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LE CROC DU NÉANT 1.2 - EQUIPE EGLISE HAILEY

 :: Galaxie de Pégase :: Planètes explorées :: I7V-165 : le Tombeau
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Hailey Spalding
Caporal
Bannière perso (image 901x180px) : LE CROC DU NÉANT 1.2 - EQUIPE EGLISE HAILEY Banniz10
√ Arrivée le : 09/09/2018
√ Date de naissance : 25/08/1992
√ Nationalité : Américaine

√ Gène : ATA
√ Age : 28
√ Messages : 453
√ Localisation : Parmi les étoiles....

Liste de vos DC : Lorn Fawkes

Mer 30 Juin - 22:44

Hailey Spalding


Le sommaire de la mission





Le Croc du Néant
L'Eglise du côté de Hailey

-




La situation était loin d’être brillante à l’église. Ils s’étaient réfugiés là, s’entassant encore et encore, persuadés que ce lieu saint serait le dernier refuge mais il prenait de plus en plus des airs de sépulcre à chaque pas que faisait en son sein la caporale Spalding.
Les malheureux se comptaient par centaines. Et toujours il y avait la question de savoir si un fanatique n’avait pas réussi à se glisser à l’intérieur. Y réfléchir trop relever de la paranoïa mais écarter l’option aurait été une négligence bien meurtrière. Alors, dès qu’elle fut libérée du poids de la caisse, elle observa, notant dans un coin de sa tête l’image des lieux, cherchant à établir des priorités. Skyler s’enfuyait déjà pour porter secours à la malheureuse jeune fille, touchée par une balle projetée par une arme puissante, certainement terrienne pour avoir ainsi pulvériser le bois et avoir eu assez de force pour la toucher. Au moins, la médecin n’avait pas besoin de se faire expliquer cette première priorité.
« Skyler, vous bougez votre cul loin de cette porte avec la gamine. » . Elle doutait qu’elle en ait besoin, mais un peu de motivation ne faisait jamais de mal. Elle prit une longue inspiration, retenant une grimace en découvrant des blessés qui n’étaient rien de plus que des cadavres en sursis, que même un médecin talentueux ne pourrait sauver dans ces circonstances et décida qu’elle devait passer outre, ignorer leur état, faire son travail. Elle doutait d’y arriver, mais elle n’avait pas le choix. Paniquer maintenant, c’était mourir dans une seconde.
« Warren, tu me contrôles la sacristie. Je veux savoir à quoi on a affaire de ce côté. Dès que c’est bon, tu vas voir si on peut leur sonner les cloches ! »
Son regard dériva sur le prêtre. Il n’aidait pas avec ces sermons. C’était du bruit superflu. Certains y trouvaient sans doute réconfort, mais il ferait mieux de la fermer et vite. Elle s’en occuperait toutefois dans un second temps. Avant cela, il y avait le problème des coups à la porte murée. Un bélier contre la pierre. Elle ne tarda pas à découvrir que le choix du lieu était des plus réfléchis. Le mur était plus récent, plus affaibli que les autres. Il y avait un cerveau chez les fanatiques donc.
« Ok. Petite, tu vas t’asseoir. Tu as bien aidé. » dit-elle à l’enfant qui mettait des cailloux dans les tiroirs. Elle ne voulait pas l’avoir dans les jambes, et si mettre des petites pierres pouvaient la rassurer, c’était totalement inutile et en sus cela la mettait en danger. Intimidée, la gamine courait se cacher dans un coin de l’église. C’était une orpheline. Hailey examina le mur, cherchant un trou, une faille par laquelle elle pourrait faire un petit tir de balayage des familles, et temporiser au moins quelques minutes avant la nouvelle fournée d’homme du bélier. Malheureusement, il n’y avait rien de tel de ce côté-là. Ses autres options manquaient de réalisme. Escalader un mur pareil, pour se percher sur le bord d’un vitrail ne serait pas aisé. Il faudrait au moins une échelle. Elle n’en avait pas. Quant à envoyer un drone avec des explosifs, cela demandait encore d’avoir l’explosif adapté, ce qui demanderait de fouiller les caisses de matériel. Une perte de temps monstrueuse et inadmissible. Le plus simple resterait de sortir, faire le tour et les prendre à revers. Une bonne grenade et ce serait fini.
Elle activa sa radio, passant sur le canal Alpha prioritaire. Si l’on pouvait communiquer par ce biais, elle devait avertir le lieutenant de la situation. Son petit vol de reconnaissance, il devrait attendre. Elle avait des priorités plus urgentes.
//Lieutenant. Ici Spalding. Une centaine de réfugiés dans l’église. Des fanatiques tentent de prendre l’église d’assaut… Y aura du délai pour la reco. Faut qu’on règle ça avant. //
Elle n’attendit pas la réponse pour passer à la suite du programme. Qu’importe ce qu’il pourrait gueuler dans l’oreillette, elle n’allait pas faire de l’imagerie pour l’heure. Elle se dirigea vers Saréa et les malheureux pris au piège qu’elle tentait de rassurer, deuxième problème, peut être plus immédiat encore que la porte qui devrait tenir une dizaine de minutes à ce rythme. Un coup d'œil à la situation lui fit se dire qu’ils étaient très probablement perdus. Ils n’allaient pas pouvoir ouvrir la grille à temps, et s’ils le faisaient, c’était prendre le risque de se faire envahir par ce point, sans personne pour pouvoir tenir l’escalier. Ils avaient des lances flammes, ils pouvaient aussi tous les enfumer par cet accès. Ce dernier problème d’ailleurs pourrait toujours arriver.
« Ok. On s’écarte de la grille et on me laisse voir. » elle jeta un bref coup d'œil, estimant la situation.
Ce n’était pas brillant. La panique les rendaient presque sourds. Saréa avait répété son ordre avec des mots plus ciblés, appelant les victimes à se coller contre le mur, dos vers l’intérieur, pour tenir plus longtemps contre la chaleur et les fumées. Il n’y en avait qu’une moitié qui lui obéissait, les autres continuaient de supplier.
Le caporal avait tout de même un meilleur point de vue. Le tunnel s’enfonçait dans la terre depuis un escalier en pente continue. Les dernières marches semblaient s’évanouir dans les ténèbres. Mais régulièrement, une source lumineuse rougeoyante éclairait des murs sculptés dans la pierre, bien plus loin. Les catacombes... une rivière de flammes en jaillissait, montant jusqu’à eux par effet d’appel d’air.
Ca faisait un peu comme l’océan. Le marée montait avec ces flammes puis elle se retirait, replongeant le tout dans le noir. Personne en vue. L’ennemi ne cherchait pas le contact direct, il demeurait à bonne distance, utilisant leur feu purificateur comme bouclier.
En notant la distance des gerbes de flammes, il semblait que l’ennemi progressait par étape. Ils déclenchaient le jet de flammes, avançaient de quelques mètres, avant de recommencer. A chaque fois, une forte élévation de chaleur venait lui agresser le visage. La fumée n’était qu’un symptôme de leur assaut, le but n’était pas de les étouffer comme ça avait été le cas dehors, avec le brouillard. On cherchait tout simplement à immoler ces pauvres gens.
Hailey envisagea de sortir une grenade, hésitant un bref à l’idée d’user de cet engin de mort et estima que c’était peut être la seule solution. Elle n’allait pas pouvoir faire feu au dessus des têtes, pas de façon efficace, pas contre des lances flammes. Pas dans cette configuration.
« Vous me foutez le camp. Personne dans les marches. Vous rassemblez des bancs, je veux qu’on puisse barricader cette herse dès que ce sera sécurisée. »
« Tu espères faire quoi, agent S ? » la questionna Saréa. Elle désigna la herse. « Ce machin ne bouge pas d’un centimètre et rien de ce que tu mettras devant n’étouffera les flammes. »
Elle conservait son calme et toisa les réfugiés. Une nouvelle gerbe de flamme fit monter une série de plaintes supplémentaires.
« J’ai passé des semaines entières dans ce taudis, je peux t’aider. »
« Ok. L’idée c’est ou je peux les atteindre avec une grenade, ou passer par un autre accès. Impossible de tirer dessus vu comment ils progressent. Donc, y a quoi comme accès ? Si t’as idée d’un poste de tir pour dégager les abrutis avec leur bélier je veux bien aussi. »

