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Génothérapie en direct

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Aidan Foster
Médecin Urgentiste
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√ Arrivée le : 07/05/2021
√ Date de naissance : 15/11/1986
√ Nationalité : Australienne

√ Age : 34
√ Messages : 28
√ Localisation : Cité d'Atlantis

Liste de vos DC : Shaun Kelly

Mar 29 Juin - 12:54

Aidan Foster







Génothérapie en direct

Ft. Lisa Laverse





Assis derrière son bureau, le dos droit callé contre le dossier de la chaise contre laquelle il était appuyé, l'extrémité de son stylo tenu en main descendait le long d'un papier reportant les résultats qu'il avait lui-même renseigné sur cette fiche médicale. Son regard des plus sérieux était rivé sur les chiffres qui défilaient, tordus dans une calligraphie digne des plus éminant docteur qui ne faisait que renforcer cette réputation justement acquise. Il n'y avait pas un bruit, pas un bruissement, à pas l'émergence de deux souffles partagés qui perturbait le silence, interrompu brusquement par le raclement de la chaise de métal sur le sol rigide qu'un petit mouvement du patient qui se trouvait face à lui, de l'autre côté du bureau, avait provoqué.

Ce dernier braquait ses propres prunelles d'un plissement plus inquiet, les deux mains serrées entre ses genoux qui les maintenaient captives, dans cette posture équivoque d'un stress constant. Pourtant, il s'agissait d'un marines, un de ces types recrutés parmi la fine fleur des soldats américains pour assurer des missions de routines. Escorte ou garde, ils étaient l'ombre veillant qui s'assurait que rien ne cloche dans un environnement où la moindre nouveauté pouvait engendré une catastrophe. Une place qui ne laissait pas rêver à priori, mais une place de choix que tous se disputaient en vérité. Et pour cause, ils étaient au sein de l'antique cité d'Atlantis, à des milliers d'années lumières de la Terre, au coeur même de la Galaxie de Pégase. Ca avait de quoi rendre dingue même la plus simple des secrétaires.

Le militaire se trouvait donc là, à l'affût des réactions de l'homme qui tenait l'avenir de sa carrière entre ses mains. De temps en temps, il levait un regard rapide sur l'Australien, récemment arrivé, observant les traits de son visage pour tenter de capter le moindre indice qui l'avancerait sur son verdict, mais le médecin était fait d'un marbre solide. Il n'eut pourtant pas à attendre plus longtemps avant qu'une inspiration plus marquée et longue, ne viennent, par automatisme, interrompre l'élan saccadé de sa jambe qui tremblait, nerveuse.

« Bon... » amorça Aidan qui reposait soigneusement son bic sur la surface du bureau, rabattant la pochette cartonnée rigide qui contenait tout le dossier médical du marines. « Je ne vois pas de raison de ne pas vous réhabiliter. »

Il n'avait pas attendu trop longtemps. Il n'était pas du genre à prendre plaisir à faire durer le suspens, son empathie suffisante pour bien ressentir l'appréhension que l'attente avait engendré, et dépourvu de moindre sadisme pour s'y complaire. Devant lui, le militaire exprima un souffle de soulagement qu'il avait voulu discret mais suffisamment audible pour ne pas passer inaperçu, toute la tension de ses muscles se relâchant brusquement.

« Merci Docteur. » avait finalement exprimé l'homme de cette légère tonalité de reconnaissance.
« Vous êtes apte au service. » conclu le docteur Foster en attrapant son cachet de validation qu'il apposa à la suite de la grille d'historique qui couvrait la première page de son dossier.

De son côté, Aidan préférait largement annoncer ce genre de nouvelle, que l'inverse, mais il avait bien conscience que ça pourrait arriver un jour. Il était loin du stress de ses interventions d'urgence dont il avait prit l'habitude sur son île natale, mais il savait aussi que c'était une sorte de passage obligatoire.

Atlantis ne pouvait pas s'offrir le luxe de se garnir d'un florilège de spécialité comme c'était le cas sur Terre, le forçant alors à retrouver l'assise de son bureau autre que pour des rapports médicaux. Une fois le tampon apposé, Aidan redressa son regard sur l'homme qui se levait ensuite, lui tendant une main oblique pour un serrage en règle, avant que le militaire, de sa très haute stature, ne sorte sans escorte du bureau médical, soulagé d'un poids certains.

De nouveau seul dans sa pièce étroite, Aidan prit le temps d'écouter le silence, son regard s'échappant du côté des grandes fenêtres qui lui offraient au delà, une vue imprenable sur l'océan à perte de vue. Pas de balcon pour le jeune médecin, mais ça lui suffisait assez pour en profiter largement. Les secondes s'enchainèrent, les minutes même avant qu'il n'aille ranger le dossier dans sa panière du jour, et n'attrape le suivant tout en pianotant sur les touches de son clavier, maudissant au passage ces militaires bien trop attaché aux formats papiers.

A lui qui était habitué à la vitesse, prenait plaisir au confort des temps de pause. Une relaxation évidente à son esprit qui roulait toujours au quart de tour. Son regard parcouru le nom de la visite suivante : Lisa Laverse. Une militaire accréditée récemment sur la cité d'Atlantis sous le drapeau français, et avait demandé l'accès à la génothérapie. Pour en avoir assisté à plusieurs avant, sans lui-même y avoir cédé encore, il savait que ça n'avait rien de dramatique. A l'image d'un vaccin, une simple injection pouvait ouvrir les portes de la technologie Ancienne.

Une très grande partie des Atlantes non porteur d'origine du gène, était demandeurs de cette inoculation, ce qui en faisait une pratique assez courante, au final. Mais pour Aidan, cette militaire française serait sa première injection. Se redressant de l'appui de ses deux mains à plat sur le bureau, le docteur prit la direction de la porte, l'ouvrant alors en se présentant dans le cadre de porte, cherchant des yeux la silhouette de sa patiente qui attendait sans doute son tour.

« Sergent-Maitre Laverse ? C'est à vous. »

@DamianVK



Aidan Foster

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DC : Shaun Kelly

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Lisa Laverse
Sergent Maître
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Lun 5 Juil - 10:33

Lisa Laverse







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Ft. Aidan Foster





Droite sur sa chaise, le dos posé contre le dossier guère confortable et le regard rivé sur l’écran vitré situé en face d’elle et sur lequel défilaient des données qui lui était indéchiffrables en l’état, Lisa patientait calmement dans une des salles d’attente de l’aile médicale de la cité, dans l’attente de son rendez-vous pour sa visite médicale. La commando avait fini par avoir en horreur, pendant une longue période de sa vie, cette petite tradition militaire qui consistait à remettre toute sa carrière entre les mains d’un médecin aux compétences parfois hasardeuses et à la réputation douteuse. La franco-américaine avait cessé depuis longtemps de compter le nombre de ratés et tollés auxquels elle avait pu assister au cours de sa vie. En voulant amputer une jambe pour un petit mal de tête, exemple à peine exagéré par la parachutiste, le corps médical militaire donnait souvent l’impression d’être constitué des fonds de tiroir des promotions de médecine, celle-là même qui n’avait probablement pas pu réussir à se faire leur place dans le civil. Cette vision était évidemment tronquée, puisque Lisa était bien contente de les savoir sur le qui-vive, prête à intervenir. Elle ne pouvait qu’être satisfaite des compétences des spécialistes qui lui avait évité la perte de sa jambe dans le désert africain, de son bras à la suite de sa blessure assez sévère au SGC, et même de sa vie au sein du centre médical de Cheyenne Mountain. Sans eux et cette belle étoile qui semblait veillait sur elle depuis le début, superstition totalement stupide à laquelle elle ne croyait pas vraiment elle-même, il était clair que Lisa ne serait probablement déjà plus de ce monde, ou bien alors, dans un tout autre état.

