envie d'en découdre avec cette fichue journée, il n'était peut-être pas taillé pour le terrain, mais de là à insinué qu'il se pomponnait, il rêvait les yeux ouverts.

Enfin, c'est ce qu'il pensait avant que le Boss se décale pour leur laisser entrevoir le parcours, qui s'étendait même au-delà de leur vue. Dans quel pétrin il s'était fourré, comment il allait accomplir tout ça sans jamais s'être préparé avant, qui plus est avec les passages dans les mares de boues séchées que l'orage arrivant au loin ne manquerai pas de réhumidifié. Et comble du bonheur Riyel n'avait absolument pas pensé à un paquetage de rechange, trop pris qu'il avait été par sa bataille avec l'officier armurier. Tout ça pour un fichu seul exemplaire d'uniforme d'entraînement militaire basique. Il voulait s'épargner un commentaire désobligeant supplémentaire quant à son statut.

Le Boss annonça la couleur du début de parcours en leur hurlant de faire trente pompes sur-le-champs. C'est à ce moment qu'il signa sa perte. Il perçut les regards de sa camarade d'infortune comme elle doutait qu'il s'en sorte vivant. Il la regarda se mettre lentement en position prête à exécuter les 30 pompes comme si elle faisait ça chaque matin.

Riyel inspira un gros coup et copia la position de la jeune femme. Mettant un genou après l'autre à terre, se pencha en avant un peu trop sèchement près à se manger le sol de peu, ce qui lui valut de soupirer très fortement attendant la boutade. Prenant exemple, il aligna ses jambes tendues l'une à l'autre et écarta ses bras comme il pouvait.

Ça n'allait jamais bien se passer.

Il n'avait pas encore fait une seule pompe, que Riyel savait qu'il n'allait pas finir sa série. Son footing du soir, c'était de la piquette à côté de ça. Lentement, il se baissa, collant presque son nez au sol et entama sa série. Essayant de souffler lentement à chaque gainage.

Passez la cinquième, il sentait des muscles inexploré de son corps le tirait. À la dixième, son front commencé lentement à perler. La quinzième fut très tendue, signe que son corps essayé de s'adapter à l'épreuve qu'on lui infligeait. Malheureusement, à la dix-septième, ses bras faiblirent et il tomba sèchement au sol. « пиздец » Et merde, voilà le sol, il était bien là, plus question de bouger, il attendait l'humiliation en grandes pompes sans mauvais jeux de mots.



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