Saréa avait été surprise en entendant la proposition “grenade”. Le regard encore un peu écarquillé, elle écouta jusqu’au bout la proposition du caporal et finit par secouer la tête.
« Ola...mollo sur le flashouilleur, ma grande. C’est tentant, je dis pas. »
Son regard traina brièvement vers les réfugiés plaintifs.
« Mais c’est trop dangereux, on va tomber dans l’euthanasie charitable. Si t’es bouillante, je peux te guider. Il y a un autre chemin, dans les catacombes, qui nous permettrait de tomber dans le dos de ces tocards. »
Saréa observa brièvement le médecin qui avait disparu avec sa patiente.
« Je suis du genre à l’aise pour faire péter des tunnels. Il me manque quelqu’un pour me couvrir, t’en est ? »
« Ça me va. J’étais moyennement chaude pour jouer à Miss Boom Boom toute façon. Il est où ton accès ? »
« Révérend !!! »

Le prêtre était en train de faire la prière autour d’un petit groupe l’entourant. Il leva un regard simple et plein de bonnes intentions sur Saréa. Il cessa ses paroles pieuses et referma son livre, le serrant dans ses mains comme s’il s’agissait d’un trésor sacré. A ses yeux, c’était le cas.
« J’ai besoin de votre clé. On part dératiser vos catacombes. »
Son regard voilé d’inquiétude la remercia chaleureusement pour cet acte de courage. Il offrit cette même expression à Hailey et leur demanda gentiment de les suivre. Il retira au voyage d’une poche de sa soutane un trousseau de clés épaisses, à l’allure bien moyenâgeuse, et ouvrit la porte du fond, en face de l’accès au clocher. Lorsque le battant s’ouvrit, une terrible odeur de putréfaction gifla les deux jeunes femmes. Il s’agissait de la morgue de l’Eglise. Des corps étaient disposés sur les tables, à plusieurs endroits, recouverts d’un simple drap.

Saréa s’avança en fixant un point imaginaire droit devant elle. L’espionne avait blanchi, les mains enfoncées dans l’intérieur de son gilet comme si elle cherchait la chaleur. Mais finalement, elle s’arrêta et fixa l’une des silhouettes dissimulées. Il y en avait six au total. Très peu compte tenu des morts parmi les autochtones. Ce n’était visiblement pas là qu’ils étaient entreposés.
Ces cadavres étaient différents…

Pendant ce temps, le prêtre ouvrait le cadenas verrouillant un gros amas de chaînes. Le même tunnel, identique à celui de la herse, s’enfonçait dans le sol sur une autre direction. Ici, pas de jets de flammes ni de cris fanatiques. Et pendant ce temps, Saréa ne cessait plus de fixer ce corps, prise de sentiments intérieurs pénibles et de remords.

Hailey avait emboîté le pas de Saréa, la suivant elle et le prêtre jusque dans la morgue sans rien dire, s’arrêtant à l’entrée lorsque le souffle nauséabond lui agressa les narines. Elle regretta alors d’avoir pris une inspiration par le nez au même instant, et entreprit de déglutir, réprimant la montée de bile qui lui était venue avant de tâcher de respirer par la bouche, par petite inspiration. Ainsi, elle espérait pouvoir avancer sans rendre son dernier repas. La vue des corps, sans y être habitué, et encore moins à l’aise, ne la révulsa pas autant qu’elle l’aurait pensé. Ce qui l’intrigua c’était plutôt de savoir d’où ils venaient. Elle s’approcha de Saréa et l’observa. Elle réagissait bizarrement devant ces silhouettes.