A la différence de certains présents à ses côtés dans la salle d’attente, ce n’était pas cette petite routine qui la rendait un peu nerveuse, mais bien le rendez-vous qu’elle avait réussi à intercaler en même temps que sa visite, pour tenter l’inoculation du gêne ATA, qui permettait d’interagir avec la technologie lantienne, par génothérapie. C’était quelque chose d’assez abstrait pour elle, pour ne pas dire totalement nouveau. Lisa connaissait évidemment le fonctionnement des vaccins, qui consistait en une ou plusieurs injections, régulière ou ponctuelles, mais elle ignorait si la procédure était la même, ou si, au contraire, cela constituerait un terrain totalement inconnu pour elle. Après, d’un point de vue général, la médecine, en dehors des premiers secours au combat et de quelques manipulations supplémentaires, n’était pas vraiment le domaine d’expertise qui l’intéressait le plus. Elle lui préférait les sciences plus techniques. Nul doute qu’elle aurait fait le choix de se spécialiser directement dans les transmissions et les liaisons de données si elle n’avait pas suivi le cursus commando à son engagement dans les armées…

Bref, comme à chaque fois, et comme tout le monde dans ce genre de moment, Lisa se tournait les pouces, tout en laissant son regard glisser de droite à gauche à la recherche d’une occupation passagère, afin de perdre quelques secondes, au mieux quelques minutes, avant de passer à la suivante. Ce n’était pas la technicienne, facilement reconnaissable aux bandes vertes parcellant son uniforme gris, et qui pianotait sur sa tablette depuis plus de cinq minutes qui allait capter son attention bien longtemps, sans doute parce que Lisa ne pouvait pas voir ce sur quoi elle travaillait. Le battement rapide du pied droit d’un marine contre le sol de la salle d’attente était déjà d’un autre niveau, puisqu’il caractérisait une forme de concentration, d’excitation ou d’anxiété aux yeux de la parachutiste. Il ne lui suffit que d’un seul coup d’œil aux épaules, recroquevillées vers l’avant, et au visage crispé du caporal pour balayer les deux premières hypothèses pour ne laisser que la pire. Celle de l’inquiétude, du doute, et du manque de confiance en soi. C’était un peu hypocrite de sa part, elle qui avait ses propres phobies, que certains pouvaient trouver ridicules ou impromptues. Chacun avait ses propres doutes, ses propres inquiétudes. C’est ce qui fait de nous tous des humains, pensa-t-elle. Savoir qu’un seul médecin, en quinze petites minutes, pouvait décider du sort du reste de votre carrière, avait de quoi soulever certaines interrogations. Baissant le regard pour observer ses pieds, la sergent-maitre devait admettre qu’elle le ressentait elle aussi, bien qu’elle restât confiante sur son aptitude, et à moins d’un désastre survenu lors de son voyage à bord de l’Athena ou sur le parcours du lieutenant Curtis, tout se passerait pour le mieux.

« Présente ! »

Lisa se redressa soudainement à l’écoute de son nom et de son équivalence de grade, lancé à travers la pièce avec un accent quelque peu prononcé. La militaire jeta un regard aux autres patients dans la salle d’attente, dont les regards s’étaient tournés vers elle mais aussi vers le docteur qui attendait dans le cadre de la porte de son bureau. Se levant aussitôt, la franco-américaine laissa ses mains glisser le long de son uniforme dans un geste compulsif, avant de se diriger vers le médecin.

« Docteur. » dit-elle en arrivant à sa hauteur, lui tendant éventuellement sa main au passage, avant de se laisser inviter à l’intérieur, pour, là encore, éventuellement s’asseoir si elle y était invité, son regard ne manquant pas de balayer de gauche à droite puis de droite à gauche, le bureau du médecin.

Elle était confiante.

La visite médicale, l’injection, tout se passerait bien.

@DamianVK

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Aidan Foster
Médecin Urgentiste
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Mer 7 Juil - 18:17

Aidan Foster







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Ft. Lisa Laverse





« Bonjour. »

La main tendue à son attention, il la lui serra d'un mouvement souple et rapide, avant de la laisser entrer dans la pièce d'un geste d'invitation. Cette dernière était assez petite, resserrée sur les quatre pans qui constituaient les murs, semblable à tout ceux de la cité et l'ensemble n'apparaissait pas vraiment décoré. Il fallait dire que l'Australien était arrivé assez récemment sur la cité ce qui réduisait à fortiori à néant tout objet des peuples locaux que certains s'offraient, se voyaient offrir et pouvaient exhiber sur leur bureau personnel, mais cela trahissait peut-être aussi un temps soit peu sa nature minimaliste. Aidan aimait le chic et l'élégance. Le confort riche que son salaire d'autrefois lui avait permis d'acquérir lui avait fait apprécier cela à bien des égards, mais il n'était pas outre mesure matérialiste, se complaisant dans un environnement épuré, aéré, libre. Un détail de personnalité assurément.

Si les deux justifications étaient aussi vraie l'une que l'autre, la question pouvait aisément se poser par ceux qui ne le connaissait pas encore, voir pas du tout, et qui ignorait seulement que son temps de présence sur les lieux, se comptait encore sur les doigts d'une main en terme de semaine. La première chose la plus remarquable qui pouvait attirer l'oeil de Lisa était sans doute ce déploiement de baie vitrée qui ceinturait tout un pan de mur, juste en face d'elle, transportant au travers du filtre transparent, un éclat intense de soleil. C'était peut-être ça l'avantage qu'il avait obtenu au compromis de taille exigu de ce bureau qui lui allait de toute manière très bien. Au delà des vitres, au delà des parois de verre, un simple regard sur l'horizon permettait de s'évader. L'océan à perte de vue. Un apaisement pour l'âme de l'Aussie qui en adorait la contemplation. Cela lui rappelait ses deux îles de cœur. Un jour, quand il aurait le temps, il irait tester sur les abords des récifs locaux, les vagues Atlante perché sur une planche de Surf. Un jour.

En dehors de cet attrait, qui offrait aussi l'avantage d'une exposition lumineuse remarquable, il n'y avait aucun cadre au mur, aucune fioriture qui aurait pu attester de la personnalité de l'homme hormis un détail, un seul. Ce petit objet déposé là, et contrastait alors la linéarité du reste du matériel en l'incarnation d'un bureau rudimentaire où séjournait un clavier, une souris et un écran pas bien grand, d'une paire de chaises en vis-à-vis, d'une petite étagère pour l'emplacement de livres médicaux en tout genre et dossiers papiers, ainsi qu'une petite table de consultation qui se trouvait étriquée serrée contre un mur en arrière, juste en dessous d'une petite armoire à pharmacie.

Cet objet qui pourrait attirer l'attention des plus observateurs, ceux qui avaient par nature l'oeil acérés aux détails, remarqueraient cet étrange baladeur cassette d'un âge bien passé, à la peinture un peu usé, et flanqué d'un petit autocollant sur son panneau avant représentant les deux célèbres souris de la célèbre firme Disney. La première blanche, effilée dans son costume prune qui en relevait l'élégance, l'autre grise terne, aux courbes plus rondouillette et à l'allure plus béat que sa comparse, enserré dans un petit pull rouge et coiffé d'un béret de même couleur. L'image aussi paraissait vieillotte, délavée, vestige d'une enfance lointaine, assurément, et d'un usage plus que quotidien. Le bloc était entouré du filin des écouteurs, ces derniers bien plus récent en terme de technologie, en l'incarnation de deux oreillettes étroites et profilées. Il avait été déposé là, juste sous l'écran d'ordinateur, délaissé de l'attention de son propriétaire, patientant qu'une main habituelle vienne faire tourner les entraineurs de bande.

Tout en refermant la porte au passage de la militaire, sans claquer le battant, Aidan invita cette dernière à trouver place sur le siège qui lui était dédié : une simple chaise sans rembourrage, aux pieds de métal droit planté sur un sol atypique.

« Installez-vous. » Avait-il laissé entendre de sa tonalité naturellement basse, réajustant la veste de son uniforme qu'il gardait ouverte sur un tee-shirt sombre et serré à sa silhouette. Lui-même faisait le tour du petit meuble, venant ouvrir le fameux dossier médical de la jeune femme, le découvrant seulement.

Dans un silence léger, il parcourut de ses yeux aux bleus lagons les lignes noir imprimés sur blanc qui dévoilaient des détails parmi les plus intimes que possédaient la femme. Il ne tarda pas néanmoins dans cette lecture, conscient de la patience qu'elle devait éprouver, redressant son attention pour la porter à elle, alors qu'il étendait souplement ses deux bras vers l'avant pour récupérer un peu de jeu sur les coutures de sa veste étriquée. Puis, il vint joindre ses deux mains, dextre et senestre unie l'une à l'autre, les doigts s'entrecroisant pour les poser sur la surface du meuble.

« Vous êtes arrivé récemment. » Fit-il sur un ton qui dégageait une certaine sérénité à sa tache, sans aucune sévérité, les pattes des pliures de sa peau à hauteur de ses yeux pouvant presque donner une attitude de bienveillance. « Comment s'est passé votre intégration ? »

C'était formel. Certes, bien que la question pouvait paraitre personnelle ou décalée, l'usage voulait toujours qu'une visite médicale commence par l'humeur et l'état d'esprit, et s'inquiète aussi des probables mauvais contacts que pouvaient recevoir toute nouvelles têtes au sein d'une équipe, plus encore chez les militaires, bien plus encore chez une femme militaire. Si cela faisait partie du protocole, cela n'en rendait pas moins sa question d'un grand intérêt pour le médecin qui cherchait alors à comprendre un peu la femme qui se présentait à lui avec la plus grande des empathies, et si quelque chose était à desceller à ce niveau-là. Il se maintenait droit, dans cette posture décontractée, délaissant à sa place le dossier médical maintenu ouvert qu'il aurait à remplir au fur et à mesure de son entretien avec la femme.

@DamianVK



Aidan Foster

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Lisa Laverse
Sergent Maître
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Lun 12 Juil - 15:44

Lisa Laverse







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Ft. Aidan Foster




Serrant la main du médecin, Lisa lui offrit un regard entendu de le précéder dans le bureau, plutôt restreint et aménagé dans la longueur, avec pour horizon une baie vitrée donnant à perte de vue sur l’océan qui entourait la Cité. Cette dernière offrait une profondeur qui n’existait pas réellement, mais qui restait tout de même appréciable. La militaire ne s’attarda cependant pas trop sur les détails de la décoration somme toute épurée et assez sommaire du bureau du docteur, ce qui pouvait paraître assez étrange pour quelqu’un qui avait pourtant toujours cultivé une curiosité parfois maladive, et une attention très soignée aux petits détails, souvent insignifiants pris séparément mais qui, une fois rassemblés, pouvaient en révéler beaucoup sur un état d’esprit, des habitudes, ou même, si l’on voyait la chose d’un cadre purement professionnel, une situation tactique. Lisa était bien trop recentrée sur elle-même en cet instant pour s’offrir le luxe d’une analyse comportementale sommaire du médecin et de ses goûts artistiques -à condition là encore qu’il y ait quelque chose à analyser…-, et puis ce n’était pas son job de toute façon. En dehors de l’action, elle laissait bien de bon cœur ce travail à d’autres. Aux amateurs de décoration intérieure… Aux médecins, et aux psychologues, plus particulièrement.

En prenant place sur la chaise située en face du bureau du médecin lorsque celui-ci l’invita à le faire, Lisa était au contraire plongée dans une réflexion intérieure, à fouiller dans ses souvenirs les éléments qui pourraient être portés à son attention une fois que le docteur aura plongé le regard dans son dossier médical, à condition bien sûr qu’il ne l’ait pas déjà fait en amont du rendez-vous. Ses blessures remarquables était évidemment ce dont elle se souvenait le plus aisément, car elles auraient très bien pu signer la fin de sa carrière, voire pour certaines, sa vie. La franco-américaine ne put s’empêcher de se gratter distraitement, et brièvement l’épaule droite, à l’endroit même où subsistait les traces de la décharge d’énergie qui aurait pu lui arracher l’épaule si elle n’avait pas eu le réflexe de se baisser derrière le tableau de commande, qui avait absorbé à sa place l’énergie du tir qui lui était pourtant destiné. Des histoires du genre, elle en avait quelques-unes, des plus anecdotiques aux plus inquiétante. C’était ça, aussi, de faire un métier où l’on risquait sa vie en permanence. Est-ce qu’elle regrettait ce choix ? Pas du tout.

Lisa tira doucement sur les manches de son haut d’uniforme gris, qu’elle trouvait plutôt confortable à défaut d’être totalement pratique. A ses yeux, il manquait une ou deux poches. Bref… Le docteur avait posé les yeux sur les papiers posés sur son bureau depuis quelques secondes à présent, et c’est en balayant le bureau d’un regard distrait que Lisa remarqua la seule petite chose qui sortait de l’ordinaire, posé là sur le pied de l’écran d’ordinateur. Nul doute qu’elle n’aurait pas remarqué la cassette si le médecin s’était contenté de lire son dossier médical au format numérique, plutôt que de lui préférer le bon vieux papier. Elle pouvait comprendre ce choix. Elle aussi, qui avait depuis quelques années l’habitude d’être entourée de technologies, que ce soit plusieurs radios, une petite tablette voire même un récepteur GPS militaire ou un vulgaire smartphone -lorsqu’elle était encore sur Terre, entendons-nous bien, vu leur inutilité dans Pégase-, avait l’habitude de toujours se balader avec un petit calepin et des feutres, pour noter à la va vite des informations importantes, que ce soit lors d’un briefing, ou même directement sur le terrain. C’était beaucoup plus rapide que de taper sur un tout petit écran, avec le risque de commettre des fautes et de rendre l’information inintelligible par la suite.

Ce n’est que lorsque le docteur Foster reporta son attention sur elle que Lisa sentit comme une lourdeur s’emparer de ses épaules, un petit stress léger qu’elle ignorait facilement dans l’action mais qui se faisait pleinement ressentir quand elle n’était pas vraiment dans son élément. La militaire chercha à contrecarrer cet effet en bougeant légèrement sur sa chaise, pour garder le dos bien droit, tandis que le médecin émettait l’évidence.

« C’est exact. Il y a quelques semaines, guère plus. » rétorqua-t-elle aussitôt, bien que ce n’était pas nécessaire. Tout était déjà inscrit dans les lignes que le docteur venait de lire. C’était plus une confirmation qu’autre chose. Une forme de réaction défensive primaire et incontrôlée, comme pour se rassurer, chose bien commune chez l’Humain en général. Peut-être une manière de jauger la réaction du médecin, aussi.

La question qui suivit restait anodine, guère surprenante. C’était une habitude qu’avaient tous les médecins, de demander comment ça allait, s’il y avait des problèmes, ce genre de choses, même si Lisa avait l’habitude de se voire interroger de la sorte au milieu de la consultation, et non pas au début. Cependant, étant donné l’approche prise par le docteur Foster, en rappelant qu’elle était une nouvelle arrivante sur la Cité, il y avait un certain sens.

« Plutôt bien... Très bien, même. » commença-t-elle sur un ton calme et monotone, se reprenant tout de même pour souligner qu’il n’y avait vraiment rien à dire de dérangeant sur le sujet.

Bon, ok, il y avait eu la petite tentative de bizutage gentillette de Shaffer, qui avait cru bon de lui lancer le défi de réaliser le parcours du lieutenant Curtiss, en sachant que c’était un exercice plutôt extrême. Sans doute espérait-il la voir revenir la tête baissée, les épaules renfoncées, après avoir échouée, pour qu’il puisse la chambrer avec les autres… Boarf, c’était de bonne guerre. Surtout qu’il avait été plaisant de voir son visage déconfit en découvrant qu’elle n’avait pas rechigné à la tâche. Cela étant, il faut dire qu’elle n’avait raconté à personne ce qu’elle avait pu faire avant de rejoindre le Programme, les discussions s’arrêtant généralement d’elle-même à parler de son expérience au SGC. Non, sur le plan professionnel, il n’y avait rien à dire, ou pas grand-chose. Sur le plan personnel, encore moins. Elle n’était là que depuis trop peu pour pouvoir en dire beaucoup…

Et pourtant…

« Les choses ne changent pas vraiment par rapport avec ce que je pouvais déjà faire au Stargate Command. Enfin si, je n’étais pas de garde, mais ce n’est pas très important. Les cycles, les procédures restent les mêmes. Pas grand-chose à dire. Mes interactions avec le reste du personnel restent purement professionnelles parmi les militaires. » Petite pause, pour reprendre sa respiration.« Pour le reste, je ne suis pas ici depuis assez longtemps pour vraiment pouvoir en tirer quelque chose. »

Non, à part quelques civils, dont le scientifique russe qui s’était démené sur le parcours, elle n’avait pas encore pris le temps d’avoir une réelle discussion avec le personnel non militaire de la Cité en dehors du cadre professionnel. C’était souvent comme ça lorsque l’on changeait d’affectation, les premières semaines étaient toujours bien trop chargées pour jeter un coup d’œil sur ce qui se passait à côté.

« C’est plutôt le cadre de vie, qui change. Le fait de ne pas nécessairement comprendre ce qui est écrit sur les murs ou les écrans parce que je ne connais pas un mot d’ancien, et le fait de ne pas pouvoir interagir avec certains systèmes, bien que là encore, je n’ai pas trouvé de points bloquants pour exercer mes fonctions… »
@DamianVK

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Aidan Foster
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Jeu 15 Juil - 14:30

Aidan Foster







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Ft. Lisa Laverse





Le regard d'Aidan oscillait entre les deux prunelles de sa patiente, passant de l'un à l'autre sans réellement s'y accrocher, accordant une écoute attentive à la réponse que la femme lui offrait, hochant parfois la tête à certains de ses propos. Ses mouvements d'inconfort sur la chaises, sa posture, et même la tonalité de sa voix, le médecin retrouvait les marqueurs caractéristiques des militaires qui passaient sous la contrainte de l'inspection médicale. Ce n'était pas la première fois, mais ces fois-ci ne remontaient à guère de temps en arrière. Il aurait pu simplement essayer de la détendre, en prétendant que tout ceci n'était qu'une pure formalité, mais il craignait une réaction inverse à ce type de remarque, niaisant une crainte qu'elle aurait pu se forger et qui n'avait rien d'idiot en soit, certains se sentait carrément infantilisé d'ailleurs à ce genre de remarque. Non, il préférait ne pas s'aventurer sur ce terrain là, s'accordant à une attitude amicale qui devait bien différer du strict cadre impressionnant militaire que certains gradés du service aimait donner et refléter.