« Il y a un souci ? »
« Ca va ! » répondit-elle après un petit instant. « Ce sont nos collègues. Les gars de la base militaire du Capitaine. »
« Désolée. On s’occupera d’eux quand ce sera fini. »
« Ouais. A défaut d’avoir su les soigner...je pourrai au moins les rendre à leurs familles. » lâcha-t-elle avec amertume. « Tu parles d’un toubib ! »
«Désolé de demander mais ils sont morts de quoi ? Si y a une merde de plus je préférais savoir… »
« Certains sont tombés malades. Ils présentaient des tâches blanches et auréolées sur le corps. Je ne sais pas d’où c’est venu. Très certainement des conditions d’hygiène précaire des autochtones. Nous ne sommes pas à l’abri d’une épidémie. »
Saréa se détourna finalement des corps. Les dernières chaînes finissaient de s’écarter de la grille condamnée sous les actions du prêtre.
« Pourtant, tous ces gars sont morts fusils en mains. Pas un n’est resté allongé malgré la fièvre et les crampes. Ils ont tout donné pour que le reste de la troupe investisse mon refuge et nous protège des fanatiques. »
« Ils ont fait preuve de courage. Je préviens la doc’. Elle voudra s’assurer que nous ne craignons rien. »
Aussitôt derrière elle activa la radio pour prévenir Skyler. Les maladies, c’était pour les médecins.
//Eh Skyler, possible épidémie dans le coin. Ma bonne amie m’a informé que ses camarades sont tombés malades. Tâches blanches et auréolées sur le corps. Origine inconnue. Fièvre et crampes. Les corps sont à la morgue. //

//Bien reçu. Pour le moment, les corps doivent rester enfermés à la morgue. Personne n’entre en contact avec eux jusqu’à ce qu’il soit possible de pratiquer des autopsies sécurisées, et de déterminer l’origine de la maladie et du mode de transmission. Je surveillerais si ces symptômes apparaissent parmi les réfugiés et notre équipe.//
//Ok. T’as rien constaté de bizarre de ton côté pour le moment ? //
//Négatif, rien d’anormal pour l’instant. Je m’occupe de cette adolescente, puis j’examinerai les blessés et les réfugiés valides pour vérifier//

« Soyez prudentes, mes enfants. Les catacombes sont dangereuses. » fit le révérend avec bienveillance. Il avait sorti sa bible dans l’intention de prier pour elles. L’homme semblait convaincu que ses psaumes garantiraient la protection de ces deux braves jeunes femmes qui allaient s’enfoncer dans les ténèbres.

Saréa s’employa à dissimuler la fatigue et l’usure psychologique qu’elle avait laissé paraître. Silencieusement, elle se reprocha de s’être un peu trop ouverte à Hailey. Son regard avait cessé de fixer les morts pour s’intéresser au contenu de sa besace. Elle en avait sorti quelques charges de démolition spécialisées. Le genre de format à mi-chemin entre le C4 et le termite, sans réglage possible, qu’on réservait pour les espions. Il suffisait de les poser aux endroits stratégiques, d’y mettre le nombre suffisant, puis d’appuyer sur le bouton. Hailey n’était pas spécialiste en démolition mais elle savait reconnaître ce type d’outil : le sabotage !

« Allons-y. Les réfugiés ne vont plus tenir très longtemps. »

Le prêtre s’était légèrement écarté pour les laisser passer. Il traça le signe de sa religion de ses mains devant chacune des filles avant de s’embrasser le bout des doigts, le regard empli de conviction. Saréa entra en première, descendit les marches deux par deux, avant de s’arrêter dans le couloir. Pour soutenir la pression de la terre et des fondations, des voûtes en berceaux se succédaient régulièrement. Les parois, d’abords informe et mal travaillée, devinrent plus précises à mesure de leur avancée. Le couloir fit un angle droit avant de s’enfoncer plus loin.

Plus d’éclairage maintenant. Ce sont les lentilles de vision nocturne qui prenaient le relais.
De chaque côté, des fresques finement gravées semblaient représenter le devenir des corps. L’aspect assez singulier de ces derniers, représentés sur la pierre, laissaient à penser qu’il s’agissait de la civilisation d’origine de la planète. Celle qui avait conçu cette mégapole, les bâtiments qui subsistaient aujourd’hui à l’état de ruine puis peuplés des autochtones en pleine guerre.

Les diverses gravures auraient mérité l’intérêt d’un archéologue. Il est même probable que ce dernier aurait pu glaner des informations intéressantes sur cette église, ce qu’il était advenu du peuple.

Le flingue bien en main, l’espionne progressait la bouche ouverte, la respiration plus profonde que d’habitude. Elle était sous le coup de l’atmosphère particulièrement morbide des catacombes. La lueur verte caractéristique des lentilles de visions nocturnes rendaient l’endroit encore plus glauque et oppressant, d’autant plus que les échos des cris leurs parvenaient de manière déformée. Saréa était angoissée mais elle continuait d’avancer.

Et puis, elles entrèrent dans la première salle. Un autel en pierre, au milieu, avait été usé et sali par le temps. La poussière recouvrait tout, des ustensiles inquiétant avaient été abandonnés autour. Comme si c’était là qu’on momifiait les corps avant de les emmener plus loin.

D'étranges bruits suspects se répercutaient dans le couloir sans qu’on ne puisse en déterminer la source. Ca semblait lointain, à peine perceptible, et pourtant si proche à la fois. Parfois, de la pierre dégringolait du plafond, grattée par des bestioles invisibles venues se réfugier quelque part. Très discrètement, un claquement métallique assimilable à des chaînes, remontaient autour d’elles. Puis un claquement, très lointain, dont l’écho mourant finissait par les atteindre.

Pour des catacombes, c’était du genre anormalement animé. Les fanatiques en étaient-ils responsables ? Il ne semblerait pas. Le bruit ambiant semblait “endormi” et “vivant” à la fois. C’était angoissant.
La respiration tremblante, Saréa fixa brièvement le caporal avant de se concentrer sur le prochain couloir. Il fallait continuer, braver l’inconnu et aller plus profond dans les ténèbres. L’interminable couloir débouchait enfin sur la pièce centrale. On aurait cru entrer dans une ruche d’abeille dont chaque alvéoles contiennent une sépulture. L’ancienne civilisation s’y trouvait, pétrifiée dans un sommeil éternel. Chaque corps reposait dans le logement, bien droit, les quatre bras se refermant sur la poitrine.
Les plus solides de ces êtres momifiés se tenaient dans les coins, transformés en pilier, les mains serrées autour d’armes métalliques émoussées et rouillées. Ils donnaient des airs de gardien du monde des morts, la tête légèrement baissée comme s’ils dormaient. Leur stature rappelait à merveille les chevaliers de légende, figés pour l’éternité.

C’est là que les lentilles se mirent à déconner. L’image se déforma et grésilla soudainement. Plus les filles s’enfonçaient dans la ruche centrale, plus la vue subissait les effets d’une onde inconnue. Il y avait quelque chose dans cette salle qui les affectait. D’après la réaction des lentilles, une source existait quelque part et elles s’en approchaient. Saréa fut contrainte de s’arrêter pour se frotter les yeux, marmonnant quelques jurons inquiets. La défaillance de l’optique lui causait des irritations, ça la faisait pleurer. Elles étaient toutes proches, pourtant. Les silhouettes de quelques fanatiques se distinguaient juste en face, de l’autre côté.