Les militaires. Il avait dû apprendre sur le tas, les protocoles, les consignes, les habitudes, à lui qui ne s'étaient occupé que de civil durant toute sa carrière, ou presque, et il eut fallu attendre d'être à des milliers d'années lumières de son monde pour palier à ce manque. Quelque part, toute la discipline et le cadre strict de l'institution soldatesque aidaient beaucoup pour s'y habituer, quand bien même il fallait se farcir des bibles entières de protocoles particuliers, et ceci multiplié par la pluri-nationalité de ses patients, il ne se sentait pas en inconfort pour autant dans cette partie-là.

Il s'était saisi de son crayon dans une main, prodiguant un léger battement à son doigté précis sans que le corps de l'objet n'en touche ni le papier, ni la surface plane du bureau - ce qui aurait pu provoquer un gênant bruit parasite, voir stressant au cadencement trop régulier. Non, il se contentait de jouer avec, sans vraiment état de conscience de le faire, sa tête hochant à nouveau à plusieurs reprises aux propos que la jeune femme lui confiait. La fin de ces derniers arrachèrent d'ailleurs un sourire au médecin, les lèvres pincées à cette confidence qu'il ne pouvait que comprendre. Lui-même était nouveau sur la cité et ses propre difficultés se reflétaient dans ceux de la femme, les mêmes problématiques, les mêmes sentiments, les mêmes sensations, mais il se garda bien d'en faire part pour une raison d'une grande évidence : non pas qu'il voulait cacher quelconque information à sa patiente, mais si elle était sur les lieux, dans son cabinet médical, c'était avant tout pour parler d'elle et non l'inverse.

Aussi se contenta t-il de ce sourire entendu, presque évocateur, qui voulait à lui seul trahir ses pensées si l'attention y était porté, tout comme le haussement de sourcil compréhensif qu'il exprimant d'un même temps alors que son regard redescendait rapidement sur le dossier, avant de remonter à nouveau sur Lisa, l'océan de ses iris en miroir du décors qu'elle avait à son flanc au travers de la baie vitrée.

« J'ai entendu dire que des linguistes donnaient des cours d'Anciens pour aider justement en ce sens les nouveaux arrivants. » confia-t-il alors en simple conseil, lui même s'étant déjà renseigné sur la chose mais n'ayant qu'à peine eu le temps de se livrer à cette formation additionnelle. Cela lui revenait en tête pile à cet instant d'ailleurs, à la réflexion qu'il n'avait pas pris assez de temps pour s'y consacrer réellement et qu'il espérait arriver à palier à cela.

Le lagon de ses yeux descendirent sur le dossier qui se tenait devant lui, tournant la première feuille, dévoilant quelques autres au-dessous et s'intéressant principalement aux données récentes, tandis qu'un même temps, il continuait de parler.

« J'vais vous laisser retirer votre haut, vos chaussures et passer sur la balance ? Vous vous installerez ensuite sur la table d'auscultation, juste derrière, pour les vérifications d'usage. »

Le regard toujours baissé sur ses papiers, il continuait d'y être attentif, laissant la femme à son léger effeuillage le temps qu'elle monte sur le petit engin électronique juste à côté de l'immense baie vitrée sur laquelle elle aurait vue resplendissante si elle levait seulement les yeux de l'affichage à cristaux liquides. Lisa n'était pas la première militaire qu'il auscultait, mais il était toujours impressionné du constat des blessures de combat qu'ils ramenaient et de ce que leur corps était capable de supporter. Des blessures graves, il en avait vu dans sa carrière, et pas qu'un peu. Les accidents de voiture ne pardonnaient guère aux hommes de chaires et de sangs, jeune comme moins jeune. Combien de fois avait t-il était "de chantier" comme on le disait dans le milieu, à intervenir directement sur les lieux, prêter assistance aux désincarcérations, palier à l'urgence dans le sang, sous les cris, et parfois même au regard des curieux qui ne pouvait s'empêcher de luter contre leur avidité morbide ? Trop de fois à son souvenir. Bien trop. Ce n'était donc pas tant les blessures en elles-mêmes qui en imposaient, mais cette capacité résiliente à n'avoir peur ni de la récidive, ni de la mort, pour retourner ainsi sans cesse au combat.

A l'instant même où la femme monta sur la balance, l'affichage électronique rendant son verdict, Aidan lui, s'était relevé de derrière son bureau, l'abandonnant pour en faire le tour tout en jetant un rapide coup d'œil vers le résultat, sans vraiment s'y attarder. Même s'il n'avait jamais été généraliste, les gestes se répétaient et s'organisaient en une mécanique bien huilé auquel il s'était maintenant adapté, passant sans perdre trop de temps à la réflexion, d'un mouvement à un autre. Il n'avait jamais été réfractaire au changement, ayant même personnalité à s'adapter très facilement. De la dextre, il déroula le papier sur la table d'examen afin que la militaire prenne place dessus et s'assoit sur son bord.

« Comment vous sentez-vous aujourd'hui ? »

Il avait attrapé son stéthoscope le plaçant autours de son cou comme un collier sans encore le fixer à ses oreilles, passant devant elle pour l'observer d'une nouvelle attention, fixant ses yeux très directement.

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Aidan Foster

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Lisa Laverse
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Lun 19 Juil - 21:31

Lisa Laverse







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Lisa inclina très légèrement la tête de côté, dans un tic nerveux difficilement perceptible s’il n’était pas pris sur le fait. Elle se rendait bien compte qu’elle était en train de parler beaucoup plus que la normal, et que c’était là le signe d’une anxiété qu’elle pensait pourtant être parvenu à maitriser après toutes ces années. C’était peut-être dû au fait que c’était la première fois avec le médecin du jour, puisqu’elle avait fini par s’habituer au personnel soignant du SGC, là-bas, sur Terre. Tout comme s’était habitué aux docs du COS, avant de rejoindre le Programme. Ou alors, peut-être que cela voulait dire que même après tout ce qu’ils avaient fait pour elle par le passé, une petite part d’elle-même n’avait toujours pas entièrement confiance en leur jugement dans ce cas précis… Non, c’était stupide, elle avait pratiquement une confiance aveugle dans compétences de ces gens. Elle était juste anxieuse parce qu’elle avait besoin de l’approbation du médecin pour pouvoir espérer partir en mission au-delà des murs de la Cité et des plages du continent, voilà tout.

Elle n’était pas en train de stresser totalement, chose qui pouvait la différencier de l’autre militaire qui attendait auparavant avec elle dans la salle d’attente. Non, elle n’avait pas de boule au ventre, ni d’envie de tapoter fermement du pied le sol pour tenter d’y passer son impatience. Lisa était plutôt calme et détendue, au contraire, si on faisait exception des quelques tics nerveux. Elle maitrisait, même si elle n’était pas dans sa zone de confort. De toute façon, son attention était bien trop focalisée sur le crayon qui battait légèrement la cadence entre les doigts du médecin, avant que le visage de la femme ne se pare d’un sourire quelque peu gêné, lors son regard releva le haussement de sourcil du docteur, avant de suivre le mouvement de ses yeux descendre sur les papiers de son dossier, avant de remonter à nouveau vers elle. S’il n’avait pas gardé cet air décontracté et ce sourire entendu, Lisa aurait pu croire qu’il y avait un problème avec ce qu’elle avait dit. Ce qui n’aurait pas manqué de faire monter son anxiété dans les tours.

Mais non, il n’y avait rien de tout ça dans le mouvement du médecin.

« On m’en a parlé également. Je n’ai juste pas vraiment eu le temps de me pencher sur le sujet. » dit-elle en détournant un peu le regard, trahissant là une petite forme de culpabilité, bien que son ton restait plutôt plat.

Il faut dire qu’elle ne s’était déjà jamais vraiment donnée le temps de comprendre un minimum le Goa’uld, dans la Voie Lactée, à l’exception de quelques exceptions verbales bien reconnaissables et qui permettaient de se sortir de mauvais coups en ayant un temps d’avance sur l’adversaire... Mais là, sur cette Cité, la donne était différente. C’était là, entre ces murs, qu’elle passerait le plus clair de son temps. C’était là, entre ces murs, qu’elle vivait déjà depuis quelques semaines, et qu’elle vivrait peut-être de longues années, si elle ne faisait pas une boulette, ou ne se faisait pas tuer avant. Elle ne ferait pas que lire ces mots sur des piliers perdus sur une planète inconnue. Comprendre un tant soit peu la langue des Anciens lui semblait tomber sous le sens. Elle en aurait besoin, un jour ou un autre, et ce jour-là, elle serait bien contente de comprendre un peu le charabia qu’on lui cracherait à la figure. Non pas qu’elle craignait de tomber nez à nez avec un lantien un jour, soyons clair là-dessus…

Quoique l’on ne sait jamais. Si Lisa avait bien appris une chose en passant la Porte des Etoiles, c’est que de l’autre côté on pouvait tomber sur absolument tout et n’importe quoi, du plus probabiliste au plus fantaisiste…

« Entendu. » fit-elle sobrement en réponse aux instructions du médecin, repoussant déjà la chaise en arrière d’une impulsion légère de ses pieds, avant de se lever prestement pour en faire le tour.

Sa main glissa rapidement sur le zip de sa veste, le tirant vers le bas dans un mouvement vif, presque machinal. Certaines auraient peut-être hésité face à un médecin masculin, mais Lisa, elle, n’avait que faire de ces préjugés et autres aprioris. La veste quitta son bras gauche en premier, avant que le bras droit ne lui succède, et échoua sobrement sur le rebord du dossier de la chaise que la franco-américaine venait de quitter, ne laissant que la fine épaisseur d’un tee-shirt noir couvrir ce qui pouvait bien se cacher en dessous. Lisa l’ignora, faisant pivoter la chaise sur le côté pour y déposer le rebord de ses rangers, une par une, pour les délacer et les retirer, laissant sa pointure modeste reposer contre l’un des pieds du petit mobilier. Ce n’est qu’alors qu’elle laissa ses doigts revenir sur son tee-shirt, le tirant vivement hors du pantalon pour venir le remonter le long de son torse, et par-dessus sa poitrine couverte par une brassière sobre, tout ce qu’il y avait de plus pratique, puis au-delà de ses épaules, dévoilant sur la droite de celles-ci, les premières marques de sa plus grande blessure, celle qui aurait pu lui coûter son bras, ou même sa vie, il y a de ça quelques années.

Dessinant un large cercle, la cicatrice partait du sommet de l’épaule et redescendait sur l’avant, ainsi qu’un peu sur le haut du bras. De celle-là, elle en était peu fière, car elle s’était faite surprendre, bien qu’elle eût parfaitement couvert la retraite du reste de son groupe ce jour-là…

Le tee-shirt atterrit par-dessus la veste, avant que la militaire, sans la moindre gêne, ne se tourne vers la balance, le regard rivé vers le bas, avant d’y grimper dessus et de regarder les chiffres croire rapidement, pour se stabiliser autour des soixante-et-un kilogrammes.

« Mh, faudra retirer le poids en trop, sinon on va croire que j’ai encore trop mangé de gâteaux… » fit Lisa au bout d’un moment en secouant la tête, non sans une certaine légèreté, tout en laissant un doigt pointé glisser de haut en bas sur le reste des vêtements qu’elle portait encore.

Elle quitta l’objet une fois certaine que le médecin eut bien prit note de la valeur affichée, laissant derrière elle cette donnée en rien inquiétante, et au contraire satisfaisante, pour se porter vers la table d’auscultation qui se trouvait proche de la baie vitrée. Elle s’y installa souplement, assise sur le rebord, les jambes dans le vide, et laissa son regard se perdre un long instant sur le panorama qui lui était offert. Ces tours majestueuses et brillantes qui grimpaient haut dans le ciel, et en bas, les digues contre lesquelles venait s’écraser les vagues d’un gigantesque océan. Il n’y avait pas à dire, une telle vue avait de quoi faire rêver, à l’inverse des murs en béton décrépis du SGC…

Lisa se redressa, et lorsque le médecin s’approcha, il put aisément voir les nombreuses égratignures et autres cicatrices discrètes qui parsemaient le corps, et plus généralement le dos, de la militaire, certaines paraissant beaucoup plus récentes que les autres et imputables aux récents exercices auxquels la native de Caroline du Nord avait participé depuis son arrivée ; Plus particulièrement celui du lieutenant Curtiss, ou elle avait assez bien morflé… En se montrant plus attentif, il remarquerait peut-être les nombreuses écorchures qui criblaient les doigts de la main droite de la sergent-maitre, et plus particulièrement son index et son majeur…

« Plutôt bien, honnêtement. » répondit-elle simplement, en se frottant doucement les mains avant de les laisser reposer sur ses cuisses.« Je n’ai plus aucune trace du rhume que j’avais choppé lors de ma première rotation sur le continent. Autant dire que ça fait du bien de ne plus avoir à renifler toutes les minutes. »

Faut dire que vu le temps merdique qu’il avait fait, et la manière dont elle avait fini, en grande suée, par se rouler dans la boue pour parvenir à finir le parcours du Boss, qu’elle ne finisse qu’avec un simple gros rhume était peut-être dû à sa bonne étoile…

Enfin bref, elle ne parlait encore pour ne rien dire…

Et en s’en rendant compte, Lisa se fit aussitôt muette pour laisser le médecin faire son travail, plutôt que de l’ennuyer avec cette petite anecdote…
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Aidan Foster
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Sam 24 Juil - 9:25

Aidan Foster







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« Soixante. » avait laissé filer le médecin comme d'un commun accord sans esquisser plus de réaction à cette valeur ajustée qu'un bref regard neutre qui valait de confirmation au message entendu. C'était comme si un sérieux brutal et implacable était désormais de mise à ce sujet précis, à l'instar d'un secret de polichinelle bien gardé ou d'un accord de confidentialité signé. Il y aurait toutefois pu être rapidement relevé le très léger pincement qui bourdonna aux coins des lèvres d'Aidan, signe de l'amusement que cette mascarade provoquait chez l'homme.

Il n'avait guère prêté d'attention à son corps dévêtu. Que ce soit volontaire ou non, forcé ou naturel, il semblait imperturbable à ce genre de situation que son métier obligeait à connaitre maintes et maintes fois, avec un florilège de physique différents - parfois reluisant, parfois ingrat : ce n'était désormais plus qu'une question de formalité. Cela ne l'empêchait pas d'y avoir son avis, et en cela il trouvait celui de la Franco-américaine très esthétique mais cela restait purement médical. Il se plaça face à elle une fois une fois qu'elle fut correctement installée et sa réponse capta à nouveau toute l'attention de l'Australien. Quand il posait ses questions, c'était pas juste histoire de dire que c'était fait, comme une case qu'on viendrait cocher pour passer à la suivante. Non, il accordait au contraire beaucoup d'importance aux mots, mais aussi à tout ce qui touchait au non-verbal. Le regard, les gestes, les mouvements. Il y avait souvent bien plus à lire de ceci que d'un simple sourire cordiale et d'une phrase échappée. L'entre deux ligne comme il le disait souvent.

En réponse il s'était contenté d'hocher la tête, réservant sa réponse pour plus tard, enchainant sur ses gestes médicales pour ne pas faire trainer cette partie très passive de l'examen mais qui en était la base essentielle : non seulement cela faisait partie du processus d'examen avant autorisation de sortie, mais il devait aussi s'assurer que la personne qui allait recevoir son injection ATA était en bonne santé. Quand bien même le procédé avait été plusieurs fois éprouvé et utilisé, il était toujours vigilant à tout ce qui pourrait provoquer des réactions secondaires.

« Je peux ? » avait-il demandé en levant les mains à hauteur de leur visage, les déployant ouverte. C'était par pure principe, attendant son accord avant d'imposer le contact de ses mains. Aucun ne l'avait jamais refusé jusqu'ici, et honnêtement, si l'un d'eux devait le faire un jour, il en resterait bête au moins quelques secondes à se demander comme réagir à cela avant de jouer la carte du médecin compréhensif qui tenterait de rassurer un peu plus son patient. Mais il avait toujours mis un point d'honneur à traiter ces derniers comme des êtres humains et non pas des articles ou des objets. Certains de ses confrères oubliaient un peu trop souvent, qu'en face, il y avait des sentiments et qu'une simple autorisation donnait bien plus que cela. C'était son côté empathique qui parlait.

Une fois la réponse donnée, il aura approché ses doigts de sa gorge, venant d'un effleurement des deux pouces de part et d'autre de son menton, soulever celui-ci pour l'inciter à relever la tête, son geste assez lent et sans contrainte, le mouvement guidé plus qu'imposé. L'ouverture à sa peau faites, il sera venu palper de l'extrémité de ses doigts l'épiderme de la militaire, sur leur pulpes légères de quelques pressions localisées, passant par l'arrière de ses oreilles en des contacts brefs et souples, descendant le long de sa mâchoire, passant à son cou pour finir vers l'arrière, à sa nuque. Il cherchait des gonflements caractéristiques, des lymphadénopathies qui auraient laissé supposer à une quelconque infections pour le meilleur des cas. Ses phalanges progressaient, d'un parcours temporisateur, accordant quelques contraintes aux proximités de son réseau de nerf sans que s'en soit l'objectif, ce qui aurait pu au passage soulager quelques tensions si elles s'étaient avérées présentes.

Une fois les deux mains rassemblées derrière, à sa nuque, sous la cascade regroupée des cheveux de Lisa, il continua à descendre, d'un jeu de doigts particulièrement adroit qui testait toutes les zones sujettes à couvrir la présence de ces ganglions recherchés, revenant à ses trapèzes d'un tactile léger avant de s'arrêter.