Hailey les voyait. Ils versaient une sorte d’huile dans un énorme soufflet monté sur une charrette. Quand l’objet était plein, un type présentait sa torche devant et les deux autres appuyaient de toutes leurs forces. Et boum ! Aussi élémentaire qu’efficace. Ils poussaient ensuite leur foutue machine pour progresser. Quelques autres fanatiques les suivaient, lances en main, visiblement effrayés. Ils avaient la même mine que Saréa dans ce tombeau angoissant. Mais les torches ne portaient pas loin, ils ne voyaient pas Hailey et Saréa s’approcher.

Le caporal, à son tour, fut victime d’irritations. Ses pupilles se voilèrent de larmes comme si elle s’était mise à éplucher des oignons.

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Quand elle parvint à se soulager, son regard tomba au hasard sur l’un des gardes fossilisés, dans son alcôve. Les prunelles de la créature s’étaient animées. Elles irradiaient d’une inquiétante couleur cuivrée. Les deux iris, bien qu’immobiles, semblaient la fixer avec intensité. Et lorsque le caporal Spalding bougea...les iris la suivirent.
Dans ce silence morbide, cette chose la toisait, elle !

Précurseurs:

LE CROC DU NÉANT 1.2 - EQUIPE EGLISE HAILEY Le_cro10








Double compte : Lorn Fawkes Vortimer Raven


Hailey écrit en Darkorange

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Hailey Spalding
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Mer 30 Juin - 22:44

Hailey Spalding
Le Croc du Néant

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Les yeux embués de larmes, agressés par le dysfonctionnement des lentilles de vision nocturne, Hailey ne réalisa pas immédiatement l’anomalie qui la fixait. Un mort aux yeux jaunes cuivrés qui la suivaient du regard. Aussi, c’est d’abord l’étonnement qui s’empara d’elle. Quelqu’un avait mis des petites lumières ou bien les lentilles partaient encore en vrille ou le dysfonctionnement lui avait grillé la cervelle ?
Puis elle comprit. Non. Cette chose la suivait du regard. Etait elle mal intentionnée ? Cette chose, contre qui manifesterait elle sa colère ? Elles ? Elles qui ne faisaient que tenter de protéger les leurs, et d’éliminer des fous qui ravageaient les catacombes à grands renforts de flammes ? Ou les fanatiques qui étaient très certainement la cause du réveil de ses monstres ?

Hailey ne savait pas comment réagir. Tirer, ce n’était pas une bonne idée. Alors elle esquissa un petit sourire au cadavre, comme si elle s’excusait de devoir passer par là, et qu’elle regrettait déjà de devoir faire un peu plus de bruits encore. Puis elle s’éloigna, se rapprochant de Saréa à qui elle fit signe qu’elle était prête, juste avant de jeter un regard vers le corps, espérant qu’il n’est pas bougé. Puis elle reporta son attention sur les fanatiques et leur manège, cherchant à déterminer leur nombre. Pour s’assurer du nombre de signes de vie dans les parages, elle s’abrita pour dissimuler la lumière du détecteur de vie, qu’elle sortit de la poche de son pantalon, derrière un pilier, et regarda. Son attention était toutefois non pas tournée tant vers les fanatiques que vers les autres signes de vie, et de technologie. Malheureusement, les signaux s’allumaient et s’éteignaient sans cesse. Ce qui affectait les lentilles, affectait l’appareil d’une façon encore plus violente. Elle le remisa donc dans sa poche, manquant de lâcher des jurons contre le damné savant qui avait posé un brouilleur dans le secteur. Cette fois, c’était certain, les anomalies qui avaient affecté les communications radios, et avec le Dédale n’étaient pas nécessairement le fruit des plus agressifs pégasiens jusqu’alors rencontrés. Les geniis venaient d’être détrônés dans le top 3 des nuisances galactiques aux yeux de la caporale.
Il était temps d’agir. Elle mit en joue le premier fanatique qu’elle put deviner, privilégiant celui à la torche et attendit une fenêtre pour tirer. Depuis cette position, elles pourraient toujours se replier, si les cadavres ne se changeaient pas en armée vengeresse. Elle refit un signe à Saréa, pour lui indiquer qu’elle était prête à faire le ménage, et qu’elle n’attendait donc plus qu’une chose : qu’elle même soit prête. Lentement, sans précipitation, elle ajusta sa visée. Le tir n’était pas son exercice fétiche. Elle avait toujours passé les qualifications en atteignant la cible mais jamais elle n’avait été considérée comme une tireuse d’élite. Calmant sa respiration, elle ferma les yeux une seconde, se répétant mentalement qu’elle pouvait le faire, que ce qu’elle allait faire : c’était nécessaire. Elle détestait tuer. Puis elle retint son souffle. Deux détonations, sèches, se firent entendre. Deux balles dans le torse du porteur de torche qui s’effondra, mort avant même d’avoir touché le sol. De son côté Saréa s’élança, contournant l’ennemi, profitant de la distraction offerte par la caporale embusquée, qui usa de la confusion pour abattre un deuxième homme qui se tenait près de la machine infernale, avant de se rabattre derrière le mur, voyant que des lanciers se mettaient à chercher l’origine de la menace. Elle attendit, comptant trois secondes avant de reprendre position et abattre un troisième, le blessant grièvement, suffisamment pour le mettre au sol, hors jeu, mais pas mort pour autant tandis que Saréa s’occupait du quatrième. Le calme revenu, Hailey s’avança, jetant un bref regard à la machine, détruisant les axes des roues de quelques balles, avant d’observer cette partie des souterrains. Désormais, les fanatiques étant pour l’heure une menace écartée, il restait ce gardien endormi qui l’avait suivi du regard. Prise d’un doute, elle se retourna dans la direction d’où elle venait et se figea par la surprise….

Tel un spectre silencieux, la créature l’avait suivie. Hailey se retrouva nez à nez avec elle. Le jumpscare d’un film d’horreur n’aurait pas eu meilleur effet. Confrontée à ce même regard de cuivre qui se détachait dans la pénombre, le caporal n’eut pas le temps de réagir. Derrière, les autres se relevaient, se redressant depuis leurs renfoncements et lits mortuaires. Leurs iris se détachaient dans le noir comme des dizaines d’yeux démoniaques. Son instinct lui tordait les tripes, elle sut immédiatement qu’elle était en danger.