« Soulevez votre bras. » avait-il demandé sur un ton assez bas et d'une neutralité professionnelle, passant son index et son pouce autours de son poignet, le cerclant large pour l'aider dans sa manœuvre et stabiliser à hauteur souhaitée, l'autre main venant continuer ses recherches sous son aisselle d'un côté. « L'autre. » avait-il enchainé ensuite en libérant le premier, et effectuant en miroir les mêmes application sans aller plus loin que ce que la médecine imposait. Son regard se perdait dans le vague d'une contemplation néantique, afin de mieux focaliser son attention sur le seul sens qu'il voulait mettre en exergue. Il avait également prit le temps de vérifier le fond de sa gorge, et l'état de ses tympans, passant rapidement d'une oreille à l'autre à l'aide d'un otoscope prélevé sur sa tablette en tête de table d'examen.

« Parfait. » avait-il conclu un peu plus fort en tonalité en la libérant de sa proximité immédiate, reprenant une certaine distance à sa silhouette qui s'était approchée d'elle afin de facilité son auscultation.

Il reposait son regard sur elle, de ses iris toujours reflet d'océan limpide, un sourire rassurant venant compléter le tableau de son premier examen, maintenant qu'il s'était assuré que le rhume qu'elle avait évoqué n'avait laissé aucune trace caché pour entrainer autre chose. Sa méfiance était basé sur le principe de l'inconnu. Nouvelle galaxie, nouveau monde, nouveau climat, nouvelle maladie. C'était aussi simple que cela.

« Le temps est assez tropical dans le coin j'ai l'impression. Il faut se méfier. Même si ça serait idiot de rentrer le climat du coin dans une case paramétrée terrienne. Les prévisions météo ne valent pas un clou. On a égaré notre petite grenouille et son échelle. » finit-il de répondre en maintenant ce léger sourire à ses commissures. « Mais vous pourrez vous accorder deux muffins supplémentaires demain matin au petit déjeuner pour compensation. Vous pourrez toujours prétendre que c'est sur les conseils du docteur, histoire de vous retirer toute culpabilité. J'en prends l'entière responsabilité. » enchérit-il d'ailleurs peu après, relâchant un peu lest à la neutralité de son ton.

D'un geste lent, il écartait sensiblement les écoutes de son stéthoscope, venant les positionner à ses oreilles d'un coté puis de l'autre avant de s'emparer de l'extrémité ronde et plate qui le composait, se préparant à la suite.

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Ven 30 Juil - 22:22

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« Bien sûr. » avait-elle aussitôt répondu, en voyant le médecin lever les mains à hauteur de son visage, avant de relever légèrement le bout de nez vers le plafond, au risque de prendre un air pensif, ou un peu las, selon l’interprétation de chacun. Elle n’aurait peut-être pas dû parler de ce petit rhume qu’elle avait attrapé comme cadeau de remerciement à la torture physique du Boss, mais cela ne lui aurait probablement pas épargné les petites précautions du médecin, qui avait sans doute lu le commentaire laissé par son collègue qu’elle était venue consulter deux jours plus tard.

Lisa comprenait les précautions prises par le corps médical, même pour quelque chose d’aussi commun que ce qu’elle avait pu attraper lors de sa première virée hors du décorum de la Cité d’Atlantis. Un peu à la manière des explorateurs d’antan découvrant de nouvelles étendues, elle se trouvait dans une galaxie nouvelle, loin de chez elle, dans une nouvelle biosphère, et même si les atlantes pouvaient se targuer de quelques années d’expérience depuis le début de l’expédition, il restait que chaque nouvel arrivant possédait sa part d’individualité. La militaire laissa donc le médecin œuvrer de ses doigts au contact de sa gorge, gardant les bras détendus sur ses cuisses, tout en laissant son esprit vagabonder sur ce qui lui restait à faire de sa journée, à commencer par le repas qu’elle prendrait au réfectoire en fin de matinée, puis la longue garde qui l’attendrait ensuite.

Elle aurait pu trouver ça barbant sur Terre, de se retrouver cantonnée à une mission qu’elle n’avait plus eu à accomplir depuis les années où elle avait quitté les forces conventionnelles, alors qu’il était toujours possible de traverser la Porte des Etoiles pour vivre des aventures absolument extraordinaires mais aussi terriblement dangereuse. Le fait qu’Atlantis soit encore en grande partie inexplorée, et donc potentiellement encore dangereuse, atténuait nettement cette sensation, car le risque persistait malgré tout. Et puis ce n’était pas comme si elle allait se retrouver cantonnée à ce job indéfiniment. Elle comptait bien sur cette visite médicale, ainsi que sur les récentes évaluations pour la déclarer apte à repartir en mission.

La militaire haussa brièvement les épaules en sentant les doigts du médecin quitter le creux de son cou pour glisser tout du long jusqu’à sa nuque. Murée dans le silence silence, la franco-américaine le laissa travailler sans rien dire. C’était la petite pointe d’anxiété qui s’estompait peu à peu. Elle se sentait bien, et ce passage obligé n’était qu’une formalité, elle en était convaincue. Lorsqu’il lui demanda de soulever son bras droit, la militaire s’exécuta encore, à la manière d’une poupée que l’on pouvait commander à volonté. Lisa n’avait rien à redire sur les actes du médecin, purement professionnels, et n’hésita pas à lever l’autre bras lorsqu’il eut fini avec le premier, qu’elle avait laisser reposer le long de son corps, la main s’étant naturellement resserrée autour du rebord de la table d’auscultation. Elle avait pensé qu’il allait vérifier plus en détail l’état de ses doigts meurtris, ce qu’il ne fit pas, en se cantonnant en une simple observation qu’elle ne saisissait pas complètement.

Lisa ouvrit la bouche en grand lorsqu’il le lui demanda, pour vérifier le fond de sa gorge, probablement à la recherche d’une quelconque inflammation. Idem pour la vérification de ses oreilles. Ça, elle le comprenait déjà un peu mieux, bien que comme elle le lui avait déjà dit, elle se sentait particulièrement bien. Néanmoins, cela n’excluait pas le principe de précaution. Qu’il ponctue son analyse avec satisfaction, confirmant par un simple mot qu’il n’y avait rien à signaler, finit de détendre la franco-américaine. Cette dernière tourna la tête pour jeter un coup d’œil distrait au travers de la baie vitrée, avant de reporter son attention sur le docteur, et répondant à son sourire rassurant par un rictus à peine forcé, ou gêné. Elle s’en voulait un peu d’avoir remis sur le tapis cette histoire qui n’avait pas lieu d’être.

« La météo n’est pas fautive, pour le coup. Il faudrait plutôt questionner l’idée de se rouler dans la boue et de se tremper jusqu’au cou malgré tout. » se sentit-elle obligée de corriger, signalant ainsi une certaine culpabilité, comme si ce qui lui était arrivé n’était que le résultat de son comportement.

Ce qui n’était pas tout à fait vrai, puisque c’était le lieutenant Curtiss qui les avaient jetés dans cette aventure en sachant pertinemment que la météo ne serait pas terrible. C’était elle, en revanche, qui s’était portée volontaire à la base. Elle aurait dû réfléchir un peu plus aux conséquences avant de se lancer dans ce pari quelque peu ridicule… Elle assumait donc. Pleinement.

Son rictus se transforma néanmoins assez vite dans un plus large sourire, accompagné d’une moue légère. « Ce n’est pas bien d’inciter à la consommation, docteur… » dit-elle, sur un ton loin du reproche, avant de se pencher un peu en avant. « Mais soit. Il me faudra une ordonnance… Renouvelable, bien sûr… »

La militaire se redressa ensuite, secouant la tête pour chasser cette image d’un muffin bien moelleux. Puis elle reposa son regard sur le médecin, qui se rapprochait à nouveau, cette fois-ci en prenant en main les écoutes de son stéthoscope. Là encore, Lisa n’eut aucune hésitation, ni le moindre doute. Elle avait depuis longtemps accepté l’idée de se faire ausculter par un homme, plutôt que par une femme. La commando le laissa donc poser l’autre extrémité de l’appareil médical sur le haut de son corps, prenant ainsi plusieurs grandes inspirations, toutes suivies d’expirations toutes aussi fortes. Elle n’avait jamais cédé à la tentation d’une clope, ou tout autre forme de tabac, même dans un état de stress des plus profonds, lui ayant toujours préféré une bonne blague, plutôt que de foutre sa santé en l’air. Elle réitéra ensuite l’expérience lorsque le docteur passa l’objet dans son dos, avant de jeter à ce dernier un regard interrogateur, pour s’enquérir de son avis sur son état de santé général.

« Alors, votre avis ? Toujours en état de courir un marathon ? »
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Aidan Foster
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Jeu 5 Aoû - 11:16

Aidan Foster







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Les lèvres plissées d'Aidan s'étirèrent sur un sourire un peu plus franc qui creusèrent davantage les fossettes naturelles de ses joues, les traits à ses yeux en témoignaient de son visage rieur et amusé, le clair de ses iris pleinement perceptible, bien qu'il en restait d'une grande sagesse, la concentration fixement axé sur la peau de la femme contre laquelle il venait y apposer le pavillon de son stéthoscope. Sa tubulure s'agitait au gré des déplacements de ce dernier sur les hauteurs de la poitrine de sa patiente, la membrane assez froide aux premiers contacts mais s'enrichissant rapidement de sa chaleur résiduelle que la petite pièce conservait.