LA CATACOMBE TOUTE ENTIÈRE SE RÉVEILLAIT !!!

Trop tard pour réagir. La créature, penchée sur Hailey, l’attaqua sans sommation. Avec un visage dénué de la moindre émotion, comme un masque froid figé dans le marbre, elle frappa la poitrine de la militaire d’un terrible coup de hache. La lame avait percuté son P90 avant de l’atteindre, déclenchant un tir accidentel sur le mur d’à côté. La force cinétique de l’assaut lui coupa la respiration et l’envoya valser contre la paroi. La pauvre militaire eut l’impression d’avoir la cage thoracique broyée, brisée comme on écrasait de la biscotte.

Après avoir rebondi comme une vulgaire poupée de chiffon qu’on aurait maltraité, le caporal se retrouva à genoux devant son agresseur, en train de chercher de l’oxygène qui refusait d’entrer dans ses poumons. C’était un foutu train de marchandise qui l’avait renversée !
Attirée par le tir, Saréa émergea du couloir. Elle était allée s’occuper des réfugiés pour organiser leur fuite.

« HAILEY !!!!! »

Trop tard. Impossible de bouger.
Sa poitrine était en feu, elle asphyxiait littéralement. Le choc avait été si violent que son corps semblait s’être tétanisé. Plus rien ne marchait, plus rien ne répondait. Ce rapport de force était carrément injuste. Elle ne parvenait même pas à happer, du bout de ses lèvres, la moindre molécule d’oxygène.
Sa situation était cruelle, sans échappatoire. Prostrée au sol, Hailey vit cette grosse hache à deux mains pointer le plafond avant de se rabattre immédiatement sur sa tête. Sans délai, sans même lui laisser le temps d’une dernière pensée...PAF !...black out !
Avec un coup pareil, on l’avait forcément fendu de part en part, comme une vulgaire bûche.
Et pourtant, la douleur ne l’avait pas quittée.

Plus tard, lorsqu’elle ouvrit les yeux, Hailey eut l’impression d’avoir fait un bond dans le temps. Une partie d’elle se demandait ce qu’elle faisait là, dans cette cave étrange. Son horloge interne s’était détraquée et il lui fallut du temps pour se resituer. Dans son champ de vision, une énorme fissure parcourait l’image d’un bord à l’autre. C’était comme regarder la télé après qu’elle soit tombée par terre. Sauf que l’écran, c’était ses propres yeux.

Est-ce qu’elle était devenue cinglée ? Ou bien ses lentilles s’étaient fissurées sous le choc ?

Une force mystérieuse la tirait par accoup en arrière, vers une destination inconnue, ses jambes traînant mollement sur le sol. Ses talons raclaient la poussière en dessinant un sillon. Et pendant ce temps, tout autour d’elle, on mourrait. Le caporal Spalding tombait au hasard sur des scènes glauques sans vraiment réaliser que c’était réel.
Des fanatiques, sortis d’on ne sait où, tentaient de fuir sans savoir où aller. Ils étaient mélangés pêle-mêle aux réfugiés de Saréa qu’ils avaient pourtant promis de tuer. Plus rien ne comptait, maintenant, à part s’enfuir. Il n’y avait plus de camps. Plus d’amis ou d’ennemis.
Que des victimes...

Un javelot de métal jaillit de l’obscurité en sifflant. Il cueillit un pauvre gars au vol et le crucifia littéralement contre le mur. Un peu plus loin, une famille s’éloignait en hurlant à pleins poumons. Le patriarche du groupe était le premier à paniquer. Il tenait autant de mains qu’il pouvait et les entraînait au hasard du couloir, comme des rats dans un labyrinthe. La grand-mère, malheureusement plus lente, se fit empoigner par l’épaule. Trop faible, elle se laissa attirée par le mort qui lui dévissa la tête avec une incroyable simplicité.

« HAILEY, RÉVEILLE-TOI !!!!! » hurla Saréa, complètement terrifiée.

Elle était derrière. C’est elle qui la traînait lentement à reculons, se servant de son sac comme d’une poignée géante pour l’emmener. Les anses retournées lui relevaient les bras et, si elle continuait de s’y prendre aussi mal, Saréa allait finir par la déshabiller.

L’espionne cria, tendue par l’effort qu’elle fournissait en essayant d'entraîner Hailey avec elle. Mais elle trébucha et finit par tomber sur le cul, la spécialiste encore dans ses bras. En tournant le regard sur le côté, à la recherche de repère qu’elle ne trouvait pas, Hailey vit un fanatique se faire intercepter. Les deux momies aux yeux cuivrés se moquaient de ne pas être armées. Elles avaient choppé le type d’un côté et de l’autre avant de tirer...tirer...tirer...tirer. Et couic ! Plus de bras. L’homme tronc gisait maintenant sur le sol, à l’agonie, tandis que les yeux cuivrés se braquaient sur elle.

Au-dessus de sa tête, les mains de Saréa tremblaient en rechargeant difficilement un neuf millimètres. La panique se devinait facilement dans ses gestes. Voilà que les deux spécialistes de l'écartèlement marchaient sur elles. Les premiers tirs claquèrent, lui vrillant les oreilles, mais lui rappelant enfin que ce n’était pas un film.

Saréa la protégeait. Assise sur le sol, Hailey couchée sur ses jambes, elle tentait de les retenir de son arme de poing. Les projectiles leur faisaient manifestement de l’effet. Mais ils n’étaient pas assez puissants. Tout ça...c’était bien la preuve qu'elle avait survécu !
Hailey le comprenait enfin : elle n’était pas morte. Sa poitrine était en feu, elle avait la sensation d’être écrasée dans un étau : mais elle arrivait quand même à respirer ! Et quant à sa tête, elle était étrange, comme si elle avait grossi. Ou bien c’est son casque qui était devenu trois fois trop petit ?

« HAILEY ! »

Désorientée, confuse, Hailey n’était pas encore tout à fait sûre de l’endroit où elle se trouvait, du temps qui s’était passé. Le coup dans la poitrine lui avait coupé le souffle et elle peinait à le reprendre. Elle avait l’impression qu’un étau enserrait sa poitrine, que quelque chose cherchait à l’étouffer. Et cette voix étrangement lointaine, qui hurlait à lui vriller le crâne, probablement parce qu’elle s’était fait défoncer le crâne par un titan, lui semblait familière mais elle ne réalisa pas immédiatement que c’était Saréa. Non. Dans sa tête, elle n’était pas dans des catacombes, attaquée par des revenants. Elle était bien dans son lit, et quelqu’un cherchait à la réveiller. C’est ainsi que d’une voix un peu faible elle grommela quelques mots.
« Encore cinq minutes maman… »
Mais en le disant elle réalisa que quelque chose clochait. Elle commençait à se rappeler qu’elle n’était pas bien au chaud sous sa couette. Elle avait froid et elle ne se faisait pas secouer mais littéralement tirée du lit. Sauf que le lit n’était pas moelleux. Elle cligna plusieurs fois des yeux, pour chasser les larmes de douleur, et c’est là qu’elle admira le chariot des fanatiques.
Qu’est ce qu’il foutait là ? Pourquoi elle était plus près de ce chariot qu’avant ? Son regard se mit en quête d’autres points de repères, d’indices qui l’aideraient à se ressaisir. De la pierre, de l’obscurité… Le bruit caractéristique d’un 9mm. Elle n’était décidément pas dans sa chambre et le coussin moelleux devait être les jambes d’une personne. Elle roula lentement sur le côté, pour ne pas gêner la tireuse, grinçant des dents quand sa tête heurta légèrement le sol. Elle savait déjà que si elle survivait elle allait s’assommer aux antidouleurs. Puis elle se redressa, assez pour comprendre la situation. Les momies étaient sur elles. Elles avançaient, inexorablement. Les balles les affectaient mais pas assez. Un peu plus lentement que d’habitude, ménageant ses efforts pour ne pas partir à la renverse, elle se mit sur les genoux, puis elle replia l’un d’eux afin d’avoir un appui plus stable et une position qui lui faciliterait sa remise sur pieds. Elle jeta un bref regard à son P90, s’assurant qu’il n’était pas hors service puis visa plus ou moins correctement. Sa vision tournait un peu. Et il y avait cette fissure carreau brisée qui ne quittait pas sa vue. Mais elle parvenait à voir les bords du couloir et de là il n’y avait qu’à faire un petit tir continu, en priant de ne pas toucher des innocents. Elle voulut tirer mais elle reçut un premier clic. Elle avait oublié la sécurité.
« Merde ! Merde ! Merde ! » jura t elle, croyant que l’arme était enrayée avant de sentir sous son doigt le blocage et de penser à le faire sauter. Etrangement, l’arme fonctionna bien mieux. Elle ne compta pas les balles. Elle ne visait pas vraiment. Sa seule idée c’était de stopper les créatures pour pouvoir filer aussi vite que possible. C’était l’enfer. Elles étaient en enfer. Ils avaient réveillé les Cerbères de Pégases. Elles étaient foutues. Elles ne voulaient pas finir comme ça. Pas ici. C’était trop glauque. Ça n'avait rien d’une bonne blague.

Elle foudroya les deux premiers revenants qui s’effondrèrent sur le sol, perdant leurs armes mais nullement l’éclat de leurs regards. Tandis que les victimes continuaient de hurler, que des fuyards profitaient de la neutralisation de ces cibles pour s’en aller, le revenant à la hache fut le premier à s’animer de nouveau. Il posa ses mains à plat sur le sol et se redressa tranquillement, révélant au travers de son armure fendue un morceau de son flanc et de sa poitrine ayant disparu sous le tir d’Hailey. Son regard cuivré la lorgna d’un air vide d’émotions. Il reprenait sa progression inéluctable, forçant la spécialiste à lui envoyer une nouvelle rafale.

« Il se passe quoi bordel !!!!!!!??? » demanda t elle quand elle cessa son tir, changeant le chargeur sans même réfléchir, remettant le vide dans sa poche. Toujours utile un magasin vide. La caporale était au bord de la crise d’angoisse, et elle ne fit pas immédiatement le lien entre la voix dans son oreille, ce qu’on lui disait et Skyler qui avait visiblement ses soucis dans l’église. Répondre ce n’était pas vraiment sa préoccupation. Elle craignait de voir plus de ces démons. Finalement, une horde de fanatiques, c’était plutôt sympa. Presque des vacances. Pourquoi elle n’avait pas eu le droit à des vacances ?

//Caporal ! J’ai besoin d’aide, il se passe quelque chose dans la sacristie ! Dites au scientifique de venir tout de suite, c’est urgent !//

Ses deux cibles revenaient encore à la vie mais elles bougeaient beaucoup moins bien. Par contre, il y en avait d’autres qui continuaient de se réveiller progressivement. Les revenants quittaient leurs lits de mort tranquillement avant de rechercher des cibles à abattre. Les fanatiques hurlaient dans l’horreur et la souffrance avant de s’éteindre. L’un d’eux avait entamé un sprint dans l’espoir de fuir. Il avait foncé sur Hailey et entamé un saut visant à passer à côté. Mais en plein vol, un harpon lui transperça la poitrine et une force opposée le ramena immédiatement dans les ténèbres. Son cri accompagna le craquement sinistre de ses os qui se brisaient sous la puissance des coups de son assaillant.

// Un peu occupée là ! // Hailey avait réussi à trouver le bouton pour basculer sur le mode réponse de sa radio, et tenter de mettre la main sur une de ses grenades. Elle ne se rappelait pas dans quelle pochette elle devait chercher. Et lorsqu’elle les trouva elle ne se posa pas de questions sur la prudence de la manœuvre. Elle se redressa - dégoupilla avec les dents - et compta dans sa tête tout en hurlant à Saréa un ordre plutôt évident avant de commencer à reculer, lâchant la grenade vers les momies. Si les balles de P90 n’avaient pas suffit, un bon explosif ferait sans doute l’affaire. Avec de la chance...