Il gardait sa concentration pleine en ne répondant pas immédiatement, continuant l'inspection de ses poumons dans son dos en profitant de la respiration maitrisée et approfondie qu'elle s'imposait, désormais bien connaisseuse des pratiques pour ne plus avoir à en commander la manœuvre. Les gestes du médecin étaient d'une minutie précise et appliquée, prenant bien le temps à sa pratique. La vérité était qu'il était davantage habitué à l'urgence, son dernier travail et sa spécialité l'ayant poussé en ce sens, à pratiquer dans une situation de stress intense, et à savoir garder la maitrise de sa réflexion et de ses mouvements en toute circonstance pour ne pas risquer d'en aggraver l'état. Alors quand il était au calme, quand aucune vie n'était menacée, il avait une affreuse tendance à prendre son temps, car ça avait le bénéfice de lui donner l'assurance dans ces dit-gestes et les répéter plus efficacement quand le moment était venue à devoir être rapide. Cela pouvait aussi donner sentiments que l'homme ne considérait pas ceux qui passaient sous l'inspection de son regard et de son expertise, comme une vulgaire marchandise qu'on voulait expressément se débarrasser. Aidan était un profond humaniste, certains plus pragmatique avait du mal à le concevoir.

Une fois son inspection faites, rabattant aussitôt les embouts de son instrument en le positionnant autours de son cou pour en manifester la finalité, il en revint à la femme, répondant donc à retardement à ses derniers mots, son regard toujours aussi directif et assuré, son air jovial ne s'étant pas tari.

«Je ne me risquerais pas à questionner un soldat sur les idées qui le pousse à chercher à se dépasser pour le sport ou pour l'exercice. Qu'il s'agisse de se rouler dans la boue ou courir sous une pluie diluvienne, nager dans une eau glacée ou se risquer à un intense effort en plein désert quand aucune vie en dépend. » Il redresse un sourcil de manière assez exagérée, se déplaçant sur le côté du lit médical pour y ranger finalement son outillage. « Je laisse cette délicate manœuvre aux psychologues, je suis sûr qu'ils doivent s'en frotter les mains à bien des niveaux. Non, moi mon travail, c'est de m'assurer de vous remettre en état pour pouvoir faire tout ça et plus encore, ce qui me rend d'autant plus complice de vos péripéties. Chacun son rouage dans cette huileuse machine.

Quant au marathon ... je dirais que cela dépend de quand remonte votre dernier test d'effort - il faudra d'ailleurs envisager d'en refaire un - mais tout me semble parfait dans ce corps athlétique. »


Laissant la femme à son assise, les rayons du soleil d'un temps éclatant venant apporter une douce chaleur d'été galvanisé par cette immense baie vitrée qui servait de catalyseur à cette température ressentie, Aidan s'empara d'un petit bac de métal qui semblait avoir été préparé à l'avance, dans lequel reposait un flacon et une seringue encore emballée, ainsi que des lingettes pré-imprégnées de désinfectant, et un gros élastique caoutchouteux. Il déposa le tout non loin de la franco-américaine, se chargeant au passage au creux de ses mains, d'une dose de gel hydroalcoolique dont il s'en frictionna les mains avec une attention minutieuse. En continuant ce geste, il leva son regard sur elle à nouveau, lui redonnant sa pleine attention.

« Bien passons à quelque chose d'un peu moins agréable mais qui va sans doute vous intéresser d'avantage que d'avoir l'impression d'être jaugée sur quelque chose dont vous n'avez pas la maitrise. Je vous rassure au préalable, vous n'êtes pas la première qui se voit inoculer le gêne ATA, et nous n'avons eu aucune complication jusqu'ici. Vous avez des questions avant que je commence ou vous avez peut-être déjà eu toutes les informations à savoir à ce sujet ? »

Il restait à sa proximité immédiate, levant par moment quelques regards furtifs vers elle tout en préparant le produit, secouant le flacon d'un geste vigoureux avant de venir prélever le liquide translucide dans sa seringue d'injection qu'il venait de déballer. Tout ça le laissait encore perplexe. Alors que sur terre, la question faisait encore débat, et ne semblait mettre quiconque d'accord sur base de principe de moralité et d'éthique. Il fallait croire qu'à autre Galaxie, autre regard sur ces pratiques si promptement jugée du côté de la Voie Lactée. La manipulation génétique était encore à ses prémices, inexpérimentées, jugées même sous contrôle d'autorité. C'était sans doute la raison de sa légère réticence à tenter tel acte sur lui-même, se gardant encore la réserve de la moindre manipulation de son ADN pour sa part, mais ça lui donnait une dimension quelque peu hypocrite à lui à qui on avait demandé de s'en charger sur les volontaires, et qui devait rassurer ses patients sur les changements qui allaient s'opérer, les risques, les effets secondaires, et toutes les informations qui en résultaient ou questions qu'elle pourrait se poser.

Cette gêne en était sans doute perceptible, bien qu'il ne paraissait pas évident d'en déterminer la cause et qui pouvait aussi bien être attribué à cette première fois où il allait faire telle injection. Il se demandait d'ailleurs encore s'il devait, à lui non convaincu, être honnête ou donner seulement le récit qu'on lui avait lui-même servit. Il n'était pas certains que ses réticences, encore indécise d'ailleurs, allait servir à la militaire. C'était à elle de faire son avis et non à lui d'en donner jugement, alors, il avait tout intérêt à rester factuel.

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Ven 20 Aoû - 23:24

Lisa Laverse







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Ft. Aidan Foster




Il y avait différentes raisons pour un soldat de justifier de se retrouver dans des situations parfois ubuesques à l’entrainement. Tout d’abord, d’aucun ne pourrait nier que le maintien en condition physique était une chose indispensable, et que tout militaire qui négligerait son corps commettrait ainsi une faute des plus graves. Lisa concédait d’ailleurs ce point, bien qu’il fût à nuancer. Tout soldat n’avait pas besoin d’en chier dans la boue jusqu’à l’épuisement, encore moins en permanence. Chacun avait son rôle à jouer, avec ses compétences particulières. Elle-même ne se permettrait pas de refaire le parcours du lieutenant Curtiss pour le plaisir. Par contre, ce genre d’exercice était parfait pour se remettre en question, et le commando parachutiste avait pu mener une autoanalyse pertinente de ses atouts et de ses lacunes physiques. Elle n’était pas une machine de guerre, et restait une simple humaine. Dès lors, il lui était essentiel de se pousser dans ses derniers retranchements de temps en temps lors des entrainements, de sorte à garder à l’esprit ses limites physiques et mentales, pour ne pas se retrouver à s’aventurer sur un terrain glissant le moment venu, lorsque la situation sur le terrain la pousserait inexorablement vers ces extrêmes.

S’entrainer dans la boue, sous des pluies diluviennes, dans le froid glacial ou sous une chaleur tropicale n’était jamais agréable, mais avait toujours fait partie de son train de vie. Elle qui, sur Terre, pouvait alors se retrouver projetée partout au pied levé se devait d’être capable d’endurer des conditions extrêmes pendant une courte durée, le temps d’une manœuvre ou d’un coup de main. Elle ne se trouvait pas exceptionnelle pour autant, ne faisant là que son devoir et rien d’autre, et n’éprouvait aucun plaisir sadique ou masochiste à se faire maltraiter ainsi de temps en temps. Lisa ne dit évidemment rien de tout cela au médecin, gardant sa réflexion pour elle car ne trouvant aucun intérêt à la lui dérouler là, maintenant, alors qu’il rangeait son matériel. Lisa se contenta plutôt de suivre son mouvement d’un regard peut-être un peu trop appuyé, ne sachant pas trop si elle devait prendre la réponse à rebours comme une simple boutade, ou bien de façon plus sérieuse. Peut-être un peu des deux. Le fait est que la militaire avait été tout simplement surprise de le voir réagir tout court.

A y repenser, elle n’avait pas visité un psychologue depuis un certain temps, n’en ayant pas ressenti la nécessité depuis les séances intensives qu’elle avait suivi après la perte de deux de ses amis, au SGC. Le fait qu’aucun médecin ne l’ait forcé à consulter depuis suffisait à la convaincre qu’elle avait définitivement tourné la page de cet évènement douloureux. Non, elle n’avait définitivement pas besoin d’aller voir un psy. Elle lui aurait dit quoi, de toute façon ?

Ramenant négligemment ses bras par-dessus sa poitrine, elle préféra rendre le sourire au médecin, non sans arquer son sourcil dans une moue légère à l’évocation du test d’effort….