« Grenade ! »

La détonation dans un tunnel créa une première onde de choc qui souffla pour de bon les deux revenants. Mais les éclats créérent également des étincelles, en ricochant contre les murs, amenant à une réaction inattendue. Le chariot, encore rempli d’huile, s’embrasa dans une détonation secondaire. L’orbe de flamme et de chaleur lui roussit les sourcils, la rejetant de nouveau dans les bras de Saréa.
« Barrons-nous ! »
Les quelques fanatiques qui n’avaient pas reussi à fuir, acculé par les revenants, s’étaient transformés en torches humaines. Il y avait peut-être même des réfugiés dans le lot. Vu la situation, la mission ne consistait plus à les sauver. C’était la vie d’Hailey et de Saréa qui risquait de se terminer à très court terme. Le feu aurait dû les retenir mais les morts se comportaient comme des machines. Ils n’avaient aucune émotions, ils ne ressentaient rien. Ca faisait d’eux des tueurs encore plus impitoyables.

Hailey en vit rapidement deux autres franchir l’incendie. Les flammes grimpaient sur leurs vêtements fossilisés. Ils s’en moquaient. Fixant leurs attentions sur les prochaines cibles les plus proches : elles !

// C’est zombieland ici ! Qui est le con qui a joué au nécromant ???? //

Se faisant aider par Saréa pour ne pas retomber, courant à moitié, s’en parvenir à respirer convenablement, Hailey s’enfonça dans le couloir, priant de ne pas tomber sur d’autres spectres, cherchant des yeux un signe d’un artefact alien qui pourrait expliquer ce merdier. Après tout, si elle pouvait couper le jus cela ne serait que bénéfique. Le problème c’est qu’elle était prête à parier que c’était encore un débile de scientifique ami ou ennemi qui avait cru pouvoir maîtriser la technologie d’une civilisation perdue. C’était bien à cause d’un égo pareil que les trois quarts des problèmes survenus au cours du programme Stargate étaient survenus. Personne ne lui ferait avaler le contraire. Au bout d’un moment, sans aller vraiment mieux elle s’habitua à sentir son corps lui crier sa souffrance. Elle parvint à avancer presque sans aide. Elle cherchait toujours les menaces, spécialement celles des yeux jaunes cuivrés. Mais elles avançaient. Le seul avantage de la situation c’était que les fanatiques étaient plus occupés à fuir. Deux ennemis, cela aurait été trop. Elle ne regarda pas derrière elle. Elle ne voulait pas prendre le risque de flipper encore plus en voyant les momies enflammées les poursuivre. A coup sûr elle finirait dans les pommes.

Saréa semblait avoir peur de la perdre, elle la tenait par la main comme une mère empoignait son enfant. Au bord de la panique, l’espionne fuyait dans le couloir à grandes enjambées tout en la traînant dans son sillage. Elles étaient les dernières des fuyards, les échos des mourants se faisaient lointains. Mais approchaient-elles de la sortie ou s’enfonçaient-elles plus profondément dans les catacombes ?






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Hailey Spalding
Caporal
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√ Arrivée le : 09/09/2018
√ Date de naissance : 25/08/1992
√ Nationalité : Américaine

√ Gène : ATA
√ Age : 28
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Jeu 1 Juil - 21:57

Hailey Spalding
Le Croc du Néant

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A bout de souffle, Saréa finit par s’arrêter au croisement d’un couloir. La route se divisait sur trois chemins différents. D’une main tremblante, elle sortit un briquet de sa veste et fit émerger la petite flamme. En la présentant devant chaque couloir, elle trouva celui où circulait un courant d’air : signe que la sortie devait s’y trouver.
Problème : on y distinguait également des cadavres encore frais. Certains étaient morts de leurs blessures, exsangues, et s’étaient éteints là. Mais pour les autres, et en voyant les alcôves vides, c’était signe que les morts s’étaient levés plus loin.

Saréa observa leurs arrières. Aucun revenant, pas de momies en feu sur le point de les abattre.
« Tu l’as finalement lancé ton flashouilleur ! » lâcha-t-elle dans une pâle tentative de faire de l’humour.
« On reparlera de mon flashouilleur plus tard ! ». Hailey avait été un peu plus sec que voulu, ses pensées se tournaient vers l’incident qui s’était produit et les nombreuses victimes. Elle ne pouvait pas être sûre qu’il y aurait eu des survivants si elle ne l’avait pas fait, peut être ne serait elle pas morte et aurait elle pu fuir ses momies que la mort et les balles ne semblait arrêter, Elle n’en savait rien et n’était pas sûr de vouloir connaître la réponse.
Elle guida Hailey pour qu’elle se colle contre le mur puis ouvrit son gilet tactique.
« Surveille le couloir... » dit-elle à la façon obvious.

Parce qu’elle était encore effrayée, très certainement autant qu’Hailey, Saréa ne parvenait pas appliquer de la douceur dans ses gestes. Le moment n’était pas bien choisi et elle peinait à se contrôler. Lorsqu’elle ouvrit la veste d’exploration de la technicienne pour ensuite relever son t-shirt, elle lui avait arraché une plainte douloureuse. Une fois encore, Saréa alluma son briquet. Mais pas pour tester le courant d’air. La lueur de la flamme lui offrit un meilleur contraste que celui de ses lentilles.

Un bel hématome commençait déjà à se former. Une ligne épaisse, plus foncée et terne, serpentait sous la poitrine d’Hailey. L’impact de la hache. L’image de sa collègue valdinguant contre le mur lui revenait naturellement en tête. Elle l’avait cru morte au premier coup. Alors le second, lorsque le revenant lui avait littéralement brisé son arme sur la tête…

Saréa posa sa main froide sur la peau d’Hailey et sentit sa réaction.
« Inspire...à fond... » ordonna-t-elle d’une voix tremblante.
Mais parlait-elle vraiment pour la patiente ?
Saréa en avait vu sur le terrain mais elle n’avait jamais côtoyé la mort de si près. Elle essayait de reprendre le contrôle en s’exerçant sur un domaine qu’elle maîtrisait. Le caporal allait rapidement se rendre compte de son passé de médecin. Sa façon de l’ausculter, même de façon sommaire, la trahissait.

L’espionne hasarda un regard vers le couloir d’où elles étaient venues. Toujours personne. Elle remplaça sa main par son oreille. Pas le temps de sortir le stéthoscope et autres outils. Il fallait faire vite et se contenter du minimum. Après un coup pareil, Saréa avait craint un décollement de la plèvre ou une rupture du diaphragme. Hailey s’en tirait mieux apparemment.
« Ca va, rien de grave ! » conclut-elle finalement en s’écartant. « Tu dois avoir une côte fêlée. Pas cher payé pour le coup que tu as mangé... »
« Ah bah c’est parfait, j’aurais la côte de retour sur la cité ! » ironisa t elle, lâchant un grognant douloureux quand un rire sec monta dans sa gorge. Elle allait en baver si elle ne pouvait plus rire sans que cela lui fasse mal.
Elle inspecta rapidement sa tête. Une grosse fente cabossée ornait son casque. Il ne valait mieux pas y toucher, ça risquait d’aggraver les choses. La toubib restée à l’église saurait quoi faire.
« Ok...ok. » souffla-t-elle en rangeant son briquet. « On peut essayer de faire comme les autres : sortir à l’air libre. Mais il y aura peut-être tout un bataillon de fanatiques pour nous accueillir. »
Son regard se tourna vers le couloir. Parfois, il y avait encore des cris qui remontaient jusqu’à eux. Les revenants traquaient les survivants égarés comme des rats.
« Deux autres options. On joue les conquistadores en allant au pif dans ces couloirs ou bien... »
Elle frissona rien qu’à l’idée, fixant l’endroit opposé.
« On revient sur nos pas. On retourne à notre point de départ, on rentre à la morgue, et on scelle cette foutue grille à tout jamais ! »

Revenir en arrière. L’idée était tout sauf plaisante. Elles avaient échappé de peu aux spectres et vu la force avec laquelle ils avaient pu les faire valdinguer, comment ils avaient arrachés des membres comme du papier, la grille ne les retiendrait sans doute pas longtemps.
« Je sais pas… T’as vu leur force ? Ils ont séparé un type en deux !!! Tu crois que la grille résistera ? Mais p’tet que ce qui les a animés est dans les tunnels, qu’on peut mettre la machine sur off ? T’as pas vu un truc ? Genre un autel qui brille, un truc ? »

« Ca fait trop de suppositions... » répondit Saréa non sans tourner un regard inquiet vers le fond du couloir. « La seule certitude, c’est qu’on est catalogué au même titre que les autres. Si on retourne sur nos pas, on a intérêt à se faire discrète. »
L’espionne la questionna du regard.
« Fait ton choix en vitesse, caporal. On ne peut pas rester là, comme deux gourdes, à hésiter sur le chemin... »
« On y retourne ? Et on voit si y a une explication là-bas… ». La Caporale était loin d’être convaincue par son idée. Elle avait comme un relent d'égout. Et elle détestait ça.
« Par contre… On évite de parler de grenade cette fois. ». Elle frissonna, prise d’un haut le cœur en repensant aux victimes accidentelles.

L’hésitation du caporal était communicative. Ca donnait envie de tout sauf d’aller au devant du danger. Il n’y avait pas à tergiverser, l’assurance, même illusoire, faisait tout. Elle aurait été plus tenté de suivre le lieutenant avec sa carrure d’armoire à glace qu’une opératrice de drone piégée dans une cave. Sentiment humain et naturel au-delà de tout raisonnement que l’espionne s’empressa de faire taire, elle acquiesça silencieusement tout en sortant son neuf millimètres de son holster.
Elle savait bien que les pruneaux sortis de ce flingue ne leur donnerait même pas un coin d'eczéma mais c’était rassurant. La respiration profonde et lente, signe d’un travail sur soi pour contenir l’appréhension, Saréa s’engagea dans le couloir en prenant un peu d’avance. Elle ne pouvait pas demander à Hailey d’aller prendre ce risque dans son état.

L’ambiance demeurait glauque et sombre. Parfois, la vue des lentilles se troublait comme pour annoncer l’approche de sentinelles mais rien ne se passait. La route se fit au gré d’un ascenseur émotionnel constant, oscillant entre des phases de calme...et les cris de pauvres bougres dénichés par les nettoyeurs.

« Ces choses...pourraient être les occupants d’origine de cette planète. » chuchota Saréa à son attention. « Il faut que tu saches que ces tombes, ces catacombes, couvrent l’essentiel de la mégalopole en ruine. »

Elle s’arrêta à l’angle d’un mur et jeta un regard vers un couloir. Il y avait deux cadavres dedans, orientés vers la sortie. Les sentinelles avaient été les plus rapides. L’espionne dressa l’oreille et n’entendit rien, elle pouvait continuer.

« Depuis que je me suis infiltrée, j’ai rassemblé des informations fragmentaires qui se contredisent généralement. Mais je suis sûre d’un fait : ces précurseurs originaux gisent tous sous nos pieds. C’est bien plus vaste...beaucoup plus étendu...que le sous-sol de cette petite église. »

Hailey eut une grimace qui en disait long. Elle aurait préféré ignorer la taille démentielle de ce labyrinthe souterrain. Elle secoua la tête, fouettant l’air de sa chevelure, cherchant un semblant d’aplomb pour avancer. Elle n’était pas rassurée, et savait bien qu’elle ne devait pas être très motivante à douter de la marche à suivre. Elle n’était pas un glaçon, elle. Elle vérifia son chargeur, comptant les balles qui lui restaient puis passa devant Saréa. Mieux valait qu’elle y aille en premier, vu qu’elle avait une pétoire un peu plus costaud, même si ce serait de la piqûre de guêpe plutôt que de moustique.

« Une promenade de santé, pas vrai ? Et t’as déjà entendu parler de ce genre de… Manifestations ? »
« Non...ou bien je t’aurai prévenue avant que tu te fasses casser la gueule... »
« Une vieille histoire locale, ça aurait pu te paraître innocent. Mais cool au moins tu tiens à ma gueule ! »
« Une histoire récente, je dirais. Tes collègues ont baptisé cette planète “le tombeau”. Donc il y a forcément des infos en haut-lieu. »
Saréa s’interrompit dans sa marche.
« Ton officier n’a rien dit ? »
« Euh…On a pas eu ce p’tit surnom… Je m’en souviens pas en tout cas… Mais ils ont un humour de merde... »
« On va devoir régler ça au retour. »
« Clairement… »

Soudain, un horrible hurlement de terreur remonta dans le couloir jusqu’à elle. Il avait été proche, extrêmement proche. Quelques pas accompagnèrent la fin du cri, quelqu’un se déplaçait lentement dans leur direction. Malgré la qualité de la vision nocturne, il était difficile de savoir ce qui allait émerger des ténèbres. C’est donc instinctivement que l’espionne leva son pistolet, le doigt sur la détente, en espérant ne pas faire une nouvelle rencontre avec ces choses.



Lancer dé incidence rp:
(Test incidence RP : D20 =15)





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