« Croyez-le ou non, je pense en avoir assez fait depuis mon arrivée. »

Ah ça, il était certain qu’elle n’avait pas de souffle au cœur, ou tout autre problème du genre, vu comme elle avait caracolé sur le parcours du Boss avec le scientifique. Lui aussi d’ailleurs, malgré sa condition, n’avait pas manqué de se surpasser. C’était sans parler ce qu’elle avait dû endurer deux jours plus tôt, lorsqu’elle avait croisé sans s’y attendre le lieutenant Kelly. Ses doigts portaient encore les stigmates de ce qu’elle affronté ce jour-là. A et instant, d’ailleurs, son pouce s’était soudainement mis à gratter le flanc de son index, à la recherche d’une frange de peau. Lisa finit par baisser la tête pour laisser son regard tomber sur la main coupable, sans pour autant cesser ce mouvement aussi inutile qu’irrégulier, avant de porter distraitement son attention vers la baie vitrée par laquelle le soleil venait doucement réchauffer sa peau mise à nue.

Son attention se porta de nouveau vers le médecin au moment où celui-ci s’approcha à nouveau d’elle, cette fois-ci avec tout une série d’ustensiles et de lingettes qu’elle ne manqua pas de reconnaître pour être passé de nombreuses fois par la case piqûre tout au long de sa vie. Lisa ne comptait plus le nombre de fois où elle s’était faite vaccinée, que ce soit pour les rappels annuels, ou bien pour se protéger de toutes les maladies exotiques et peu sympathiques que l’on pouvait attraper sur les théâtres d’opération, auxquels s’ajoutaient ceux dont le grand public n’avait jamais entendu parler, et qui étaient utilisés pour protéger les équipes SG de certaines pathologies particulières propres à certaines autres planètes.

« Oui, c’est ce que j’ai cru entendre, je ne m’en fais pas trop… » répondit-elle simplement, le ton de sa voix ne trahissant pas d’anxiété latente. Si Lisa pouvait peut-être avoir des doutes sur le traitement en lui-même, elle avait une confiance totale dans le personnel médical de l’expédition, dont les compétences étaient identiques ou similaires à celles du personnel du SGC. Elle avait bien quelques interrogations, bien sûr, mais ce n’était pas sur les effets secondaires, ou bien la fiabilité du traitement. Non, elle était certaine que ça se passerait bien.

« Oui. Quelques-unes, en fait. » fit-elle, en jetant son regard sur le flacon vigoureusement secoué par le médecin, avant de relever le regard vers lui.

Elle aurait pu poser ses prunelles noisette et l’examiner en détail. Sans doute aurait-elle relevé sa gêne, sans réellement en comprendre la raison. Elle n’en fit rien, son attention déjà tunnelisée sur les questions qu’elle avait en tête, et au nombre de trois.

« Je me demandais combien de temps il fallait attendre pour percevoir les premiers signes de réussite ou d’échec de la thérapie ? Et si ça a fonctionné, quelle est la meilleure manière de l’évaluer ? Faut-il d’ailleurs que je reste au repos en attendant ces résultats ? »
@DamianVK

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Aidan Foster
Médecin Urgentiste
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Lun 18 Oct - 11:57

Aidan Foster







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Ft. Lisa Laverse





« Je vous crois volontiers. » Avait-il répondu de tac-o-tac lorsqu’elle avait sous-entendu les activités dont elle avait été sujette depuis son arrivée.

Aidan n’était pas un grand adepte de la souffrance inutile – fallait sans doute avoir un petit côté masochiste refoulé pour apprécier ce genre de chose à son très humble avis aussi, il serait très peu probable qu’on le surprenne sur ce fameux terrain d’entraînement que tout le monde évoquait avec crainte, et surtout son officier responsable, qui agitait même du côté des militaires. Déjà, parce qu’il estimait qu’il avait bien mieux à faire que d’apprendre à se rouler par terre ou à grimper des murs : pour que cela soit réellement efficace, il fallait s’y contraindre quotidiennement et sur le long terme à l’instar des militaires qui comptaient sur cette pratique pour leur survie, et parce qu’il n’estimait rien avoir à prouver à quiconque au sujet de ses aptitudes physiques. Il était déjà bon sportif, ça s’arrêtait là pour les démonstrations.

La seringue d’injection prête, il déposa l’ensemble sur son petit plateau métallique, le mouvement de ses doigts s’articulant assez lentement dans son impulsion précise pour s’emparer d’une lingette pré-imbibée dont le produit humidifia ses doigts. L’odeur d’alcool imprégna bien vite la pièce, chatouillant les sensibilités nasales pour ceux qui avaient l’odorat assez développé avant de s’estomper progressivement. D’un même temps, son regard se détourna sur le côté pour aviser les gestes de la femme qui frottait quelques blessures sur ses doigts. Il ne s’y attarda pas davantage pour autant, se contentant d’en noter l’information dans un coin de sa tête sans en faire encore mention, revenant à ses propres occupations pour s’emparer d’une pression délicate, le bras gauche de la militaire. Il guida son mouvement pour offrir le creux de son coude à sa pleine vue, dévoilant son réseau veineux de quelques filaments bleu-violacés plus ou moins épais qui sillonnaient sous l’épiderme, et il l’en frotta lentement pour en nettoyer la surface sur une large bande.

À la différence d’un vaccin classique, cette injection devait se faire directement dans le sang pour rejoindre au plus vite le cœur et se répandre dans tout le réseau sanguin poussant ainsi la torsion ADN. Le produit était néanmoins suffisamment stable pour ne pas avoir à être injecté directement dans une artère ou carrément de manière intracardiaque, ce qui aurait été autrement plus douloureux. Le gros élastique, lui, allait servir de garrot pour ralentir l’afflux sanguin dans la zone piquée, avant de faire repartir la tension à son plus vif niveau ce qui faciliterait l’absorption. Il s’employait d’ailleurs maintenant à le mettre en place, la peau se serrant et se pinçant sensiblement sur la hauteur du bras. Et tandis qu’il organisait tous ces petits gestes accordés toujours sur un rythme lent, ce qui rendait d’autant plus doux ses mouvements, il prit le temps de répondre aux fameuses interrogations qu’elle avait formulé, les ayant enchaînés les unes à la suite des autres sans s’interrompre. Il en sourit d’ailleurs, lui accordant une légère œillade à ce constat qui pouvait presque traduire de l’anxiété, mais qui, sans en avoir d’assurance certaine, relevait davantage d’une optimisation propre aux personnalités stratégiques comme on retrouvait souvent dans le corps militaire, avant de continuer en désinfectant une nouvelle fois la petite portion du bras où il allait opérer.

« C’est variable d’un individu à l’autre pour le temps, mais d’un point de vue purement relatif à la nécessité, c’est tout de même assez rapide. De quelques heures pour certains sujets à quelques jours pour d’autres. Passez de temps en temps par la baie des jumpers, je dirais que c’est le moyen le plus efficace pour s’apercevoir que cela a réussi : si l’un d’eux s’active à votre approche, c’est que vous avez touché le jackpot et n’aurez pas besoin de vous contraindre à me revoir avant un moment. En revanche, si vous ne constatez rien au bout d’une bonne semaine, c’est que cela a échoué. Dans ce cas, il faudra attendre un peu avant d’essayer à nouveau. Un échec ne veut pas dire que rien ne s’est passé, et il faut laisser le temps au corps de se remettre. Vous aurez sans doute une bonne migraine et la bouche quelque peu pâteuse rapidement. Certains ont ressenti une petite fatigue les premiers moments, mais rien d’extraordinaire ou qui justifie un arrêt médical. »

L’océan bleu de ses iris se calèrent sur le visage de Lisa, l’observant de sa légère proximité, passant sur le regard de la femme pour en aviser ses yeux, oscillant rapidement de l’un à l’autre avant de laisser échapper d’entre ses lèvres, sur un ton bien plus bas que la réponse qu’il venait de lui apporter, l’intonation de prévention très perceptible.

« Je pique. » Avait-il dit en escortant son geste à sa parole avec un léger retard pour lui laisser le temps de capter l’information donnée.

Puis, l’aiguille s’inséra avec facilité au travers de la peau de la femme, perçant son enveloppe veineuse pour s’y immiscer et libérer son contenu progressivement.

« Bien sûr, je pourrais toujours vous donner un tel justificatif si ça vous permet de mettre votre corps au repos et éviter les tortures de vos supérieurs qui ont un peu trop regardé John Wayne durant leur enfance. Un jour ou deux ? »

Il en revenait alors aux blessures qui marquaient ses mains, et à ce qu’elle avait précédemment évoqué. En même temps, son pouce avait pressé le piston avec une lenteur mesurée jusqu’à en atteindre la butée, et aussitôt alors il attrapa une balle de coton qu’il compressa de son pouce sur la hauteur de l’aiguille avant d’en faire ressortir cette dernière rapidement. Il exerça une pression assez forte bien que contrôlée pour endiguer l’échappement sanguine qui aurait pu gêner et de l’autre main, après avoir reposé la seringue usagée sur le plateau, il déplia de l’index et du pouce le papier protecteur d’un pansement. Et sans même avoir eut besoin de lui demander de prendre le relais, il l’appliqua avec précision, frottant de ses pouces pour la propreté du geste.

@DamianVK



Aidan Foster

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